Irrigation
L’irrigation consiste à apporter de l’eau aux plantes cultivées afin de permettre leur développement normal lorsque les conditions de pluviométrie naturelles sont insuffisantes, en particulier dans les zones arides. L’irrigation peut aussi se révéler utile dans les régions moins arides pour assurer les besoins en eau des plantes en pleine croissance, notamment au moment de la formation des graines, de manière à garantir les obejctifs de rendement.
L’irrigation peut aussi avoir d’autres applications :
- l’apport d’éléments fertilisants soit au sol, soit, par aspersion, aux feuilles (fertilisation foliaire) ; dans la culture hydroponique, l’irrigation se confond totalement avec la fertilisation ;
- la lutte contre le gel, par aspersion d’eau sur le feuillage (vergers, vignobles) peut permettre de gagner quelques degrés de température précieux au moment des gelées printanières, voire dans certains cas par inondation.
Généralement on parle d'« arrosage » pour les petites surfaces (jardinage) réservant le terme d'« irrigation » pour les surfaces plus importantes (agriculture de plein champ, horticulture), mais il n’y a pas de norme en la matière.
Selon le glossaire international d’hydrologie, l’irrigation c’est un apport artificiel d’eau sur des terres à des fins agricoles.
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Techniques d’irrigation
On peut distinguer plusieurs techniques d’irrigation :
- manuelle (arrosoir, seau...), réservée aux très petites surfaces ;
- par écoulement de surface, sous le simple effet de la gravité, au moyen de canaux et rigoles,
- par aspersion, technique qui consiste à reproduire la pluie,
- par goutte à goutte, pour une irrigation de précision, ou micro-irrigation, destinée à économiser l’eau,
- par infiltration, au moyen de tuyaux filtrants enterrés, variante de la technique du goutte à goutte,
- par inondation ou submersion (pour mémoire, technique appliquées dans les rizières).
Détermination des besoins en eau
Les besoins en eau des plantes dépendent de plusieurs facteurs, intrinsèques ou extrinsèques à la culture : nature des plantes cultivées (espèce, variété), stade de végétation, nature et état d’humidité du sol, données climatiques (précipitaions, insolation, vent...).
Il convient de tenir compte des réserves en eau du sol, de l’évaporation au niveau du sol, de la transpiration des plantes, de l’évapotranspiration qui cumule les deux phénomènes.
Matériel d’irrigation
On peut distinguer deux catégories de matériels ou d’installations nécesaire à l’irrigation :
- ceux servant à amener l’eau depuis les sources disponibles (cours d'eau, lacs ou retenues, nappe phréatique) ;
- ceux servant à l’irrigation proprement dite, c’est-à-dire à distribuer l’eau aux plantes.
Dans la première catégorie, on trouvera : forage, pompes, réseaux d’irrigations, canaux, norias...
Dans la seconde : asperseurs, canons d’arrosage, arroseurs automoteurs, goutteurs,
Intérêt et limites de l’irrigation
Dans le monde, 277 millions d’hectares sont irrigués (année 2002, source FAO) sur 1,4 milliard d’hectares de terres arables au total. Ils fournissent environ 1/3 de la production alimentaire mondiale.
Trois pays (Inde, Chine, États-Unis) représentent 50 % des surfaces irriguées totales. 80 % de la nourriture produite au Pakistan provient de terres irriguées, 70 % pour la Chine, mais moins de 2% pour le Ghana, le Mozambique ou le Malawi.
La nécessité de préserver les ressources en eau amène de plus en plus à une réglementation et à la taxation des prélèvements.
Voir aussi
- Évaporation | Transpiration | Évapotranspiration
- Fertilisation
- Machinisme agricole
- Nappe phréatique | Drainage
- Culture hydroponique
- Écologie | Environnement
- Eau | Pluie
On parle aussi d’irrigation à propos de la circulation du sang dans les organes du corps humain ou chez les animaux.
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