Héroïne
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Autres dénominations
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| Catégorie euphorisant | ||||
Voies de consommation
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Voies de consommation
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L'héroïne ou diamorphine ou diacétylmorphine est une drogue extraite de l'opium, lui-même extrait du Pavot somnifère (à fleurs blanches).
Cette drogue très puissante provoque une forte dépendance. Cette dépendance s'installe très rapidement, ce qui fait de l'héroïne une drogue dangereuse.
L'héroïne (chlorhydrate de diacétylmorphine) est un opiacé semi-synthétique obtenu à partir de la morphine, elle-même tirée du pavot (papaver somniferum). Elle est obtenue par acétylation de la morphine. « Héroïne » est son nom commercial, son nom scientifique étant diamorphine ou encore diacétylmorphine. Elle a été synthétisée en 1898 par Dreiser, un chercheur allemand de la firme Bayer. On lui donna le nom d'héroïne, du terme allemand heroisch (« héroïque ») car on pensait qu'elle permettrait de soigner l'addiction à la morphine, très répandue à l'époque. Ironie du sort, car la morphine elle-même avait été préconisée comme substitut à l'opium. On n'a donc pas prévu que l'héroïne allait devenir l'un des fléaux du XXe siècle. En effet, elle était vendue librement en pharmacie comme pilule antitussive, contre l'asthme, la diarrhée et même comme somnifère pour enfants ! À cette époque, on n'avait pas pris conscience du danger de nombreuses drogues, la plupart des substances connues (héroïne, morphine, cocaïne, etc.) étaient alors en vente libre en pharmacie dans la plupart des pays.
L'accoutumance à l'héroïne peut, de nos jours, être traitée par des médicaments de substitution : méthadone ou buprénorphine (Subutex). Ces substituts sont des opiacés synthétiques. Ils empêchent l'apparition des symptômes de sevrage, les repoussant sans pour autant les supprimer. Les effets euphoriques de ces substances sont moindres et leur demi-vie (durée d'action) est plus grande que celle de l'héroïne, permettant ainsi une prise quotidienne unique. La substitution permet de couper les patients toxicomanes du milieu de la drogue et de la criminalité, de les réintegrer dans la société avec une vie stable et un emploi. La finalité étant le sevrage définitif à court ou long terme en baissant les doses afin d'atténuer graduellement les symptomes de manques.
| Sommaire |
L'héroïne provoque l'apaisement, l'euphorie et l'extase. Elle agit comme anxiolytique puissant et comme antidépresseur. Les effets recherchés peuvent traduire un mal-être psychique, une souffrance, un besoin d'oubli.
L'effet immédiat de l'injection d'héroïne est de type « orgasmique ». C'est le « flash ». Il est suivi d'une sensation d'euphorie puis de somnolence, accompagnée parfois de nausées, de vertiges, et d'un ralentissement du rythme cardiaque. En cas de surdose l'héroïne peut entrainer la mort par dépression respiratoire.
En cas d'usage répété, le plaisir intense des premières consommations ne dure en général que quelques semaines. Cette phase peut être suivie d'un besoin d'augmenter la quantité du produit et la fréquence des prises. La place accordée à cette consommation est telle qu'elle modifie la vie quotidienne de l'usager. Des troubles divers apparaissent dont la constipation, l'anorexie et l'insomnie. La dépendance s'installe rapidement dans la majorité des cas. L'héroïnomane oscille entre des phases « euphoriques » (lorsqu'il est sous l'effet de l'héroïne) et des phases de manque où il apparaît anxieux, agité, malade (sa préoccupation première est alors de trouver sa dose confort).