Istanbul

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İstanbul, le Bosphore et la Mer noire, vus du ciel

İstanbul, auparavant appelée Byzance puis Constantinople, est la plus grande ville de Turquie et l’une des plus grandes villes d’Europe avec plus de 11 millions d'habitants (les Stambouliotes).

Sommaire

Nom de la ville

Diverses hypothèses existent quant à l’origine du mot « İstanbul ». La première est que ce nom serait une déformation des mots grecs εις τήν Πόλι(ν) (Eis tan Poli(n)), ce qui veut dire « vers (ou dans) la Ville » - Constantinople étant l’archétype de la ville, celle dont on ne donne pas le nom, qu'on ne désigne que par ce nom, La Ville. Selon une autre hypothèse, le nom proviendrait de la contraction turque du grec Constantinoupolis, à laquelle aurait été ajoutée la voyelle de liaison i, de la même manière que Smyrne est devenu İzmir et Nicée (Nicaea) İznik. L’intermédiaire « Stamboul » était d’usage courant au XIXe siècle. Une autre encore prétend que le nom original est « Islambul », la ville de l’Islam (comme Islamabad au Pakistan).

Il est à noter que les Arméniens de Turquie appellent İstanbul « Bolis », et les Grecs de Turquie, « Polis ».

Histoire

Elle fut fondée par l’empereur romain Constantin Ier sur le site de l’ancienne colonie grecque Byzantium et nommée Constantinople en son honneur (ce n’est que le 28 mars 1930 que le nom d’İstanbul devint officiel). La ville devint la capitale orientale de l’Empire romain et plus tard celle de l’Empire byzantin. Après la chute de Constantinople en 1453, elle fut incorporée à l’Empire ottoman par Mohammed II et en devint la capitale; comme İstanbul.

La nuit du 24 avril 1915, durant laquelle cinq-cents intellectuels arméniens furent arrêtés à İstanbul, marque le début du génocide arménien et de la quasi-disparition des minorités chrétiennes de l’Empire Ottoman. Cette date est commémorée chaque année en mémoire des 1 500 000 victimes.

Géographie

Situation

La vieille ville est située sur le détroit du Bosphore qui sépare l’Asie de l’Europe, et la mer Noire de la mer de Marmara. De nos jours la ville moderne est beaucoup plus grande et couvre à la fois les côtés asiatique et européen du Bosphore.

Sismicité

La ville d’İstanbul se situe tout près de la faille nord-anatolienne. Celle-ci est une faille active qui a déjà produit plusieurs séismes très destructeurs à l'époque contemporaine. L'étude de la séismogénèse locale laisse craindre avec une forte probabilité qu'un séisme important frappe İstanbul au cours des prochaines décennies. De plus, en raison de la situation de la ville au bord de la mer, un tsunami meurtrier est à craindre. [1] Par ailleur, la difficulté de faire appliquer des règles de construction parasismiques en Turquie fait penser que la plupart des habitations, notamment celles des quartiers populaires, ne résisteront pas.

Économie

Bien qu’İstanbul ait perdu le statut de capitale de la Turquie au profit d’Ankara en 1923, elle n'en reste pas moins la ville majeure de Turquie sur le plan économique, industriel et culturel, et le plus important centre d’import-export.

Tourisme

Principaux monuments d’İstanbul

L’église Hagia Sophia est souvent appelée à tort Sainte-Sophie, alors que ce nom signifie Sainte Sagesse. Elle fut construite par les architectes Anthemius de Tralles et Isidore de Milet, à la demande de l’empereur Byzantin Justinien Ier, pour remplacer l’ancienne basilique qui avait été incendiée en 532.

Depuis son ouverture en 537, elle fut l’onjet de nombreuses réparations dont la principale, effectuée par l’architecte Sinan, permit de sauvegarder le dôme. Elle fut transformée en mosquée, à la suite de la prise de Constantinople en 1453. Quatre minarets furent ajoutés sous le règne de différents sultans. Atatürk la fit transformer en musée en 1934.
La construction, célèbre pour ses mosaïques à fond d’or, est couverte d’une coupole à 40 côtés ayant un diamètre interne de 30,80-31,88 m. et une hauteur de 55,60 m. Cette hauteur sous coupole resta inégalée jusqu’aux constructions en acier et béton de l’époque moderne. Le bâtiment est soutenu par 107 colonnes dont 40 se trouvent en bas et 67 à l’étage supérieur.

Cette mosquée fut, jusqu’à la fin du XXe siècle, la seule de Turquie a être entourée de six minarets. Elle fut construite par l’architecte Sedefkâr Mehmet Ağa sous le règne du Sultan Ahmet Ier entre les années 1609 et 1616.

L’intérieur de la mosquée, qui encadre une cour de 64×72 m, est éclairée par 260 fenêtres. Ce sont ses nombreuses faïences de couleur bleue, verte et blanche qui lui ont valu le nom de « Mosquée bleue » en Europe. Quant aux calligraphies, elles sont l’œuvre de Seyyid Kasim Gubarî, originaire de Diyarbakır.

Ce palais fut le centre administratif de l’Empire ottoman après la chute de Constantinople. Il est situé au bord de la vieille ville d’İstanbul, avec une vue à la fois sur la mer de Marmara et sur le Bosphore. Sa construction commença sous le règne de Mehmet II le conquérant, et des ajouts y furent faits jusqu’au XIXe siècle où les sultans ottomans lui préférèrent le palais de Yıldız. C’est aujourd’hui un musée.

« Dolmabahçe » était à l’origine une baie sur le Bosphore qui fut comblée petit à petit à partir du {{s|XVII|e} pour devenir par la suite un jardin des plus appréciés par les sultans ottomans, d’où son nom turc Dolmabahçe, dolma signifiant « rempli » et bahçe « jardin »

Différentes résidences d'été y furent construites au cours de l'histoire, mais le palais de Dolmabahçe proprement dit fut construit en 1856 sous le règne du sultan Abdülmecid, à l’emplacement de l’ancien palais côtier de Beşiktaş, par les architectes Karabet et Nikogos Balyan.

Le palais se compose de trois parties, respectivement le Mabeyn-i Hümâyûn (salon réservé aux hommes), le Muayede Salonu (Le salon des cérémonies) et le Harem-i Hümâyûn (les appartements de la famille du Sultan). On trouve dans le bâtiment une surface utilisable de 45 000 m², 285 chambres, 46 salons, 6 hammams et 68 toilettes.

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La mosquée de Soliman

À voir aussi

Dédale de couloirs souterrains dont toutes les allées sont bordées de boutiques, le bazar était autrefois le marché typique turc. Aujourd’hui, les boutiques sont devenues plus touristiques, mais l’architecture et le côté pittoresque du lieu justifient très largement sa visite. En outre, étant souterrain, le bazar offre l’avantage de rester toujours à une température plus douce que l’extérieur, et est donc un lieu d’autant plus agréable à visiter les jours de canicule.

La tour de Galata, située au sud de Taksim, offre une vue panoramique d’İstanbul et de la Corne d'Or, ce qui en fait un lieu à ne pas manquer quand on se promène dans les environs.

Liens externes

See also: Istanbul, 1453, 1609, 1616, 1856, 1915, 1923