Ligue française pour la défense des droits de l'Homme et du citoyen

La Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen, plus communément appelée Ligue des droits de l'homme ou LDH, est une association à but non lucratif (loi 1901) visant à l'observation, la défense et la promulgation des droits de l'homme au sein de la république Française, dans tous les domaines de la vie publique.

Elle fait partie de la Fédération internationale des Droits de l'Homme.

Sommaire

Histoire

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La LDH est fondée en 1898, soit même avant le vote de la loi de 1901 sur les associations, par le républicain Ludovic Trarieux en défense du capitaine Dreyfus. Se basant sur une défense stricte des droits individuels, au pied de la lettre de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789, la LDH des débuts ne s'intéresse pas aux droits sociaux.

Vers la défense des droits sociaux

Quand Trarieux malade démissionne le 19 octobre 1903, il est remplacé à l'unanimité par le jaurésien Francis de Pressensé. Il y entreprend des réformes statutaires pour lui donner plus de vigueur démocratique et engage la LDH sur la voie de la défense des droits sociaux, notamment par le biais de la défense des syndicalistes, notamment dans la fonction publique où le syndicalisme est alors interdit, comme Marcel Nègre. En mai 1909, la LDH apporte son soutien aux sept postiers appelés à comparaître devant le conseil de discipline pour avoir « préconisé l'entente entre les travailleurs de l'Etat et ceux des industries privées »; après un vif débat, il est décidé d'organiser un meeting en leur soutien, qui rassemblera plus de 6000 personnes. À l'issue du congrès ouvert le 29 mai, cette dérive sociale est contestée par une forte minorité: un tiers des 90 000 ligueurs démissionnent, dont Gabriel Trarieux, fils de Ludovic Trarieux.

La LDH est un lieu de recours contre les injustices ou l'arbitraire. Son 3e président Ferdinand Buisson dira qu'il y a « une affaire Dreyfus partout où il y a un ouvrier qui souffre, un enfant sans instruction, un travailleur sans défense, un vieillard sans asile. »

La LDH et les deux guerres mondiales

En 1914, la LDH rejoint l'Union Sacrée en invouant la nécessité de « briser la dictature militaire d'une puissance qui, ayant fait de la guerre son industrie, l'a imposée aux autres ». À son congrès de 1916, elle s'oppose à toute « paix prématurée », ce qui ne l'empêche pas de défendre les fusillés pour l'exemple. Une minorité se forme après-guerre qui critiquera notamment le Traité de Versailles; cette minorité se maintiendra jusqu'en 1937.

Son Congrès de Tours en 1937 voit l'affrontement entre les partisans de la fermeté face au nazisme et une minorité pacifiste menée par Félicien Challaye, Gaston Bergery ou Léon Emery, dont beaucoup démissionnent de la LDH. Certains suivront la voie de la Collaboration.

La LDH est dissoute en juin par le gouvernement de Vichy. Ses archives sont confisquées par les Allemands, puis passeront aux mains des Russes, avant d'être rapatriées en France à la fin du siècle. Plusieurs de ses membres mourront en déportation ou pour faits de Résistance, dont Victor Basch. Elle se reconstitue clandestinement en 1943, avec un comité central comprenant notamment Pierre Cot, René Cassin et Félix Gouin. La LDH est reconstituée à la Libération et porte Paul Langevin, qui vient d'adhérer au PCF à sa présidence.

Dans la seconde moitié du siècle

A la fin du XXe siècle, la législation de plus en plus restrictive sur le droit des étrangers fournit la plus grande partie de son activité contentieuse.

La LDH en 2004

A la fin 2004, la LDH comptait 7478 adhérents, répartis en 309 sections et 57 fédérations. Ce chiffre est à comparer avec les 170 000 adhérents de son apogée en 1932

Liste des présidents de la LDH

Liste des secrétaires généraux de la LDH

Membres célèbres

Sources externes

Liens externes

Ouvrages de référence

See also: Ligue française pour la défense des droits de l'Homme et du citoyen, 1898, 1903, 1909, 1911, 1912, 1914, 1916, 1926