Guinée équatoriale
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| Devise nationale : Xxxxx | ||
| Image manquante LocationEquatorialGuinea.png image:LocationEquatorialGuinea.png | ||
| Langue officielle | Espagnol, Français | |
| Capitale | Malabo | |
| Président | Teodoro Obiang Nguema Mbasogo | |
| Superficie - Totale - % eau | Classé 141e 28 051 km² Négligeable | |
| Population - Totale (2001) - Densité | Classé 158e 486 060 habitants 17 hab./km² | |
| Indépendance - Déclarée - Reconnue | de l'Espagne 12 octobre 1968 12 octobre1968 | |
| Monnaie | Franc CFA | |
| Fuseau horaire | UTC +1 | |
| Hymne national | Caminemos Pisando la Senda de Nuestra Inmensa Felicidad (Marchons sur le chemin de notre grand bonheur) | |
| Domaine Internet | .gq | |
| Indicatif téléphonique | 260 | |
La Guinée équatoriale est un pays d'Afrique centrale. Elle est constituée de deux parties. L'une continentale, bordée par le Cameroun et le Gabon, l'autre insulaire avec la capitale Malabo.
| Sommaire |
Histoire
La découverte (1474)
Les navigateurs portugais occupaient les îles de Príncipe et São Tomé depuis le milieu du XVe siècle et c’est de là, entre 1469 et 1474, qu’ils explorèrent la zone du Golfe de Guinée.
Le 1er janvier 1471, Juan de Santarem et Pedro de Escobar débarquèrent sur une île qu’ils appelèrent « do anno bon » (de la bonne année) et qui devait conserver le nom d’”Annobón” jusqu’à aujourd’hui. En 1474 un autre portugais, Fernando Poo, découvre dans le Golfe de Biafra une île qu’il nomme « Formosa » (la belle) mais qui portera finalement son nom. Ces deux îles, avec celle de Corisco, furent longtemps utilisées comme embarcadères pour les esclaves.
Le climat et les maladies décimèrent de nombreux espagnols, membres des expéditions successives envoyées sur place à partir de 1830.
Avec les Traités de San Ildefonso et du Pardo (1777 et 1778), le Portugal livra à l’Espagne les îles de Fernando Poo, Annobón et de Corisco, en échange de la colonie de Sacramento. Dans le même temps, l’Espagne se voyait accorder la liberté de commercer sur les côtes guinéennes depuis le delta du Niger jusqu’au cap Lopez, situé au Gabon actuel. En cette année 1778, une expédition partit de Montevideo pour prendre possession de ces territoires ; mais après le débarquement à Fernando Poo (actuelle Bioko), les membres de l’expédition furent touchés par de graves maladies qui provoquèrent une mutinerie et l’échec du voyage. Durant de nombreuses années, les îles furent donc isolées de la métropole, à l’exception de quelques navires de Buenos Aires ou de Montevideo qui y faisaient escale.
L’occupation britannique (1827-1845)
En 1827, l’Espagne autorise la colonisation de l’île par les britanniques. Santa Isabel, port et cité principale de l’île de Bioko, prend alors le nom de Port Clarence. C’est là qu’est constitué un tribunal destiné à réprimer le trafic d’esclaves.
A partir de 1832 de nombreux espagnols, voyageurs, scientifiques ou officiels visitent l’île, qui est finalement revendiquée à nouveau par l’Espagne en 1845, année au cours de laquelle Nicolás de Manterola y débarque le premier missionnaire.
Le retour de l’Espagne (1845-1968)
En 1858 est envoyé le premier gouverneur général de l’île, cette dernière bénéficiant un an plus tard du statut de colonie.
Cependant, le domaine de plus de 800 000 km² laissé par le Portugal à l’Espagne par les traités de San Ildefonso et du Pardo de 1777 et 1778 est plus ou moins abandonné, et l’Espagne rencontre bien des difficultés pour faire admettre ses droits de propriété auprès des autres puissances européennes qui viennent s'y installer : la France au Gabon, l'Allemagne au Cameroun et l'Angleterre au Nigeria.
L'Espagne envoie un géographe, Manuel Iradier y Bulfy, qui s’emploie à partir de 1884 à réannexer les territoires du Rio Muni, en passant des traités avec les chefs locaux.
La conférence de Berlin de 1884-1885 sur le « partage de l’Afrique » tourne au désavantage de l’Espagne, qui ne se voit octroyer que 180 000 km², sans compter les dépossessions dont elle fait l’objet sur le terrain de la part de la France.
