Halloween
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Halloween est une fête qui se déroule dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. La tradition veut que les enfants se déguisent avec des costumes terrifiants et aillent sonner aux portes en demandant des bonbons en criant Trick or treat (Des friandises ou un mauvais tour).
Le symbole d'Halloween est le potiron (Jack-o'-lantern en anglais) : on le découpe pour y dessiner, en creux, un visage, puis on place une bougie en son centre.
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Origine
Halloween est une fête traditionnelle américaine qui tire sans doute sa lointaine origine de la tradition celtique : il y a vingt-cinq siècles, les Gaulois fêtaient leur jour de l'an – appelé Samain – aux environs du 1er novembre. Importée pour finir sur le nouveau continent par les immigrants catholiques irlandais – l'Irlande ayant été évangélisée très tardivement, c'est le pays ou la fête de Samain a subsisté le plus longtemps.
Son nom actuel serait une altération de « All Hallow's Eve », la veille de la fête catholique de la Toussaint.
Signification
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Le principe de Halloween est de dédramatiser la mort ou le deuil et d'inscrire ces évènements comme étant des parties de la vie. De nombreuses cultures, de par le monde, entretiennent de telles traditions. Dans le champ catholique, Halloween a un cousin très proche : la fête des morts, au Mexique.
Halloween en Europe (France et Belgique)
Marketing
A la suite des efforts réalisés pendant les années 1990 auprès des journalistes (par le biais de copieux dossiers de presse) par des sociétés telles que Mattel, Hasbro et surtout Haribo – qui y voient leur intérêt direct – la fête de Halloween prend peu à peu pied en France. Située à mi-chemin entre les vacances d'été et les fêtes de fin d'année, elle permet en effet de relancer la consommation de biens festifs (bonbons, déguisements, sorties) à une période normalement creuse.
Certains accuseront Halloween de ne correspondre à aucune tradition profonde et d'être, de fait, une simple manifestation commerciale. Il faut se souvenir à quel point des fêtes véritablement populaires telles que Noël (dont l'Église catholique a fortement combattu le côté païen et mercantile apparu après la seconde guerre mondiale) ou la fête des mères sont récentes bien qu'elles aient des racines anciennes.
Le leitmotiv des introducteurs de Halloween en France est de marteler qu'il ne s'agit pas d'une fête américaine mais d'une fête européenne qui, en quelque sorte, « revient au pays » après une parenthèse historique exclusivement nord-américaine. Tout cela est à la fois vrai (la fête des morts est bien une tradition ancienne) et faux (dans sa forme figée actuelle, Halloween est bien une fête américaine commerciale plutôt récente). Peu concernés par cette question de l'authenticité historique, les enfants semblent apprécier de plus en plus cette célébration dont ils aiment l'esprit et le sens – apprivoiser la peur de la mort. On retrouve cette même préocupation dans des œuvres à grand succès telles que la série de télévision « fais-moi peur », les livres « Chair de Poule », la série de Joann Sfar (romans, BD, dessin animé) « petit Vampire », etc.
Pourtant, en 2004, on peut observer que le budget que les familles de France et de Belgique accordent à la fête d'Halloween est de plus en plus réduit. Cela s'explique par le fait que les gens voient cette fête comme une grande opération de marketing et que, traditionnellement, les gens sont plus proches de Noël (deux mois avant Halloween) et lui réserve donc leur budget-fête. En Belgique, en Allemagne et dans l'Est de la France, il faut aussi prendre en considération la fête de Saint-Nicolas le 6 décembre. Un autre motif du non-succès de plus en plus grandissant d'Halloween est l'anti-américanisme grandissant en Europe, suite notamment à l'élection et surtout la réélection de George W. Bush, et le rejet de ce qui peut être vu comme une domination de plus des États-Unis au travers de cette fête.
La réponse de l'Église
Inquiets de la progression de Halloween vis à vis de la fête des Morts catholique, l'Église française réagit, à l'initiative du diocèse de Paris depuis 2002 par l'instauration d'une célébration baptisée Holy wins (approximativement : « ce qui est saint vainct ») ayant lieu en soirée face à l'église Saint-Sulpice à Paris et permettant, une fois l'an, le 30 octobre, d'écouter du rock'n'roll et du reggae dans un lieu consacré.
Fictions
Comme tout rite américain (Thanksgiving, Noël), la fête de Halloween est le prétexte d'un nombre important d'œuvres, notamment cinématographiques. On peut tenter d'en énumérer quelques une ici :
- L'Étrange Noël de Monsieur Jack (Tim Burton's The Nightmare Before Christmas) (1993), par Henry Selick
- Halloween (série de films de John Carpenter mettant en scène le personnage de Michael Myers, depuis 1978)
- It's the Great Pumpkin, Charlie Brown (1966) par Bill Melendez
Les feuilletons et séries télévisés américains ont souvent un épisode consacré à Halloween, quand ce n'est pas plusieurs (cf. Les Simpson par exemple).
Dans Buffy the Vampire slayer, Halloween est le jour que les « démons » détestent, le jour où ils préfèrent ne pas sortir de chez eux, révoltés à l'idée de ne pas être suffisamment pris au sérieux. Ce qui est un curieux contresens : dans la tradition celtique, la fête de Samain était justement celle de la réunion du monde visible et du monde invisible, le jour de l'année où les morts et les vivants pouvaient communiquer.
