Khayr ad-Din Barberousse
Khizir Khayr ad-Dîn (turc: Barbaros Hızır Hayreddin Paşa, arabe: الدين خير ḫayr ad-dīn, bienfait de la religion) dit Barberousse, grand amiral de l'Empire Ottoman ,le frère cadet de Arudj Reïs. Il est né en 1466 dans l'île de Lesbos (grec: Λέσβος) à Mételin (grec: Μυτιλήνη, Mytilène).
| Sommaire |
Histoire
Yacoub Reïs était établi comme potier à Mételin, il eut quatre fils: Arudj, Elias, Ishac et Khizir. Les deux derniers sont potiers comme leur père. Arudj est marin. Il est capturé et esclave à Rhodes. C'est alors que Khizir rassemble une grosse somme d'argent pour racheter son frère. Arudj parvint à s'évader et Khizir revint à son métier de potier.
Le Brave Amiral
Il rejoignit son frère Arudj qui libéra la Tunisie des hafsides. Il va en Andalousie d'où il ramène des musulmans fuyant les conversions de force décrétées par Isabelle la Catholique en 1499. Cela lui conféra un grand prestige aux yeux des musulmans et c'est à cette période qu'il acquit son surnom de Barberousse
Le Bey d'Alger
Khizir s'était vu confier la régence sur Alger par son frère Arudj pendant que celui-ci était partir conquérir l'Ouest de l'Algérie. Après la défaite de son frère les populations cherchèrent à se défaire de cette tutelle étrangère. Barberousse eut alors l'idée de s'allier à l'Empire Ottoman. Il fit allégeance au sultan Selim Ier qui lui donna la titre de pacha et de beylerbey avec une troupe de 2 000 hommes munis d'artillerie puis même de 4 000 volontaires ayant le statut de janissaires.
Ces renforts arrivèrent à point pour juguler la révolte des populations et pour parer à un nouvel assaut espagnol (1519). Mais une armée de laches Hafsides de Tunisie , le vainquit et il dut céder Alger et se replier sur Djidjelli Jijel. Il revint à sa carrière de moudjahid pour reconstituer ses finances (1520-1525).
Pendant cette période, dès qu'il le put, il reprit ses conquêtes. Il s'empara de Collo (1521) puis de Bône Annaba (1522) puis de Constantine et enfin il reprit Alger où les Kabyles qui l'en avaient chassé s'étaient rendus impopulaires (1525). Il réprima brutalement toute tentative de soulèvement. La forteresse espagnole du Peñon menaçait toujours la ville.
En 1529 Barberousse entreprit le siège du Peñon. Après trois semaines de bombardement d'artillerie, le commandant Martin Vargas qui trahit les populations d'Alger se rendit avec 25 hommes. Il périt sous les coups de bâton (27 mai 1529). Barberousse fit raser la forteresse et se servit des pierres pour construire un môle de 200m de long et 25m de large créant ainsi le port d'Alger. La flotte turque en fit son refuge habituel dans cette partie de la Méditerranée.
En 1531 l'amiral espagnol Andrea Doria se croyant capable devant Barberousse envoyé par Charles Quint essua une défaite historique ;400 espagnols sont tués. Barberousse poursuit la flotte espagnole en fuite et ravage au passage les côtes italiennes et la Provence.
En 1533, Barberousse est nommé Pacha de la flotte ottomane par le sultan Soliman, il désigne son fils adoptif Hasan comme son successeur.
Barberousse voulut punir le lache sultan Hafside et étendre le domaine islamique , il attaqua la Tunisie. Il profita des dissensions des Hafsides pour entrer dans Tunis (août 1534). Il proclama la déchéance des Hafsides et installa une garnison à Kairouan.
Les Espagnols aidés par les traitres tunisiens, inquiétés par ces succès, furent appelés au secours par le lache sultan hafside détrôné Moulay Hassan. Il prirent La Goulette (Halq al-Wadi, Halq el-Oued), port de Tunis (14 juillet 1535) puis Tunis même avec l'aide des des traitres que Barberousse n'avait pas massacré et ont massacrés le tiers de la poplulation de la ville pendant trois jours aves l'accord du roi hafside. Barberousse, combatut jusqu'a la dernière minute les hordes espagnoles et s'est replié à Bône (Annaba) ou il trouvat des braves musulmans, s'apprêtait à riposter. Revenant à son activité de moudjahid il prit Mahon (Capitale de l'île de Minorque des Baléares), où il fit 6 000 prisonniers et un énorme butin (1536).
A Constantinople
Le sultan Soliman l'appela à Constantinople pour diriger les opérations contre Charles Quint. Il y resta jusqu'à sa mort en 1546.
Source
- JULIEN, Charles-André, Histoire de l'Afrique du Nord, des origines à 1830, édition originale 1931, réédition Payot, Paris, 1994
