Histoire des sciences

L'histoire des sciences est une discipline qui étudie les relations passées entre sciences et sociétés, sciences et techniques, sciences et religions, ainsi que le développement de la science pour elle-même.

La réflexion philosophique sur la connaissance scientifique, appelée épistémologie, ainsi que la sociologie des sciences nourrissent leurs questionnements de l'histoire des sciences qui, en retour, s’inspire de leurs théories pour étudier des sources, ou des problématiques nouvelles.

Sommaire

Préhistoire

On ne peut parler de science pendant la préhistoire, en revanche il faut évoquer sa sœur la technique. L'homme développe des techniques depuis la nuit des temps, et il passe entre 10000 et 5000 av. J.-C. (suivant les lieux) par sa première grande révolution technique : le néolithique.

Parmi les techniques pré-scientifiques développées avant l'Antiquité, c'est-à-dire avant l'apparition de l'écriture, figurent la numération et le calcul, mais aussi les premières observations astronomiques.

Antiquité

Bien que l'homme ait inventé depuis la nuit des temps (feu, roue, armes, etc.), les premiers scientifiques connus de l'Histoire sont les penseurs de l'Antiquité : Mésopotamie, Égypte, Inde, Chine, Grèce et Rome.

Pré-science mésopotamienne et babylonienne

L'écriture apparaît en Mésopotamie vers 3300 av J.-C., sous l'effet de l'agglomération des hommes en villes, qui entraîne le développement du commerce. Parmi les plus anciennes tablettes d'argile portant trace d'écriture, on trouve des pièces de comptabilité. L'homme sait déjà calculer au sens strict, et les premières civilisations historiques vont perfectionner cette technique.

C'est sur des tablettes d'argile babyloniennes qu'on trouve trace des premières proto-mathématiques. Elles donnent des exemples de résolution de problèmes pratiques, dont certains se ramènent à une équation du second degré. Pas plus qu'en Égypte il ne semble y avoir eu de théorisation de ces algorithmes. On ne donnait que des exemples empiriquement constitués, certainement répétés par les élèves et les scribes. À ce titre, il s'agit donc d'un savoir-faire empirique, transmis comme tel, et non d'une science mathématique rationnelle. Il en va de même en Égypte.

Les sciences égyptiennes

Les sciences dans la civilisation égyptienne interviennent sous les Pharaons. L'État est alors très centralisé, et les scribes détiennent le savoir empirique (écriture, numération...). L'ensemble de la société vit au rythme des crues du Nil, destructrices et fécondes à la fois et qui suscitent une étude précise en vue de leur prévision. Le premier problème mathématique relatif au Nil est celui de la reconstruction de ses berges, que l'on cultivait : les égyptiens en font une étude géométrique, non seulement visuelle, et utilisent pour ce faire les aires, le cercle et des repères géométriques dans un plan.

Il est difficile de parler d'établissement d'une science en Égypte, tant elle serait tournée vers l'application de ses méthodes, pour la plupart empiriques. Les scribes étudiaient des cas bien connus et maîtrisés de problèmes mathématiques, mais rien n'indique que cela fût la partie visible d'une théorie plus générale, en géométrie, notamment.

Les sciences grecques

Article détaillé : Les sciences grecques

Les sciences grecques héritent directement de l'expérience pré-scientifique babylonienne. Elles s'organisent autour des centres d'échanges que sont les grandes villes des colonies grecques, qui entourent alors le bassin méditerranéen. Les sciences grecques entretiennent un lien étroit avec la spéculation philosophique : la logique est née de la question de la cohérence du discours ; la physique de celle du principe de toutes choses.

Il n'y a d'ailleurs pas de frontière nette entre la science et la philosophie. La plupart des savants sont à la fois scientifiques et philosophes, pour la simple raison que la science n'est pas encore formalisée. Tout comme la philosophie, elle utilise exclusivement la langue naturelle pour s'exprimer. Ce n'est qu'avec Galilée que la science se formalisera, et commencera à se détacher de la philosophie. Cependant, on distingue deux grands mouvements de pensées, engendrés par deux écoles dont les influences s'entrecroîsent :

Les deux courants portent en eux un attachement très fort à l'expérience. On parle de science « contemplative » pour désigner l'attitude antique des scientifiques grecques. L'astronomie en est l'exemple parfait.

Les Grecs sont considérés comme les fondateurs des mathématiques, car ils ont inventé ce qui en fait l'essence même : la démonstration. Thalès est parfois considéré comme le premier philosophe qui eu l'idée de raisonner sur les êtres mathématiques en eux-mêmes, sans plus s'aider de figures empiriques. L'arrivée de la preuve mathématique est certainement liée à l'installation de la démocratie et à la nécessité de démontrer la véracité son discours, mais c'est avec Euclide qu'elle apparaît comme une composante intrinsèque de la pensée mathématique. On notera aussi que les mathématiques grecques sont avant tout de la géométrie et de l'arithmétique. Sur les treize livres des Éléments d'Euclide, qui constituent une somme des connaissance mathématiques du IIIe siècle av. J.C., neuf sont consacrés à la géométrie et quatre à l'arithmétique. Il est donc essentiel de comprendre que pour les Grecs, le calcul ne fait pas partie des mathématiques. C'est l'affaire des comptables — les « logisticiens » suivant le mot grec — et les Grecs sont d'ailleurs de très piètres calculateurs. Le calcul sera avec l'algèbre l'une des grandes avancées des mathématiques arabes.

On peut retenir parmi les savants Grecs les plus connus, dans l'ordre chronologique, Thalès, Pythagore, Hippocrate, Aristote, Euclide et Archimède.

Les sciences indiennes

Les sciences chinoises

Moyen Âge

Sciences arabes

Au Moyen Âge, les sciences grecques et indiennes sont préservées, enrichies et diffusées par la civilisation arabo-musulmane qui vit alors un âge d'or (Al-Khwarizmi, Avicenne, Averroès).

Sciences de l'Europe médiévale latine

L'Europe médiévale latine s’approprie ensuite cet héritage. Vers l'an mil, Gerbert d'Aurillac (qui deviendra le pape Sylvestre II) rapporte d’Espagne le système décimal avec son zéro. Au XIIIe siècle, la théologie de Thomas d'Aquin s’appuie sur les écrits d'Aristote qui vont longtemps faire autorité en matière scientifique.

Sciences d'Amérique du Sud

Renaissance

Époque moderne

Dans l'Antiquité et jusqu'au XVIIIe siècle, la science est indissociable de la philosophie et étroitement contrôlée par les religions. Ce lien va progressivement se distendre avec l'apparition de l'astronomie et de la physique modernes, faisant des sciences un domaine autonome et indépendant. La transition entre sciences médiévale et moderne est appelée révolution copernicienne.

Au XVIIe siècle, Descartes essaie de définir une méthode afin d'accéder à la vérité, d'acquérir une science juste et exacte, son principe de base étant le doute. Galilée se considère comme un philosophe et écrit des textes épistémologiques. Il doit renier la doctrine héliocentrique, jugée incompatible avec le texte de la Bible, pour échapper au bûcher.

XIXe siècle

Au XIXe siècle, la doctrine positiviste d'Auguste Comte formalise la frontière entre connaissances religieuses, métaphysiques et scientifiques.

XXe siècle

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

See also: Histoire des sciences, Al-Khwarizmi, Alan Chalmers, Antiquité, Archimède, Aristote, Arithmétique, Astronomie