Face à ses récriminations, une commission franco-espagnole est créée, qui aboutit au Traité de Paris du 27 juin 1900 qui ne laisse à l’Espagne qu’un territoire de 26 000 km² sur le continent, correspondant à l'actuel Rio Muni.
Au cours de la guerre civile espagnole, le 4 octobre 1936, 488 hommes s’embarquent du port de Las Palmas en direction de la Guinée Espagnole. Ils rencontrent dans les eaux de Bata le navire républicain le « Fernando Poo », qui est coulé suite à l’attaque des franquistes.
Tout au long de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, de nombreux espagnols s’installent, principalement à Bioko, et débutent ou poursuivent l’exploitation du cacao et du café, qui avaient été rapportés des îles voisines de São Tomé e Principe. Peu à peu les infrastructures et l’organisation administrative se développent, l’économie se basant sur les plantations, mais laissant à l’écart les populations africaines, tant du point de vue des postes occupés que de l’accès à l’éducation.
En 1958 est créé un gouvernement autonome, avant de passer en 1968 à une indépendance pleine et entière.
L’indépendance et la dictature de Macias Nguema (1968 – 1979)
La présidence de Teodoro Obiang Nguema (dés 1979)
Politique
Article détaillé : Politique de la Guinée équatoriale
Administration
Article détaillé : Subdivisions de la Guinée équatoriale
La Guinée équatoriale est divisée en sept provinces :
- Région continentale (Mbini) :
- Centre-Sud
- Kie-Ntem
- Littoral
- Uelé-Nzas
- Région insulaire :
- Annobon
- Bioko Nord
- Bioko Sud
Géographie
Guinée_eq.png
Article détaillé : Géographie de la Guinée équatoriale
Bioko
Situation et extensions
Cette province comprend les anciennes îles de Fernando Poo et d'Annobón ou Pagalú. Elle a une superficie totale de 2.034 km², dont 2.017 correspondent à Bioko elle-même et 17 km² au territoire d'Annobón.
L'Ile de Bioko
Nommée « Isla de Fernando Poo » durant la colonisation espagnole, en l'honneur du marin portugais qui la découvrit, elle se trouve au fond du Golfe de Guinée, dans la Baie du Biafra, à 33 kilomètres de la côte africaine, en face du Cameroun. L'aventurier Stanley l'avait surnommée la « perle de l'Atlantique ».
Elle a la forme d'un rectangle irrégulier, mesurant 76 kilomètres du Nord au Sud, avec une largeur moyenne de 35 Km. À ses angles se trouvent Punta Hermosa (Nord), Punta Europa (Nord-Ouest), Punta Santiago (Sud-Est) et Punta Sagre (Sud-Ouest).
L'Ile d'Annobón
Elle est de forme ovale, de 17 km de long et se trouve à 355 kilomètres du continent. Elle est d'origine volcanique et ne compte que 1.500 habitants.
Économie
Article détaillé : Économie de la Guinée équatoriale
Démographie
Article détaillé : Démographie de la Guinée équatoriale
Equatorial_Guinea_demography.png
Culture
Article détaillé : Culture de la Guinée équatoriale
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
Divers
Population : 486 060 habitants (en 2001). 0-14 ans : 42,56 % ; 15-64 ans : 53,68 % ; + 65 ans : 3,76 %
Superficie : 28,051 km²
Densité : 17 hab./km²
Frontières terrestres : 539 km (Gabon 350 km; Cameroun 189 km)
Littoral : 296 km
Extrémités d'altitude : 0 m > + 3.008 m
Espérance de vie des hommes : 52 ans (en 2001)
Espérance de vie des femmes : 56 ans (en 2001)
Taux de croissance de la population : 2,46 % (en 2001)
Taux de natalité : 37,72 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité : 13,11 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité infantile : 92,9 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 4,9 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 0 ‰ (en 2001)
Indépendance : 12 octobre 1968 (ancienne colonie espagnole)
Lignes de téléphone : 4000 (en 1996)
Téléphones portables : n.c.
Postes de radio : 180.000 (en 1997)
Postes de télévision : 4000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 500 (en 2000)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 1 (en 2000)
Routes : 2880 km (0 km goudronnés) (en 1996)
Voies ferrées : 0 km
Voies navigables : 0 km
Nombre d'aéroports : 3 (dont 2 avec des pistes goudronnées) (en 2000)
Liens
Liens externes
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