Légion d'honneur

Sommaire

Historique et description

La Révolution française avait, en effet, aboli toutes les décorations de l'Ancien Régime et les généraux, sous la Convention, avaient pris pour habitude d'attribuer des armes d'honneur (fusil d'honneur, sabre d'honneur, ou encore tambour d'honneur) pour récompenser les actes de bravoure.

L'association des mérites militaires et civils (la répartition actuelle est environ 2/3 1/3), permet à l'ordre de survivre à tous les régimes jusqu'à aujourd'hui, où on dénombre plus de 110 000 légionnaires.

Les légionnaires sont distingués selon trois grades (nombre entre parenthèses) : chevalier (100 000), officier (10 000), commandeur (1 250), et deux dignités : grand officier (250) et grand-croix (75). Dix pour cent sont des femmes.

L'ordre a été remis également à des villes (Luxembourg, Liège, Belgrade, Stalingrad et dernièrement, Alger en 2004), des régiments, des écoles (dont l'École polytechnique), des communautés et des entreprises (dont la SNCF).

La Légion d'honneur n'est pas réservée aux Français : elle est aussi attribuée à titre protocolaire aux chefs d'État, premiers ministres, membres de gouvernement et ambassadeurs étrangers lors de leur venue en France, et à quiconque a servi les intérêts de la France. Par exemple, le 19 février 1999, le président de la République Jacques Chirac a remis l'insigne à des anciens combattants américains de la Première Guerre mondiale.

L'admission et l'avancement dans l'ordre sont prononcés dans la limite de contingents fixés par décret du président de la République pour une période de trois ans. Ces contingents sont répartis entre les différents ministres qui adressent les propositions au grand chancelier. L'accès à l'ordre ne peut se faire dans un grade supérieur à celui de chevalier, sauf quand il s'agit d'honorer une personnalité étrangère : c'est alors en fonction du rang protocolaire des récipiendaires (ainsi le prince Albert de Monaco a été directement élevé à la dignité de grand officier de l'ordre en 1984).

L'attribution est presque automatiques pour les anciens ministres, les préfets honoraires, les anciens députés ou sénateurs (les ministres et parlementaires en activité sont exclus du champ sauf pour faits de guerre), les hauts magistrats et les membres du corps diplomatique. L'obtention d'une médaille d'or aux Jeux olympiques est une promotion spéciale. L'armée obtient cinquant pour cent des places et les autres professions bien représentées sont les policiers, les pompiers, les élus, les hauts fonctionnaires et les représentants des cultes. De plus, à l'origine, les descendants de trois générations successives de décorés de la Légion d'honneur obtenaient ladite décoration par l'hérédité.

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L'insigne est une étoile à cinq rayons doubles émaillés de blanc, les dix pointes boutonnées. L'étoile et les boutons sont en argent pour les chevaliers, en vermeil pour les officiers. Les rayons sont reliés par une couronne, d'argent ou de vermeil suivant le grade, émaillée de vert et composée de feuilles de chêne (à droite) et de laurier (à gauche) et dont les extrémités inférieures, entrecroisées, sont attachées par un nœud. Le centre de l'étoile présente un médaillon en or avec l'effigie de la République, entourée d'un cercle bleu, portant les mots : République Française. L'étoile est suspendue à une couronne, d'argent ou de vermeil suivant le grade, émaillée de vert et composée de feuilles de chêne (cette fois-ci à gauche) et de laurier (cette fois-ci à droite). Au revers, le médaillon d'or porte deux drapeaux tricolores avec l'inscription Honneur et Patrie en exergue ainsi que la date de création de l'ordre : 29 floréal An X.

L'insigne est suspendu à un ruban rouge. La dimension de l'insigne en vermeil des commandeurs est de moitié plus grande que celle des deux premiers grades. Il comporte une rosette pour les officiers. L'insigne des commandeurs est suspendu à une cravate. Les grands officiers portent la croix d'officier mais aussi une plaque sur le côté droit de la poitrine. Les grand-croix portent la même plaque, mais en vermeil, sur le côté gauche de la poitrine. Leur croix de vermeil, presque du double de celle des deux premiers grades, se porte en écharpe, suspendue à un large ruban rouge qui passe sur l'épaule droite.

En tenue civile, les chevaliers portent à la boutonnière un ruban rouge, les officiers une rosette rouge, les commandeurs une rosette rouge sur demi-nœuds en argent, les grands officiers une rosette rouge demi-nœuds moitié argent moitié or, et les grand-croix une rosette rouge sur demi-nœuds en or. Le demi-nœuds est vulgairement appelé « canapé ».

Maison d'éducation de la Légion d'honneur

Lycée de jeunes filles réservé à mille filles, petites-filles et arrière-petites-filles de légionnaires. Voir site officiel de la maison.

Principales autres décorations françaises

L'ordre national du Mérite, destiné, lui, à récompenser les mérites distingués, a été créé le 3 décembre 1963 par le général de Gaulle.

La médaille de la Résistance crée le 9 février 1943 par le général de Gaulle est destinée à récompenser les actes de résistance à l'ennemi.

Refus de la décoration

Certaines personnes choisissent d'accepter la décoration mais refusent de la porter, par exemple Jean d'Ormesson, de l'Académie française.

Musée de la Légion d'honneur

Musée national de la Légion d'honneur,
2, rue Bellechasse,
75007 Paris,
ouvert tous les jours sauf le lundi de 14 heures à 17 heures,
RER : Musée d'Orsay

Voir aussi

Liens internes

Médaille militaire | Ordre national du Mérite | Médaille de la Résistance | Palmes académiques | Mérite agricole | Ordre des Arts et des Lettres

Liens externes

See also: Légion d'honneur, 1802, 1933, 1943, 1963, 1984, 1997, 1999, 19 février, 2004