Herpès

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L'infection herpétique est une maladie chronique responsable d'éruptions cutanées récidivantes. Elle représente la première cause d'ulcérations génitales en Europe. L'herpès génital favorise la transmission du virus du sida. Affection récidivante et douloureuse, l'herpès génital est responsable du redoutable herpès néonatal.

Sommaire

Virus

  1. La primo infection herpétique
  2. Les récurrences infectieuses
  3. L’herpès génital initial non primaire : premier contact avec un HSV2 chez une personne ayant déjà fait une primo-infection à HSV1.

Epidémiologie

La contamination est strictement inter-humaine pour les deux types viraux. On estime que 90% des adultes sont porteurs d'anticorps, et ont donc été au contact de la maladie. Cependant, seule une petite proportion des ces individus développeront des manifestations d'infection au virus : primo-infection et récurrences herpétiques.

Physiopathologie

La pénétration du virus dans l'organisme se produit à l'occasion d'un contact avec un sujet infecté : les virus pénètrent chez l'hôte lorsqu'il existe une brêche cutanéo-muqueuse, et vont se multiplier dans les cellules épithéliales où ils sont responsables d'une dégénérescence cellulaire avec ballonisation aspécifique. Ces mécanismes peuvent être à l'origine des manifestations de primo-infection herpétique. Dans un second temps, les virus vont rejoindre le ganglion nerveux correspondant à la zone infectée, par voie centripète, en «remontant» le long des nerfs sensitifs. Enfin, les récurrences herpétiques se produisent lorsque, en réponse à un stress physique ou psychique variable, les virus regagnent la peau pour s'y développer à nouveau. Ces épisodes sont plus ou moins fréquents d'un individu à l'autre, et d'intensité variable, mais fixes dans leur topographie.

Manifestations cliniques

Infection orale à HSV1

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Infection orale sur la lèvre inférieure.

C'est le classique bouton de fièvre Se transmet essentiellement par la salive. Donne une protection partielle vis à vis du HSV2

Infection génitale à HSV2

  1. Douleurs périnéales intenses
  2. Vulvo-vaginites douloureuses
  3. Vésicules laissant place rapidement à des ulcérations cutanéo-muqueuses riches en virus.
  4. Cervicite
  5. Dysurie voire rétention vésicale
  6. Signes généraux banals : Hyperthermie, céphalées, myalgies
  7. Disparition complète des lésions génitales en trois à quatre semaines
  1. Prurit, brûlures précédent l’apparition de vésicules vulvaires qui se transforment vite en ulcérations douloureuses séchant en une huitaine de jours
  1. Symptomatologie intermédiaire

Examens complémentaires

Ils sont très rarement nécessaires. La principale indication du cytodiagnostic de Tzanck est la recherche de virus dans la filière génitale maternelle dans la semaine précédent l'accouchement chez les femmes enceintes aux antécédents d'herpès génital. Cet examen consiste à recueillir par frottis les cellules se trouvant dans des zones cutanées ou muqueuses suspectes (plancher des vésicules, érosions) afin de rechercher des cellules ballonisées. Les rares cas de primo-infection grâve (pustulose varioliforme de Kaposi-Juliusbgerg chez l'immunodéprimé, méningo-encéphalite herpétique) peuvent faire discuter un sérodiagnostic (recherche d'anticorps spécifiques de l'herpès dans le sang du sujet), ou dans le cas de la méningo-encéphalite, recherche du génome viral dans le liquide céphalo-rachidien par PCR.

Traitement

Il requiert des antiviraux, par voie orale ou locale (crème).

Les traitements sont à base d'aciclovir donnés par voie orale, ou en intra-veineuse si le virus s'est disséminé au niveau du système nerveux central. En cas de résistance du virus à cette molécule on pourra utiliser du cidofovir ou encore du foscarnet qui ont malheureusement des effets toxiques sur les reins notamment.

Herpès et grossesse

Définition du problème

Transmission du virus

Conséquence de la transmission

Conduite à tenir

Situation I : Primo infection herpétique un mois avant l’accouchement : Risque 75%

Situation II : Récidive d’herpès génital dans la semaine précédant l’accouchement : Risque 2-5%

  1. Pas d’électrode interne fœtale
  2. Désinfection des voies génitales
  1. Traitement antiviral oculaire pour le nouveau-né
  2. Recherche 24 heures après d’herpès au niveau des conjonctives et de la cavité bucco pharyngée

Situation III : Antécédents connus d’herpès génital chez la femme ou son partenaire : Risque 0,1%

Situation IV : Aucun antécédent d’herpès génital : Risque de 0,001%

Liens externes

Fiche d'informations sur les dermatoses virales

See also: Herpès, Anatomie, Anticorps, Bactériologie, Biologie, Bioéthique, Brûlure