Hezbollah

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porteur du drapeau du Hezbollah

Sommaire

Introduction

Hezbollah ou Hizbollah (en arabe ‮حزب الله‬, « Parti de Dieu ») est un mouvement chiite politique libanais possédant une branche armée qui fut à l'origine de sa création. Il est considéré comme un mouvement de résistance par une partie des pays arabes et tenu pour une organisation terroriste par de nombreux gouvernements dont les États-Unis, la Grande-Bretagne, et Israël notamment. L'Union européenne classe l'aile militaire internationale du Hezbollah comme terroriste mais cette classification n'est pas contraignante pour la diplomatie des pays membres (cette dispositon a été adopté par la Grande-Bretagne mais pas par la France). Le Parlement européen, a adopté le 10 mars 2005 une résolution pour les états membres qualifiant officiellement le Hezbollah de terroriste. L'ONU ne classe pas le Hezbollah dans sa liste des organisations terroristes. Le Hezbollah est accusé d'avoir pris en otage des occidentaux du Liban dans les années 1980 et d'avoir orchestré des attentats terroristes. Le Hezbollah semble jouir d'une popularité dans une partie du monde arabo-musulman pour avoir conduit l'état hébreu à quitter le Liban-sud en Juin 2000. Le Hezbollah reconnaît le principe du velayet-e-faqih c'est à dire la primauté du guide de la révolution iranienne sur la communauté chiite.

Histoire

La guerre civile

Fondé en 1982 avec l'appui de la Syrie et surtout de l'Iran en réaction à l'invasion israélienne de Juin 1982, le Hezbollah est rapidement devenu la principale organisation militaire de confrontation avec Israël dans le sud du Liban. Le Hezbollah réunit divers mouvance, principalement le Amal Islamique (une dissidence d'Amal) et la branche libanaise du parti Al Daawa. À l'époque, les objectifs déclarés du parti étaient d'étendre la révolution islamique Iranienne et de créer un état islamique au Liban, objectif auquel il a aujourd'hui temporairement renoncé. Dans les régions à prédominance chiite le Hezbollah prend progressivement la place de son rival Amal gangréné par la corruption.

Le 23 octobre 1983, des attentats kamikazes contre la force multinationale d'interposition font 241 morts américains et 58 morts français. Les Etats-Unis accusent le Hezbollah et l'Iran d'être derrière l'attentat.

De 1985 à 1987, Amal affronte le PSP, le Hezbollah et les palestiniens dans un épisode appelé guerre des camps. Début 1987 Amal est en déroute et la Syrie intervient militairement pour soutenir son plus proche allié. Des combats éclatent entre les militaires syriens et le Hezbollah. L'Iran intervient alors pour imposer un cessez-le-feu.

Contrairement à Hassan Nasrallah le guide spirituel du Hezbollah, Mohammad Hussein Fadlallah ne reconnaît pas la primauté du faqih, le guide de la révolution iranienne (velayet-e-faqih). Aprés la mort de Khomeyni en 1989, Fadlallah ne se sent pas tenu de suivre son successeur Ali Khamenei sur toutes les questions. L'influence de l'Iran sur le mouvement diminue tout en restant importante.

Le conflit du Liban-Sud

Entre 1990 et 2000, la Hezbollah renforce son alliance avec la Syrie et consolide son aile militaire. Il poursuit sa guerilla face à Israel dans un conflit qui dépasse largement le cadre du Liban-Sud. La tension culmine par l'opération raisins de la colère en Avril 1996 qui se solde par la mort de 154 civils dont 107 au cours du massacre de Cana. [1]

Le 17 mars 1992 une bombe fait 30 morts à l'ambassade israélienne en Argentine. Le 18 juin 1994 un attentat fait 87 morts dans un centre communautaire juif. L'état argentin accuse formellement l'Iran et le Hezbollah d'être impliqués et plusieurs membres de la communauté chiite locale sont arrêtés.

Aprés le retrait Israélien de Juin 2000, une controverse éclate au sujet du secteur dit des fermes de Chebaa. Ce territoire capturé par Israel au cours de la guerre des Six-Jours est considéré comme syrien par Israel et l'ONU et libanais par le Liban et la Syrie. Les cartes officielles de l'ONU indiquent que les fermes de Chebaa se trouvent en territoire syrien mais suite au retrait israélien, la Syrie et le Liban déclarent que ce territoire est libanais. L'ONU ne décide pas du tracé des frontières mais étant donné que le gouvernement syrien refuse de notifier à l'ONU la libanité de ces territoires, l'ONU considère actuellement les fermes de Chebaa comme syriennes. En conséquence l'Organisation des Nations unies considère le retrait israélien achevé en accord avec les termes de la résolution 425.

Le conflit dure donc toujours entre Israël et le Hezbollah, au sujet des fermes de Chebaa. Épisodiquement, le Hezbollah mène des attaques contre les forces militaires israéliennes dans ce territoire tandis que ces dernières pénètrent dans l'espace aérien libanais ou bombardent le Hezbollah en territoire libanais.

Le Hezbollah traite d'affaires sociales à travers des hôpitaux, des écoles, une chaîne de télévision et des orphelinats. Le mouvement possède 9 sièges au Parlement libanais qui en compte 128, et est actif principalement dans la vallée de la Bekaa, dans la banlieue sud de Beyrouth et au Sud-Liban. Le groupe est dirigé par Cheikh Hassan Nasrallah et est financé principalement par l'Iran et la Syrie ainsi que par des fonds privés.

Le désarmement dans le cadre de la résolution 1559 de l'ONU

En septembre 2004, le conseil de sécurité de l'ONU a voté à l'unanimité une résolution exigeant, entre autres, le désarmement de l'ensemble des forces non gouvernementales au Liban. Le Hezbollah fut très clairement désigné par les diplomates comme concerné, en premier chef, par cette résolution. Le Hezbollah a refusé, à ce jour, tout désarmement. Les forces de l'opposition libanaise anti-syrienne favorables à l'exécution pleine et entière de cette résolution (supso facto à un Etat Libanais souverain) ont proposé un plan interne de règlement de ce désarmement. Le Hezbollah l'a également refusé. En mai 2005, les tractations se poursuivaient pour pousser le Hezbollah à proposer un plan de désarmement.

Un financement controversé

Un vaste coup de filet des polices sud-americaines (brésiliennes et équatoriennes) mené le 21 juin 2005 a mis au jour un réseau international de trafic de drogues organisé par Rady Zaiter, Ali Faouzi Ballaouk et Hussein Mustafa Zaiter. Ces 3 personnages sont des membres actifs du Hezbollah libanais et il semblerait que les fonds issus de ce trafic servait à financer la milice libanaise. 2 autres membres de la famille Zaiter, détenteurs de passeports colombien sont en fuite. Ce réseau s'étendait jusqu'en Europe.

Voir aussi

Liens externes

See also: Hezbollah, 10 mars, 17 mars, 18 juin, 1982, 1983, 1985, 1987, 1989, 1992