International Business Machines Corporation
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IBM a un chiffre d’affaires d’environ 80 milliards de dollars des États-Unis d’Amérique (en 2002). Son capital est réparti en environ deux milliards d’actions.
IBM est présente dans les domaines du matériel, logiciel et services informatiques.
En 2002, l’entreprise emploie quelques 300 000 employés à comparer avec les 40 000 de Dell et 150 000 de HP/Compaq qui a un chiffre d’affaires voisin.
En 2005, l’entreprise cède sa divison PCD (Personal Computing Division), en charge de l’informatique personnelle, à la société chinoise Lenovo, et conforte ainsi sa stratégie orientée vers l’intégration et les services.
Cette multinationale américaine fait partie des entreprises cotées dans le célèbre indice Dow Jones Industrial Average. Elle est curieusement aussi présente dans le NASDAQ.
| Sommaire |
Matériel
- Construction et maintenance de mainframes et de gros serveurs (qui possèdent nettement plus de RAM et d’espace de stockage que les ordinateurs grand public)
- Disques durs, invention du disque dur par cette société en 1956, et arrêt progressif de leur fabrication en 2002
- Recherche en nanotechnologie
- Prix Nobel ayant travaillé ou travaillant pour IBM
- IBM est l’un des deux constructeurs et le promoteur principal de l’architecture processeur POWER, utilisés dans les mainframes d’IBM, dans les Macintosh d’Apple et en informatique embarquée.
Logiciels
- Bases de données (Edgar F. Codd pour les bases de données relationnelles en 1970)
- Construite autour du noyau des bases de données (DB2), la branche Logiciels (Software Group en jargon interne) a été principalement constituée par croissance externe. Ses produits, quasiment inconnus du grand public (Tivoli, Websphere...) mais appréciés des professionnels, sont soit des «couches» intermédiaires (middleware) entre les logiciels applicatifs (Microsoft Office, SAP...) et les systèmes d’exploitation, soit des «suites professionnelles» visant le marché de la R&D (Rational Software). CATIA, le progiciel numéro un mondial de la CAO, est seulement distribué par IBM ; son concepteur reste Dassault Systèmes.
Services
Les services (IBM Global Services ou IGS) représentent la moitié du chiffre d’affaires d’IBM en 2004, mais l’essentiel de la marge opérationnelle provient encore du matériel et du logiciel, sur lesquels IBM dispose de positions dominantes discrètes mais fructueuses. IGS recouvre trois grandes activités :
- le «conseil métier» (business consulting services), qui agit sur les couches basses organisationnelles et les systèmes d’information de l’entreprise pour en améliorer l’efficacité opérationnelle
- le conseil en informatique (IT services), qui délivre de l’expertise technique sur l’optimisation de la fonction Informatique de l’entreprise
- l’externalisation, d’abord de la fonction Informatique (IT outsourcing) et maintenant de fonctions support comme la comptabilité, la paie ou les achats de commodités.
La stratégie apparente d’IBM dans les services est d’envahir les marchés de services de masse en s’affranchissant de toute connotation technologique : IGS se contente de mettre en avant la marque (qui dispose d’un fort capital de confiance) et la puissance de feu de son organisation (quand on est outillé pour faire la paie de 300 000 employés, ça ne coûte pas grand-chose de gérer celle de quelques dizaines de milliers d’employés de clients supplémentaires !)
Évolution de la société
IBM a été dirigé depuis sa création par 8 PDG qui ont chacun durablement marqué la Compagnie.
George W. Fairchild : le père fondateur
Président de l’International Time Recording Company depuis 1900, il la fit fusionner en 1911 avec la Tabulating Machine Company pour former la Computing-Tabulating-Recording Company ; il la renomma en International Business Machines en 1924, peu avant sa mort.
Thomas J Watson Sr : la mécanographie
Thomas J. Watson Jr : les mainframes
En 1954, IBM lance sur le marché le modèle 650, premier calculateur produit en grande série : il coûte un demi-million de dollars, occupe plusieurs mètres cubes et est doté d’une mémoire vive de 2000 « mots » (2 kilo-octets !). IBM France lui fera forger pour l’occasion le néologisme ordinateur.
T. Vincent Learson
Frank T. Cary
John R. Opel
John F. Akers
- Définition ouverte du PC en 1981 aux USA (1983 en Europe) avec la commande du système d’exploitation PC-DOS à Microsoft (Bill Gates), qui en commercialisera une version très semblable sous le nom MS-DOS.
