John Michell

John Michell (172429 avril 1793) était un philosophe et géologue anglais dont les travaux nous sont réellement connus depuis les années 1970 seulement. Il semble que John Michell fut le premier à imaginer un objet céleste assez lourd pour empécher tout échappement de lumière (la notion de vitesse de libération était déjà bien connue à cette époque). Un tel objet serait alors invsible. C'est ce que l'on appelle aujourd'hui un trou noir. Ainsi, Michell devança le mathématicien Pierre-Simon Laplace qui promut lui aussi la même idée dans son livre Exposition du Systeme du Monde en 1796.

Michell suivit sa scolarité au Queens College à Cambridge. Il obtint son M.A. en 1752, et son B.D. en 1761. Il fut nommé professeur en géologie en 1762, et en 1767 recteur de Thornhill dans le Yorkshire, où il mourra. Il fut élu membre de la Royal Society la même année que Henry Cavendish (1760). En 1750, il publia un texte d'environ quatre-vingts pages sur les aimants artificiels (A Treatise of Artificial Magnets), dans lequel il montra une méthode simple pour rendre les aimants plus puissants. En plus de la description de cette méthode qui porte encore son nom, ce texte contient également plusieurs observations précises sur le magnétisme, et notamment sur le phénomène d'induction magnétique. Il fut le réel inventeur de la balance de torsion, qui devenue célèbre dans les mains de Charles-Augustin de Coulomb et de Henry Cavendish. Michell proposa une méthode pour obtenir la densité de la Terre grâce à ce dispositif. Il n'eut pas le temps de le tester, mais Henry Cavendish, plus tard, reprendra cette idée et construira cette balance de torsion qui lui permit de calculer la densité de la Terre avec une bonne approximation. Cette expérience est maintenant connue comme l'expérience de Cavendish.

Quelques unes de ses autres contributions :

See also: John Michell, 1724, 1750, 1752, 1760, 1761, 1762, 1765, 1766, 1767