Kâma
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| mettre ici une illustation | ||||
| Père | sans | |||
| Mère | sans | |||
| Vâhana | perroquet | |||
| Attributs | un arc et des flèches | |||
| Conjoint | Ratî | |||
| Descendance | Aniruddha Thrishâ | |||
| Autres noms | Ananga | |||
Kâma est le dieu de l'amour charnel. Comme l'Eros il sévit avec un arc et des flèches. Son épouse est Ratî ou Revâ, le désir et son frère Krodha, la colère, son fils Aniruddha, Sansrival et sa fille Thrishâ, la soif. Mentionné dans le Rig-Veda comme le plus puissant des dieux, il symbolise le moteur qui pousse les hommes à la perpétuation de leur espèce. Par suite, il régente le samsâra.
Puissance du désir qui dévore les hommes, l'Atharva-Veda l'identifie à Agni, le dieu du feu. D'après les Brâhmana, il est à la source de la création de l'univers, car il aurait instillé à Brâhma le désir de ne pas être seul.
Il est représenté comme un jeune homme, à deux ou huit bras, possédant un arc en canne à sucre dont la corde est une chaîne d'abeilles et cinq flèches de fleurs, lotus bleu, jasmin, fleur de manguier, champaka et shirîsha, qui représentent les sens. Son véhicule est un perroquet et celui de son épouse, Ratî, un pigeon.
À l'origine, Kâma était un être d'une irrésistible beauté, créé par les dieux afin d'obliger Shiva à sortir de son ascèse pour épouser Pârvatî. Il se rendit donc en compagnie du printemps et de son épouse, sur le mont Kailāsa (Kailash) afin de distraire celui-ci. Il décocha au dieu une de ses flèches mais Shiva, furieux, ouvrit son troisième œil, celui de la destruction, et réduisit Kâma en cendres.
D'après le Râmâyana, il aurait été envoyé par les dieux, inquiets par la puissance de l'asura Târaka, pour réveiller Shiva et que ce dernier le défasse. Il subit alors la même punition du dieu en colère.
Cette destruction par Shiva, faisant de lui un dieu sans corps, il porte parfois le nom d'Ananga, « sans corps ». L'épouse de Kâma ayant ému le dieu par ses pleurs, Shiva lui accorda le droit de renaître comme Pradyumna.
Kâma est vénéré par les yogis, car lui seul peut libérer du désir.
Il est généralement considéré comme naissant de lui-même, qualifié de ananya-ja, c'est-à-dire né de nul autre. Son lieu traditionnel de naissance est la ville de Gauhatî dans l'Assam.
Nom local
En japonais, il se nomme Yoku.
Voir aussi
Bibliographie
- Louis Frédéric, Dictionnaire de la civilisation indienne, Robert Laffont, 1987
- Alain Daniélou, Mythes et dieux de l'Inde, Champs Flammarion, 1994
Liens internes
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