Limoges

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Limoges
Limoges
Pays
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drapeau de la France

     France
Région Limousin
(chef-lieu)
Département Haute-Vienne
(préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Limoges
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 16 cantons
Code INSEE 87085
Code postal 87000
Maire
Mandat en cours
Alain Rodet
2001-2007
Intercommunalité Limoges Métropole
Longitude 01° 15' 05" est
Latitude 45° 49' 09" Nord
Altitudes moyenne : 294 m
minimale : 209 m
maximale : 431 m
Superficie 7 745 ha
= 77,45 km²
Population sans
doubles comptes
133 968 hab.
(1999)
Densité 1 730 hab./km²

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Limoges est une commune française, située dans le département de la Haute-Vienne et la région Limousin.

Ses habitants sont appelés les Limougeauds.

Limoges est le centre d'une aire urbaine de 250 000 habitants et est mondialement connue pour sa porcelaine et ses émaux.

Sommaire

Géographie

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Topographie de Limoges

Limoges Limòtges en occitan, est située dans le centre-ouest de la France, sur la Vienne.


À 150 kilomètres à vol d'oiseau de l'océan Atlantique, la ville possède un climat tempéré océanique de façade ouest. Les hivers sont donc souvent doux et l'été laisse sa place à un automne clément, véritable été indien. Le total annuel des précipitations est élevé, sous l'influence de la montagne proche, à 910 mm.

Histoire

Il y a plus de 2000 ans, capitale des Lémovices

Avant la fondation de la ville d'Augustoritum par les Romains, le site actuel de Limoges n'a pas accueilli, semble-t-il, d'habitat permanent et organisé. Malgré les traces d'installations néolithiques, seulement trois haches de bronze, qui sont des vestiges préhistoriques ou protohistoriques, ont été découvertes lors du percement de l'avenue de la Révolution en 1892.

L'emplacement originel de la capitale des Lémovices (province gauloise) est probablement situé à quelques kilomètres au sud-est de Saint-Léonard-de-Noblat, sur le plateau dominant le confluent Vienne-Maulde, en amont du Limoges actuel.

L'époque romaine : Augustoritum

Limoges a été fondée par les Romains vers l'an 10 avant notre ère sous le nom d'Augustoritum. L'empereur Auguste décide en effet la fondation d'une nouvelle capitale des Lémovices, dans le cadre de la réorganisation des cités et des provinces gauloises de l'empire romain.

Un vaste coteau surplombant la Vienne est choisi comme site d'implantation de la nouvelle ville. Orienté au sud-est et en pente douce et régulière, ce coteau est moins exposé au gel hivernal. De plus, la ville est placée au carrefour entre l'itinéraire reliant la Méditerranée à l'Armorique et la « voie d'Agrippa », reliant Lugdunum (Lyon) et Mediolanum (Saintes). Pour terminer, à cet endroit la rivière présente un gué qui rend son franchissement possible.

Le nom d'Augustoritum est donné à cette nouvelle ville. Ce nom est dérivé de rito (gué en langue gauloise), et Augusto (en hommage de l'empereur Auguste, grâce à qui la ville a vu le jour). Augustoritum est donc « le gué d'Auguste ».

La ville est construite suivant un réseau de rues parallèles orientées sud-est / nord-ouest, venant croiser en angle droit un autre réseau de rues parallèles orientées nord-est / sud-ouest. Un quadrillage presque parfait est ainsi dessiné, suivant le schéma d'urbanisme en usage chez les Romains.

La ville romaine était très riche et des vestiges sont aujourd'hui encore visibles.

C'est le monument d'Augustoritum qui a le plus marqué la population car il a subsisté en partie jusqu'en 1718 avant d'être enfoui sous la promenade de l'Intendant d'Orsay (actuel jardin d'Orsay).

Limoges de la fin de l'empire romain aux alentours de l'an mil

À la fin du IIIe siècle, Augustoritum est progressivement abandonnée suite aux troubles et à l'insécurité provoqués par les invasions germaniques. La population s'est réfugiée dans un lieu facilement fortifiable : le Puy Saint-Étienne. Dès le VIe siècle, un site voisin (le tombeau de Saint-Martial, dans une nécropole au nord-ouest d'Augustoritum) est également choisi. Dès lors, deux noyaux urbains fortifiés vont se développer :

Non loin du château Saint-Martial, un troisième pôle, associé à l'église Saint-Michel des Lions semble se mettre en place vers le Xe siècle. C'est la résidence vicomtale composée d'une motte avec sa basse cour. Mais ce quartier vicomtal est rapidement relié au château Saint-Martial.

