John Lennon
Lennon.jpg
Image:lennon.jpg
Statue de cire de J. Lennon
Virgin Cafe, 1986
John Winston Ono Lennon (9 octobre 1940 - 8 décembre 1980) est un parolier, compositeur, guitariste et chanteur du groupe les Beatles, groupe phare des années 1960.
Il est né à Liverpool et est assassiné par un déséquilibré, Mark David Chapman, le 8 décembre 1980 à New York, au pied du Dakota Building où il habitait.
Son père, Fred Lennon, est marin et il ne verra pas son fils avant 1945. Ses parents se séparent rapidement et John part habiter à Woolton avec sa tante Mimi et son oncle George. Sa mère, Julia, restait près de lui mais ne s’en occupait plus. Elle meurt le 15 juillet 1958, écrasée par un policier. John a alors 17 ans.
Sa tante Mimi l’initiera donc à la guitare, ce qui le mène à jouer du skiffle dans des petites fêtes paroissiales. Motivé par le rock et ses idoles Buddy Holly, Chuck Berry, Elvis Presley, il fonde un groupe, les Quarrymen avec Pete Shotton, Nigel Walley et Ivan Vaughan; c’est ce dernier qui, en 1957,présente Paul McCartney à John, rencontre de deux talents qui seront dès lors en perpétuelle émulation mutuelle.
John épousa Cynthia, qu’il avait rencontrée au collège et dont il attendait un enfant, que l’on nomma Julian. Leur divorce résulta de la liaison de John avec Yoko Ono, qui devint sa seconde femme et eut une grande influence sur la fin des Beatles et la suite de la carrière de John.
John est au début le principal chanteur du groupe. Ses chansons se montrent souvent angoissées, tristes ou pessimistes (« There’s a place », « If I fell », « I’m a loser », « Don’t let me down », une exception heureuse étant « I feel fine ») par opposition à celles plus riantes de Paul McCartney, qui, de « brillant second » de John, devient peu à peu la figure harmonique dominante du groupe. L’opposition éclate lors de la préparation du 45 tours comportant « We can work it out » (de McCartney) et « Day tripper » (de Lennon). Chacun des deux chanteurs tient que sa chanson est bien meilleure que l’autre. Qui aura la face A, celle qui passe sur les radios ? Les deux ! Pour la première fois, un 45 tours, pour ne vexer personne, sort avec deux faces A !!!
L’album blanc consacre l’éclatement des Beatles, chacun n’y servant aux autres que de musicien de studio. « Abbey Road » sera leur dernier vrai travail d’harmonie commune, car « Let it be » sera juste une compilation de chansons inédites dont certaines, comme « One after 909 » ont été enregistrées plusieurs années plus tôt. La même année, d’ailleurs, le disque solo de Paul, où il joue à lui seul tous les instruments par re-recording, sera déjà sorti, rapidement suivi par le « Wonderwall music » de George Harrison..
Après les Beatles
Après la fin des Beatles (fin 1969), John est encore fort actif en solo et avec son groupe, le Plastic Ono Band.
Il compose et écrit alors des chansons plus engagées, aux paroles plus crues, violentes et déchirées ou sereines et nostalgiques, sur ses amis, les Beatles, la condition sociale des travailleurs.
Ses textes empruntent à son enfance difficile et à ses constants engagements pour la paix et la non-violence.
Les albums Plastic Ono Band et Imagine en 1971 puis Sometime in New York City sont les reflets de cette période tourmentée. Dans How do you sleep ? (Imagine), il s’en prend violemment à Paul McCartney qu’il accuse de faire de la « muzak » (musique d’ascenseurs!), ne lui reconnaissant que le mérite d’avoir écrit « Yesterday » (qu’il admirait). Paul répondra bien plus tard de façon plutôt ironique par une chanson pastichant le style de John et en forme de déclaration d’amour : « Let me roll it ».
Les albums Mind games, puis Walls and bridges sont plus apaisés.
Avec Rock and roll, il rend brillamment hommage à ses idoles du Rock’n’Roll.
Un étonnant téléfilm a été réalisé en 2000 sur ce qu’aurait pu être leur rencontre en 1976, lorsque Paul McCartney, en pleine gloire avec son groupe « Wings » et la chanson « Silly love songs » (encore un clin d'œil à John), passa quelques jours à New York. Ce téléfilm se nomme « Two of us ». Les acteurs n’y sont guère ressemblants physiquement, mais les manières d’être des deux hommes sont tout à fait respectées, les situations et dialogues excellents, et la réalisation émouvante.
Après une période de silence, entre 1975 et 1980, il revient avec quelques superbes chansons, dont Just like starting over sur son album Double Fantasy (il alterne les chansons avec Yoko). publié trois semaines avant sa tragique disparition : Mark Chapman le tue à coups de revolver devant l’immeuble Dakota alors qu’il revenait d’une séance de mixage de la chanson « Walking on thin ice ».
Yoko voulait acheter l’endroit de Central Park où John Lennon venait souvent rêver, près du Dakota, pour le lui dédier tout en le laissant ouvert au public. Le maire Ed Koch ne pouvait accéder à sa demande, mais accepta qu’elle fasse aménager le lieu à sa convenance et à ses frais (un million de dollars !) sous le nom de « Strawberry fields ». Il fut inauguré en 1981 et constitue avec le Dakota un point de passage quasi-obligé des visites de touristes.
| Image manquante Notes_musique.png | Portail Musique - Accédez à la série des articles de Wikipédia concernant la musique. |
