Hépatite virale
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Généralités sur les hépatites virales
Les hépatites virales regroupent les infections provoquées par des virus se développant aux dépens du tissu hépatique. Les virus, une fois inoculés à l'organisme, infectent alors préférentiellement les cellules du foie aussi appelées hépatocytes (par opposition à l'atteinte hépatique - inconstante - secondaire à d'autres maladies virales comme la mononucléose infectieuse ou l'herpès par exemple). Les cellules infectées se voient alors obligées de participer au métabolisme viral, à savoir fabriquer sans fin des copies du virus en question. L'hépatocyte, gonflé par une production non régulée de virus, finit par exploser, caractérisant ainsi la cytolyse hépatique, avec les perturbations de bilan hépatique habituelles.
Bien que les hépatites A, B et C ont des noms similaires (parce qu'elles causent toutes trois des dommages au foie) les virus sont bien différents.
On décrit les cinq hépatites virales suivantes :
Virus de l'hépatite A
Le virus de l'hépatite A (VHA) est un virus à ARN appartenant à la famille des picornavirus.
Durée d'incubation
15 à 45 jours (moyenne : 28-30 jours).
Mode de contamination
oro-fécale.
| Image manquante Distribution_of_Hepatitis_A.PNG | Répartition géographique du risque de contamination :
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Virus de l'hépatite B
Le virus de l'hépatite B (VHB) est un virus à ADN appartenant à la famille des hépadnavirus. Les principaux symptômes sont un ictère (jaunisse), une fièvre et une fatigue prolongée.
Durée d'incubation
50 à 150 jours (en moyenne 3 mois).
Mode de contamination
- transmission par transfusions de sang ou de produits sanguins : rare depuis l'exclusion des donneurs AgHBs + et Ac anti-HBc +.
- transmission iatrogène par matériel non stérilisé (chirurgie, exploration invasive, acupuncture, mésothérapie, soins dentaires) : L'évolution des règles de stérilisation et la généralisation de l'utilisation de matériel à usage unique permettent de l'éviter.
- piqûre accidentelle : C'est la raison pour laquelle le personnel soignant est obligatoirement vacciné.
- transmission par toxicomanie intraveineuse, tatouage, piercing.
- transmission par contact interindividuel hétérosexuel, homosexuel ou non sexuel : intérêt de l'utilisation de préservatifs.
- transmission verticale lors de la période néonatale : le dépistage de l'AgHBs durant la grossesse permet la sérovaccination du nouveau-né.
Évolution
Le virus de l'hépatite B guérit spontanément dans 90 % des cas. Dans 1 % des cas se produit une hépatite fulminante. 10 % des patients voient leur hépatite B évoluer en forme chronique. Ces formes chroniques peuvent provoquer des lésions de cirrhose, conduisant au cancer hépatocellulaire. Le taux de guérison est de 30 % (à vérifier, META référence) grâce à des traitements très lourds (interféron). Certains patients porteurs du virus ne présentent pas d'atteinte hépatique ; ils sont appelés porteurs sains.
Vaccin
Premier vaccin humain obtenu par génie génétique à partir de cellules animales. Ce vaccin a été mis au point par l'équipe de Pierre Tiollais en 1985.
| Image manquante Distribution_of_Hepatitis_B.PNG | Répartition géographique du risque de contamination :
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Virus de l'hépatite C
Le virus de l'hépatite C (VHC) est un virus à ARN apparenté aux flavivirudae. Avant sa découverte en 1989, il était appelé hépatite « non-A-non-B ».
Symptômes
Dans la plupart des cas, les personnes atteintes du VHC n'ont aucun symptôme et la maladie devient chronique. Elle peut alors causer à long terme des dommages au foie, allant dans certains cas jusqu'à la cirrhose ou le cancer. Ces dommages au foie peuvent se développer au bout de dix à quarante ans d'infection.
Les symptômes les plus courants sont la fatigue, la perte d'appêtit, des nausées, de la fièvre, une faiblesse générale et des douleurs abdominales.
Transmission
Contrairement à l'hépatite B, le virus de l'hépatite C n'est pas considéré comme une maladie sexuellement transmissible. Le mode de contamination le plus fréquent est la voie sanguine. La majorité des transmissions ont donc été constatées par usage de drogue intraveineuse (échange de seringue) ou par transfusion sanguine (avant que des tests fiables existent)
Il est toutefois recommandé aux couples dont un des membres est porteur du virus de se prémunir contre la transmission (protéger les plaies, protection des rapports sexuels, éviter les échanges de brosse à dents, ...). Avec ces précautions, la contamination est très rare.
Épidemiologie
On estime que le VHC infecte environ 170 millions de personnes dans le monde. La coinfection avec le virus VIH est très fréquente.
Il existe maintenant des tests fiables pour détecter le virus dans le sang. En complément, une PCR peut être utilisée pour détailler le génotype du virus. On subdivise le virus en groupes et en localisation. Par exemple, le génotype 1a est le plus répandu en Amérique du Nord tandis que le 1b l'est en Europe.
Contrairement aux virus des hépatites A et B, il n'existe pas de vaccin contre le VHC.
Traitement
Les traitements contre le VHC sont basées sur l'interféron alpha (IFNα), associé à d'autres anti-viraux. À l'heure actuelle, le traitement le plus prescrit est l'interféron pegylé accompagné de ribavirine. Les résultats varient suivant le génotype du virus avec jusqu'à 75% de chance de disparition du virus de l'organisme.
L'alcool est déconseillé fortement en cas de VHC en raison d'une accentuation des dommages au foie et une diminution de l'efficacité de l'interféron.
Les effets secondaires de ces traitements sont importants mais varient énormément d'un individu à l'autres (du simple symptôme grippal, à la fatigue généralisée jusqu'à des atteintes au système immunitaire, ...). Ces effets secondaires disparaissent après arrêt du traitement.
Facteur delta : agent de l'hépatite D
L'agent de l'hépatite D est un virus défectif à ARN c’est-à-dire dépendant du virus B pour sa réplication et son expression.
Durée d'incubation
Mode de contamination
Virus de l'hépatite E
Voir aussi
Liens externes
- Co-infection VIH et hépatite B et C, Bulletin épidéliologique hebdomadaire (BEH) n°25/2005, 7 juin 2005
