Histoire de l'Argentine
La couronne espagnole a institué la vice-royauté de Río de la Plata en 1776.
Années 1806-1807,les invasions anglaises ils étaient défaites.
Le 25 Mai 1810 commence la Revolution de Mai/Revolución de Mayo dans grande mesure inspirée pour la Revolution Française (ce qui il explique la symbologie des Armoiries de L'Argentine ).Dès mai du 1810 l'Argentine est indépendant en effet d'Espagna.
L'Argentine déclarera officiellement son indépendance le 9 juillet 1816, les générales Manuel Belgrano et José de San Martín jouerant un rôle prépondérant dans l'émancipation du pays.
Juan Manuel de Rosas gouvernera le pays entre 1829 et 1852. Une constitution fut promulguée un an après le renversement de Rosas.
Les militaires forcèrent en 1930 le président Hipólito Yrigoyen à démissionner.
Les militaires organisèrent un coup d'État en 1943. Juan Domingo Perón, un colonel de l'armée, participa au putsch et devint le ministre de l'emploi. Sa popularité augmenta rapidement. Il gagna, le 20 février 1946, les élections présidentielles. Il mena un politique favorable aux ouvriers et favorisa le développement des syndicats. Il nationalisa aussi les voies de communication appartenant jusqu'alors aux étrangers. Son épouse Eva Perón, surnommée Evita, une ancienne actrice d'origine modeste, fut très populaire auprès des pauvres : elle était à la tête d'une organisation de charité. Les femmes obtinrent le droit de vote en 1947. Elle mourut en 1952.
En 1955, sous la pression des militaires, Perón démissionna et partit en exil.
L'Argentine organisa des élections générales le 11 mars, 1973, c'était la première fois en dix ans. Perón ne pouvait pas participer aux élections, toutefois, les Argentins élirent Hector Campora président. Campora démissiona en juillet 1973 et de nouveles élections furent organisé. Perón remporta les élections et devint à nouveau président en octobre 1973, aux côtés de sa troisième épouse, Maria Estela Isabel Martinez de Perón. Son épouse était la vice-présidente. Les extrémistes tant de droite que de gauche organisèrent des attentats terroristes et le gouvernement prit des mesures d'urgences, sous forme de décrets. Le gouvernement pouvait ainsi emprisonner des suspects pour une période indeterminée.
Perón mourut le 1er janvier 1974. Son épouse devint présidente, mais elle dut faire face à de graves problèmes économiques, aux luttes intestines dans son parti politique, et à l'escalade des attentats terroristes. Elle fut finalement évincée par le coup d'État du 24 mars 1976. Une junte militaire gouverna le pays jusqu'au 10 décembre 1983.
Videla, Viola et Galtieri se succéderènt à la tête de la junte. Les militaires prirent des mesures sévères contre les terroristes et les personnes qu'ils soupçonnaient de soutenir les terroristes. Les droits de l'homme ne furent pas respectés dans cette guerre contre le terrorisme (des milliers cas d'arrestations, tortures, assassinats, et disparitions). 10 000 personnes au moins auraient disparu entre 1973 et 1983.
Des élections furent organisées le 30 octobre 1983 pour renouveler le président, le vice-président, les gouverneurs de provinces et représentants locaux. Les observateurs internationaux approuvèrent ces élections. Raul Alfonsín, du parti radical, remporta les élections présidentielles avec 52% des voix. Son mandat de 6 ans débuta le 10 décembre 1983.
Carlos Menem est élu en 1989, Alfonsín se retirera du pouvoir 6 mois avant la fin de son mandat en raison de la grogne des Argentins. Menem fera modifier la constitution. Les réélections sont désormais permises, mais la durée du mandat est ramenée de 6 ans à 4 ans.
Menem va se faire réélire 14 mai 1995. Fernando de la Rua lui succédera en 1999.
Carlos Menem participa aux élections présidentielles de 2003, il remporta plus de 20% des voix au premier tour et fut ainsi qualifié pour le second tour. Néanmoins, il a refusé de participer au second tour. Certains expliquent cet abandon par le fait que les sondages le donnaient largement perdant.
| Sommaire |
Histoire politique au XXe siècle
- Octobre 1983 : Retour à la démocratie, suite à la victoire du candidat péroniste Raul Alfonsin.
- Décembre 1983 : Investigation sur le terrorisme d'État.
- Avril 1985 : Procès des anciens combattants militaires.
- Décembre 1986 : Loi de Punto Final. Suspension des procès contre les militaires.
- Juin 1988 : Loi de Obedienca debida (« Obéissance due ») qui absout de toute responsabilité des militaires chargés de la répression.
- Mai 1989 : Carlos Menen est élu à la présidence de la république.
- Novembre 1989 : Le président Menem, proclame l'amnistie générale.
- Fin 2001, une grave crise économique secoue le pays. Le FMI oblige l'État argentin de rembourser sa dette.
- le 1er novembre 2001, le président Fernando de la Rua prend une décision qui aura un impact important: fermer l'accès des particuliers à leurs comptes courants bancaires. S'ensuivent des émeutes qui font quelques dizaines de morts...
- Plusieurs ministres de l'économie démissionnent et se succèdent : Jorge Remes Lenicov, puis Roberto Lavagna...
- En l'espace de quelques semaines, plusieurs présidents : Fernando de la Rua : démissionne le 20 décembre. Puis Adolfo Rodriguez Saa. Et Eduardo Duhalde (février 2003)...
XXIe siècle, Kirchner et les premiers changements
Le 25 mai 2003, Néstor Kirchner accède au pouvoir et commence à prendre des mesures importantes pour le changement, comme lever l'immunité des criminels qui répandirent le sang dans le pays pendant les périodes de dictature. Mais le pays reste étranglé par sa dette extérieure, 20 millions de personnes sont toujours sous le seuil de pauvreté avec un chômage record causé par des années de néolibéralisme. Cette population à déjà commencé a s'organiser avant Kirchner indépendamment de l'État, on les appelle les piqueteros. Ils organisent petit à petit, leur propre nutrition, puis leur éducation, refusant parfois toute aide de l'État.
Le gouvernement de Kirchner tente de sortir petit à petit de la dette extérieure maintenue par les transnationales des États-Unis ou de l'Europe. Il est le premier producteur mondial de soja, majoritairement transgénique, et acheté à des firmes des États-Unis, contrairement à son homologue vénézuelien qui a décidé d'interdire toute plantation transgénique et de redistribuer les terres non cultivées aux paysans sans terre, pour réduire la dépendance alimentaire et la dette extérieure.
Voir aussi
Liens externes
La situation actuelle à travers quelques textes:
- Ce qui se joue en Argentine ...(rappel des faits depuis le début de la crise en décembre 2001)
- Argentine: L'expérience des usines occupées & le contrôle ouvrier (juin 2002)
- Usines occupées et gestion ouvrière en Argentine: Occuper, résister, produire (septembre 2002)
- situation générale en Argentine (septembre 2002)
- Marche anti-répressive géante à Buenos Aires (26 novembre 2002)
- Les Argentins qui ne descendirent pas des bateaux - 510 ans dans le « corralito »
- Le ferment argentin : des privatisations sauvages à la reconquète du commun
Amérique latine | Argentine | Histoire