Louis V. Gerstner, Jr.: des produits vers les services
- L’entreprise devient fortement déficitaire en 1991. Pour la première fois de son histoire, elle confie son destin non plus à un de ses membres, mais à un de ses anciens clients, Louis Gerstner (« Lou »). Celui-ci recentre la société, lance un emprunt à cent ans (totalement souscrit par le public en quelques jours), en modernise l’infrastructure (qui restait très centrée sur les mainframes) pour y généraliser Lotus Notes (plutôt que d’en acheter des licences, il acheta directement la société !), et la rend à nouveau profitable - mais amputée d’une bonne partie de son patrimoine immobilier. Le plan produit a également été drastiquement nettoyé : des milliers de produits sont abandonnés ou revendus (Lexmark est l’ancienne division imprimantes d’IBM), et le développement du système d’exploitation OS/2, concurrent de Windows, est arrêté.
- IBM a développé en premier (2001) le concept d’e-business on demand qui peut se définir comme étant la mobilisation des ressources informatiques en fonction de l’intensité de l’activité de l’entreprise cliente. La facturation se fait alors en fonction exacte de la consommation, comme pour de l’électricité. Ce concept, lié à celui de grid computing, cherche plus à créer le besoin qu’à répondre à une attente précise auprès des grands groupes. En bonne santé financière et donc capable de supporter le financement de ce genre d’opération, IBM met ainsi la pression sur ses concurrents, selon une stratégie qui n’est pas sans rappeler le programme militaire Strategic Defence Initiative (SDI), surnommé « Guerre des Etoiles », de l'administration Reagan et qui avait pour but de saturer par réaction la recherche militaire des Soviétiques et donc de lui retirer toute capacité d’initiative.
Lou Gerstner a rejoint Thomas Watson au rang des figures mythiques d’IBM. Il est à la fois celui qui a sauvé IBM en maintenant son intégrité (les marchés financiers exigeaient son démantèlement) tout en transformant la Compagnie en profondeur.
Samuel J. Palmisano
"Sam" Palmisano poursuit le développement d’IBM vers les services et son désengagement des lignes de produit technologiques.
- en 2002, après avoir jeté les bases de la technologie de stockage de demain Millipede, IBM invoque des problèmes de qualité ponctuels sur sa ligne de disques Deskstar pour céder cette activité à Hitachi. En fait, si Millipede aboutit, cela signifie très exactement la mort du concept même de disque dur, et la compagnie prend donc là un pari ambitieux.
- en octobre 2002, IBM achète la branche consulting (concept anglo-saxon intégrant conseil en management classique et SSII) de PricewaterhouseCoopers et met ainsi un point d’orgue à sa stratégie de diversification dans les services : avec cette acquisition, IBM devient numéro un mondial en effectifs, devant Accenture.
- en 2004, IBM a ouvert les spécifications de l’architecture PowerPC et invité tous les fondeurs à y prendre part ; le but est de contester à Intel le leadership dans le domaine de la micro-informatique avec son architecture x86.
- le 8 décembre 2004, le fabricant de PC chinois Levono rachète pour 1,25 milliard de dollars la branche PC d’IBM et devient ainsi le troisième constructeur d’ordinateurs individuels au monde (après Dell et Hewlett-Packard). Après les disques durs, c’est un autre fleuron matériel de Big Blue qui est vendu. Officiellement, la branche n’était pas rentable, les pertes opérationnelles représentant quelques pour cent du chiffre d’affaires ; cet argument n’est pas vraiment recevable, car il est aisé de rétablir l’équilibre économique d’une branche légèrement déficitaire, par exemple en y éradiquant l'une des « valeurs culturelles » d'IBM : sa bureaucratie. Depuis 1991, la stratégie apparente d’IBM en matière de cession d’activité est de vendre quand l’avantage technologique est en passe de ne plus être suffisant pour justifier des prix supérieurs à ceux des concurrents.
- en avril 2005, IBM annonce des résultats en-deçà des objectifs, ce qui provoque un coup de tonnerre sur les places financières et amène de nombreuses questions sur la pertinence de la stratégie « plus de services, moins de technologie » de Palmisano.
- En 2005, IBM perd le marché des ordinateurs Apple : à partir de 2006, ceux-çi seront équipés de processeurs Intel.
Logo
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International Business Machines est une entreprise américaine fondée le 15 juin 1911 sous le nom Computing Tabulating Recording (CTR) Corporation. Le 14 février 1924, CTR change de nom et devient International Business Machines Corporation.
- Pendant de nombreuses années, le logo de la firme (à l’époque) concurrente Apple fut l’exact opposé esthétique du logo d’IBM.
Voir aussi :
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