Jean-Pierre Chevènement
Jean-Pierre Chevènement est un homme politique français de gauche, ancien membre du Parti socialiste et fondateur du Mouvement des citoyens.
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Biographie
Né le 9 mars 1939 à Belfort dans le Territoire de Belfort (France) il est le fils de Pierre Chevènement, instituteur et de Juliette Garessus, institutrice. Il est élève à l'ENA et devient conseiller commercial au Ministère des finances.
Il est marié à Nisa et a deux fils (Raphaël et Jean-Christophe).
Parcours
- Diplôme de Sciences-Po. ENA (1963-1965). Même promotion que Lionel Jospin.
- Adhère à la SFIO en 1964.
- Secrétaire général du Ceres (1965-1971)
- 1971, il fut un des fondateurs du Parti Socialiste.
- 11 mars 1973, il est élu député du Territoire de Belfort (~1981).
- 22 mai 1981, nommé Ministre d'État, Ministre de la Recherche et de la Technologie. Il démissionnera le 22 mars 1983.
- 1981, élu Président du Conseil Régional de Franche-Comté (~1982).
- 14 mars 1983, il est élu Maire de Belfort. (Il l'est encore en avril 2005.)
- 19 juillet 1984, nommé Ministre de l'Éducation Nationale (~19 mars 1986).
- 1986, il est de nouveau élu Député du Territoire de Belfort (~1988).
- 21 mars 1986, nommé Membre du Conseil Régional de Franche-Comté (~16 juin 1988).
- 13 mai 1988, nommé Ministre de la Défense. Il démissionnera le 29 janvier 1991.
- 1991, il est de nouveau élu Député du Territoire de Belfort (~1997).
- 1993, il quitte le PS et transforme le Mouvement des citoyens (fondé en 1992) en parti politique, dont il prend la présidence.
- 1994, il est tête de liste aux élections européennes et remporte 2,54% des voix.
- 4 juin 1997, nommé Ministre de l'Intérieur. Il démissionnera le 29 août 2000.
- Le 2 septembre 1998, il est opéré de calculs à la vésicule biliaire à l'hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce. Il est alors victime d'un grave accident d'anesthésie dû à une allergie au produit « curarisant » utilisé : il est plongé dans le coma pendant 8 jours, ne sort de l'hôpital que le 22 octobre, et est tenu éloigné de son ministère pendant 4 mois. Il se qualifiera lui-même de « miraculé de la République », d'où le surnom, parfois, de « miracle républicain ».
- 2000, il est de nouveau élu député du Territoire de Belfort. Il perdra son siège en 2002.
- 21 avril 2002, candidat à l'élection présidentielle, il remporte 5,33 % des suffrages et se place en sixième position sur les 16 candidats présents à ce premier tour.
- En août 2004, il se prononce contre la Constitution européenne, dénonçant un risque de vassalisation de l'Union européenne par les États-Unis [1]
Citations
- « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. »
- « Le ministre de l'intérieur, c'est la femme de ménage du gouvernement. » Le Figaro. 5 juillet 1998.
- « Nous ne nous laisserons pas caricaturer par des lâches, des snobinards, des politiciens à bout de souffle suivis par des cohortes d'arrivistes prétentieux ». 19 Janvier 2002.
Ouvrages
- L'énarchie ou les mandarins de la société bourgeoise Jacques Maudrin (pseudonyme), 1967
- Socialisme ou Socialmédiocratie Jacques Maudrin (pseudonyme), 1969
- Le vieux, la Crise et le Neuf, 1975
- Le service militaire, face à face avec Pierre Messmer, 1977
- Être socialiste aujourd'hui, 1979
- Le pari sur l'intelligence, 1985
- Apprendre pour entreprendre, 1985
- Une certaine idée de la République m'amène à..., 1992
- Le Temps des Citoyens, 1993
- Le Vert et le Noir. Intégrisme, pétrole, dollar., 1995
- France-Allemagne, parlons franc, 1996
- Le bêtisier de Maastricht, 1997
- La République contre les bien pensants, 1999
- La République prend le maquis (en collab. avec Robert Colona d'Istria), 2001
- Défis républicains, 2004
- Pour l'Europe votez non !, Fayard, 2005
