Lieutenant général


Sous l'Ancien Régime, plusieurs officiers portaient le titre de lieutenant général. D'une manière générale, ce titre désigne un suppléant ou un délégué investi de tous les pouvoirs de la personne qu'il est censé remplacer.

Sommaire

Lieutenant général de province

Le lieutenant général de province était un personnage, issu souvent de la haute aristocratie, qui représentait le roi dans les provinces du royaume. Son rôle était théoriquement d'assurer la suppléance du gouverneur. En fait, les rois espéraient ainsi que leurs influences se neutraliseraient mutuellement, empêchant ainsi toute tentative de révolte. La charge de lieutenant-général devint au XVIIe siècle et surtout au XVIIIe siècle purement honorifique : le titulaire résidait à la Cour et se contentait de toucher les revenus sans effectuer de réel travail. De plus les rois avaient tendance à nommer les fils successeurs de leurs pères, ce qui fit que les offices de lieutenant-général firent quasimment partie du patrimoine de ces familles aristocratiques. Il ne faut pas confondre l'office de lieutenant général avec celui de « lieutenant de roi ». Le lieutenant de roi était subordonné au lieutenant général et son rôle, en essence le même représenter le roi dans les provinces, ne se faisait que dans des ressors beaucoup plus réduits.

Lieutenant général de bailliage

Le lieutenant général de bailliage ou de sénéchaussée était chargé de suppléer au bailli ou au sénéchal.

Lieutenant général de police

Le titre de lieutenant général de police a d'abord été créé pour Gabriel-Nicolas de la Reynie en 1667, à Paris. À partir de 1699, d'autres lieutenants généraux de police furent établis dans les grandes villes de France.

Lieutenant général du royaume

Le titre de lieutenant général du royaume fur parfois donné au régent, le dernier à l'avoir porté étant Louis-Philippe Ier, peu avant son accession au trône.

Lieutenant général des armées

Le grade de lieutenant général des armées ou de lieutenant général des armées navales pour la Marine, était le plus haut de la hiérarchie militaire d'ancien régime. Il n'était surpassé que par les maréchaux et les vice-amiraux, titulaires non d'un grade mais d'un office de la couronne. Le grade de lieutenant général était l'équivalent des actuels grades de général de division et de vice-amiral. Supprimé à la Révolution il fut réintroduit sous la Restauration et définitivement supprimé en 1848.

See also: Lieutenant général, 1667, 1699, 1848, Ancien Régime, Bailliage, Cour, Gouverneur, Général de division