Henri Giraud (général)

Henri Giraud (1879 - 1949) est un général français. Patriote, mais admirateur de Pétain, il a participé, de novembre 1942 à mars 1943, à la tentative de maintien d'un régime vichyste sous protectorat américain, en Afrique française (voir Régime de Vichy en Afrique libérée(1942-43)).
Puis, de juin à novembre 1943, il a été, avec le général de Gaulle, co-président du Comité français de la Libération nationale (CFLN)

Sommaire

La carrière du général Giraud jusqu'avant l'armistice de 1940

Giraud, avant la Seconde guerre mondiale

Giraud, prisonnier et évadé de la Seconde guerre mondiale

Giraud y prépara soigneusement son évasion pendant deux ans. Il y pratiqua l'allemand et apprit par cœur une carte des abords de la forteresse. Le 17 avril 1942, il se laissa descendre le long de la falaise de la forteresse de montagne. Il avait rasé sa moustache, s’était coiffé d’un chapeau tyrolien et voyagea jusqu’à Schandau pour y rencontrer son contact du SOE. Par diverses ruses il a atteint la frontière suisse et par la suite a rejoint Vichy, en France.

Giraud et l'Opération Torch

La revendication par Giraud au commandement de l'Opération Torch

• Quelques mois plus tard, Giraud quitta secrètement la France, en vue de participer à l’Opération Torch. C’est le Seraph, submersible britannique, qui le transporta à Gibraltar, le 7 novembre 1942. Il y apprit alors que le débarquement allié en Afrique du Nord serait commandé par le général Dwight Eisenhower, alors qu’il avait demandé à le diriger lui-même.
Il eût été de toutes façons impossible aux alliés, même s'ils l'avaient souhaité, de confier 24 heures seulement à l'avance, le commandement d'une opération si importante et si complexe, dans laquelle tous les ordres s'échangeaient en anglais, à un général de langue étrangère. Aussi la longue et inutile discussion imposée par Giraud à Eisenhower à ce sujet n'eût-elle pour seul effet que de faire perdre à Eisenhower un temps précieux à la veille de l'opération.
Quant au commandement des troupes françaises en Afrique du Nord, qu'Eisenhower lui demanda de prendre, Giraud le lui refusa.

L'abandon par Giraud de l'Opération Torch

L'arrivée de Giraud à Alger, après la bataille

Giraud dans les « Expédients provisoires »

Le ralliement de Giraud à Darlan

Ce qui est certain est qu'après une instruction baclée par un capitaine juge peu curieux, le tribunal militaire d'Alger siègea le soir même, rejeta les demandes de supplément d'enquête, qui pourtant étaient de droit, présentées par les avocats, Mes Viala et Sansonnetti. Le reste de la procédure se déroula en moins d'un quart d'heure, et le tribunal, ne tenant pas compte des motivations patriotiques de Bonnier ni de son age, le condamna à mort.
Un recours en grace, dont le pourvoi était suspensif, fût alors immédiatement présenté. Il aurait dû légalement être soumis au chef de l'Etat, le maréchal Pétain, au nom duquel Darlan et les autres membres du Conseil Impérial exerçaient leur autorité. Ce qui aurait conduit à attendre la fin des hostilités.
Mais Noguès, doyen du Conseil impérial, se proclama Haut-commissaire par intérim, en vertu d'une ordonnance secrète prise par Darlan du 2 décembre 1942, et sans valeur légale, puisque non publiée. Usurpant alors la fonction du Maréchal, dont pourtant il se réclamait, il rejeta dans la nuit même le recours en grace. Giraud immédiatement saisi, dirigeait alors la justice militaire en tant que Commandant en Chef. Il refusa dans la même nuit de différer l'exécution, et donna l'ordre de fusiller ce jeune résistant dès le lendemain matin, à 7h30. Deux heures plus tard Giraud s'agenouillait devant le cadavre de Darlan

Le maintien du régime de Vichy par Giraud

Il maintint, à son tour, le régime de Vichy dans le camp allié, y compris ses pires lois d'exclusion, et les internés de Vichy dans les camps de concentration du sud, en dehors de toute pression allemande. Il aggrava même ce régime en interdisant l'accès des officiers et soldats juifs aux unités combattantes, au détriment des besoins pressants de l'armée d'Afrique, pour les empêcher d'utiliser ultérieurement leurs décorations, leurs blessures ou autres titres militaires pour récupérer leur citoyenneté française. (Note de service n°12/1 du 15 novembre 1942 du général d'Armée Giraud, commandant en chef des Forces terrestres et Aeriennes et Note de service n°40C.MAGP/CAB. du 30 janvier 1943 du général Prioux).

Les négociations avec de Gaulle

Le Comité Français de la Libération nationale (CFLN)

Le maintien des désaccords au sein du CFLN

De Gaulle, appuyé sur cette assemblée, put alors rétablir complètement les libertés. Mais sa victoire sur Giraud, qui avait au départ tous les atouts en mains, ne tint pas seulement au sens manœuvrier de de Gaulle, face à l'incompétence de Giraud. De Gaulle a en réalité gagné parce qu'il a mieux compris que Giraud le sens de l'évolution politique de cette guerre, dirigée au moins autant contre l'Hitlérisme que contre l'Allemagne, et mieux perçu que Giraud les aspirations des Français au respect de leur souveraineté et de leur liberté.

Le jeu personnel de Giraud

L'affaire Pucheu

L'affaire de Corse

L'affaire des services secrets


Le 28 août 1944, alors que le CFLN, devenu Gouvernement provisoire de la République française (CFLN) était installé à Paris, Giraud survécut à une tentative d'assassinat de l’un des soldats indigènes de sa garde, en Algérie.

L'après-guerre de Giraud

Henri Giraud est mort à Dijon, en France, le 13 mars 1949.

Sources et bibliographie

Reportage

Ouvrages scientifiques

Mémoires des principaux protagonistes


Ce texte est tiré en partie de l'article de Wikipedia en anglais, largement corrigé et complété.

See also: Henri Giraud (général), 1879, 1943, 1949, Assemblée consultative, Charles de Gaulle, Comité français de la Libération nationale, Conférence de Casablanca (1943)