Le Charivari
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| Pays | Image manquante France_flag_large.png France France | |||
| Langue | Français | |||
| Périodicité | ||||
| Genre | Presse satirique | |||
| Date de fondation | 1832 | |||
| Date du dernier numéro | 1937 | |||
| Ville d'édition | ||||
Le Charivari était un journal illustré satirique français publié de 1832 à 1937.
Fondé en 1832 sous le règne de Louis-Philippe Ier par le journaliste républicain Charles Philipon (1800-1862), il devient rapidement un moyen de communication de l’opposition. Il ridiculise avec entrain la monarchie de juillet et la bourgeoisie et fut souvent condamné par les tribunaux. C’est dans le Charivari qu’est apparu la célèbre caricature de Louis-Philippe en forme de poire.
Sa popularité est très importante tant en France qu’à l’étranger puisqu'en Grande-Bretagne le journal Punch est fondé sur le même modèle et est sous-titré The London Charivari.
Le journal connaît un renouveau de popularité sous le Second Empire et il couvre aussi à cette époque les arts, la littérature et le théâtre. Ses opinions étaient alors plutôt conservatrices et c'est dans le Charivari que Louis Leroy qui y était critique d’art fit paraître en 1874 un article critique envers les impressionnistes qui devait leur donner leur nom.
Philipon, lui-même artiste, n’hésite pas à promouvoir l’usage des techniques nouvelles de reproduction graphiques en gravures ainsi que la lithographie et en fait grand usage dans le journal. Celui-ci emploie jusqu'à 20 artistes parmi lesquelles :
- Cham, qui y railla entre autre les impressionnistes
- Honoré Daumier, qui y présente son personnage de Robert Macaire
- Paul Gavarni, qui y caricature la vie parisienne
- Grandville, avec ses dessins d’animaux humanisé
- Nadar, le célèbre photographe, y fut aussi caricaturiste
Le Charivari survécut jusqu’en 1937.
