Hygie

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Dans la mythologie grecque, Hygie (nom qui signifie « santé » en grec ancien), Salus chez les Romains, est la déesse de la santé, de la propreté et de l'hygiène (le terme a été forgé à partir de son nom). Fille d'Asclépios et de Lampétie, elle fut plus tard associée à la lune.

Les Grecs l'honoraient comme une déesse puissante, chargée de veiller sur la santé des êtres vivants. Non seulement les hommes, mais tous les animaux étaient l'objet de ses soins attentifs et de ses salutaires inspirations. C'est elle qui suggérait mystérieusement aux uns et aux autres le choix des aliments nécessaires à leur existence, les remèdes appropriés à leurs maux ; elle personnifiait en quelque sorte l'instinct de la vie, et, en soutenant les forces des mortels, en prévenant même la maladie, évitait à son père la peine d'intervenir continuellement par sa science toute-puissante, afin d'alléger ou de guérir la douleur.

Pausanias remarqua parmi les statues d'Hygie, dans un temple d'Asclépios, à Sicyone (fondée par Alexanor, petit-fils d'Asclépios), que l'une d'elle était couverte d'un voile et que les femmes de cette ville lui dédiaient leur chevelure. Si on en croit les inscriptions, des sacrifices similaires étaient pratiqués à Paros. D'anciens monuments la représentent couronnée de laurier, et tenant un sceptre de la main droite, comme reine de la médecine. Sur son sein est un dragon à plusieurs replis, qui avance la tête pour boire dans une coupe qu'elle tient de la main gauche.

Bien que le culte d'Hygie ait été célébré localement dès le VIIe siècle av. J.-C., il ne commenca a se répandre plus largement que lorsque l'oracle de Delphes la reconnut (ce fut fait après une épidémie de peste qui dévasta Athènes entre 429 et 427 av. J.-C.). Rome la reconnut pour sa part en 293 av. J.-C. Les temples principaux la célébrant ont été élevés à Épidaure, Corinthe, Cos et Pergamon.

Ariphron, artiste et musicien de Sicyonie du IVe siècle av. J.-C. lui adressa un hymne célèbre. Des statues d'Hygie ont été retrouvées entre autres à Skopas, Bryaxis, et Thimoteos.

On a représenté Hygie sous les traits d'une jeune femme nourrissant un serpent enroulé autour de son corps.

Bibliographie

See also: Hygie, -293, -427, -429, Achille, Argonautes