Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau
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Mirabeau
Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, plus communément appelé Mirabeau, né le 9 mars 1749 au Bignon-Mirabeau (Loiret), mort le 2 avril 1791 à Paris, fut, successivement ou simultanément, écrivain, agent secret, diplomate, franc-maçon, journaliste et homme politique français.
Fils aîné de Victor Riquetti,Marquis de Mirabeau et de Françoise de Castellanne, il naquit avec un pied tordu, deux grandes dents, et surtout une tête énorme, ce qui a fait dire qu'il était hydrocéphale. À l'âge de trois ans, il fut défiguré par une petite vérole mal soignée. Après avoir guerroyé en Corse il épouse Emilie, fille du puissant marquis de Marignane, avec laquelle il a un fils mort en bas-âge.
Pour le soustraire à ses créanciers son père le fait plusieurs fois enfermer au fort de Vincennes, et finalement exiler au château de Joux, dans le Jura, d’où il s’enfuit en Hollande avec Sophie de Ruffey, épouse du marquis de Monnier, le président de la cour des comptes de Dole. Mirabeau est condamné à mort par contumace, puis extradé et emprisonné au donjon de Vincennes de 1777 à 1780. Il y écrit des lettres, publiées après sa mort sous le titre de Lettres à Sophie, chef d'œuvre de la littérature passionnée.
Il sort de Vincennes et se présente aux élections des États généraux, en Provence. Repoussé par la noblesse, il publie un discours véhément adressé aux nobles provençaux. Il est alors nommé par le Tiers, à Aix et à Marseille. Il ne tarde pas à devenir l'un des plus énergiques orateurs de l'Assemblée nationale.La dégradation de la monarchie détermina son revirement politique, il était devenu le plus solide appui de Louis XVI et de Marie-Antoinette, quand il mourut presque subitement.On pense qu'Honoré-Gabriel de Riquetti, comte de Mirabeau fut empoisonné.
Il décède à Paris, le 2 avril 1791. Son corps, transporté en grande pompe au Panthéon, y restera jusqu'en 1793. Mais on découvre par sa correspondance qu'il avait pris clandestinement contact avec le roi et sa cour. Espérant être ministre de la monarchie constitutionnelle, il avait prodigué ses conseils et donné des informations. Sa sépulture est alors profanée et ses cendres sont jetées aux égouts de Paris.
Surnom: L'orateur du peuple.
On se souvient surtout de lui pour:
- sa déclaration apocryphe lors de la séance royale du 23 juin 1789, à Henri-Évrard de Dreux-Brézé venu apporter l'ordre de dissolution de l'Assemblée constituante signé par le roi Louis XVI : « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes ».
- avoir fait interdire à ses membres d'être ministre (ses collègues se méfiaient de son éloquence et sa duplicité).
- son éloquence.
Ses discours
- 10 mai 1789: Sur la liberté de la presse
- 26 septembre 1789 : sur la Contribution du quart
- 20 et 22 mai 1790 : sur le Droit de paix et de guerre
- novembre 1790 et janvier 1791 : sur la Constitution civile du clergé
- février 1791 : sur l'Emigration
