Horizon
C’est d’abord un cercle centré sur l’observateur entre le ciel et la Terre, tenant compte de sa courbure. Dans beaucoup d’endroit l’horizon n’est pas visible à cause des obstacles mais il devient évident lorsque l’on est face à une étendue d’eau d’au moins
km, où h est la hauteur en mètre des yeux. Lorsque l’on vole à vue il est encore plus évident et essentiel pour l’orientation spatiale.
Gilles Cohen-Tannoudji est le promoteur d’une généralisation du concept dans le contexte de la relativité. L’horizon permet de lier l’objectivité du phénomène à l’expérience du sujet.
Hawking représente l’espace-temps du point de vue d’un observateur, comme un cône : l’information concernant les événements à l’extérieur du cône n’ont pas pu parvenir à l’observateur, du fait de la limite de leur vitesse de propagation. L’horizon est donc la surface de ce cône.
Une conséquence de la théorie d’Everett serait que ce que nous nommons le passé ne constitue que la conséquence (et non la cause) de notre état présent d’observateur. John Wheeler ne cache pas son intérêt pour ce point de vue, bien que la communauté des physiciens se montre plus réservée à ce sujet.
Le concept est à rapprocher de l’aveuglement chez Heidegger, de l’horizon chez Sartre (« le marxisme est l'horizon indépassable de notre temps », dans Question de méthode --indépassable synchroniquement, et non pas diachroniquement comme on l’interprète souvent, par exemple Bernard-Henri Lévy dans Le Siècle de Sartre, qui y voir un retour de l’hégélianisme), et de paradigme chez Kuhn.