Dans ce paysage de l'an mil, des vestiges de la ville antique se dressent encore, notamment les grands monuments.

Limoges au XIIIe siècle

Au XIIIe siècle, nous avons toujours deux villes mais le château est plus dynamique que la Cité.

À l'extérieur des murailles, les faubourgs prennent beaucoup d'ampleur : faubourg du pont Saint-Martial, faubourg Manigne, faubourg Boucherie. Les Dominicains, les Franciscains, les Carmes s'installent dans ces quartiers populaires.

Le sous-sol de Limoges possède deux ou trois niveaux de caves voûtées et de souterrains, soit creusés dans le tuf, soit maçonnés. Leur construction s'étale probablement sur plusieurs siècles.

Limoges fut au Moyen Âge chef-lieu d'un vicomté.

Pendant les siècles qui suivirent, une longue période de destruction arriva, marquée par la guerre, la peste et la famine.

XVIIIe siècle : la réunion

C'est en 1792 que la Cité fut unie au Château pour finalement former la ville de Limoges. La Révolution française a reçu un écho favorable à Limoges, où les symboles du pouvoir catholique ont été combattus et détruits avec acharnement. Plus de 70 % de la superficie appartenait en effet en 1792 à des institutions religieuses. La démolition de l'abbaye Saint-Martial a duré plus de dix ans. Aujourd'hui, les cryptes de cette abbaye se visitent sous la Place de la République.

C'est un peu plus tard que l'industrie porcelainière s'est développée, ainsi que le flottage du bois destiné à cette même industrie. La population de la ville s'est transformée en travailleurs chargés de retirer le bois de la rivière, l'empiler et le livrer aux fabriques pour l'alimentation des fours à porcelaine. La fabrication de la porcelaine a pu se développer grâce au kaolin, matière première abondante dans la région. Depuis cette période, Limoges est mondialement connue pour sa porcelaine.

Limoges au XIXe siècle

À cette époque, la porcelaine mobilise une grande partie de la population de Limoges. Un prestige internationnal est donné à la porcelaine grâce à des Américains, notamment les Haviland. Ce rayonnement internationnal justifie l'ouverture d'un consulat des États-Unis à Limoges.

Ce siècle voit également la construction de beaucoup des édifices actuels de Limoges. En 1832, le Pont-Neuf est construit (il a été élargi depuis pour faire face à la circulation croissante). La première gare des Bénédictins est mise en service en 1856. Mais elle s'est vite avérée trop petite face à un trafic toujours grandissant. En 1875, c'est le viaduc de la ligne Paris-Toulouse qui est mis en service. À la fin du siècle, des élus municipaux commencèrent l'assainissement du centre ville. Les travaux de démolition ont commencé dans les années 1880. Des nouvelles voies ont alors vu le jour (l'actuelle rue Jean Jaurès en est l'exemple type). À la place des quartiers rasés se sont élevés, entre autres, la préfecture, l'Hôtel des Postes, un cirque en dur (remplacé aujourd'hui par le grand théâtre) et de nombreux immeubles.

L'Hôtel de ville, quant à lui, est ouvert en 1883. Il est construit à la place du couvent de Saint-Gérald (racheté le 03 juillet 1802 par la ville, le couvent a servi de mairie jusqu'en 1878). Le pont de la Révolution voit le jour en 1885.

La précarité des conditions ouvrières a conduit ceux-ci à participer aux mouvements de révolte et de révolution. Pendant la révolution de 1830,de Juillet à Novembre, des grèves éclatent pour l'augmentation des salaires et la diminution de la journée de travail. Le 27 avril 1848 éclatent des incidents ; Théodore Bac prendra la tête du mouvement et pendant 20 jours, jusqu’au 18 mai, Limoges sera au main d’un pouvoir ouvrier. Depuis les événements de 1848, Limoges est devenue « la Rome du Socialisme » selon l’expression de Pauline Roland. Pendant la Commune, les insurgés bloquent un train de soldats en route pour la Capitale. C'est depuis cette époque que Limoges a pris le titre de Ville Rouge.

En 1895, c'est à Limoges que naît la première confédération ouvrière, la Confédération générale du travail (CGT).

Limoges au XXe siècle

L'ancienne gare des bénédictins étant devenue trop petite, une nouvelle gare (l'actuelle gare des Bénédictins) est mise en service en 1929. Limoges a poursuivi son développement tout au long de ce siècle. Ville ouvrière au départ, le secteur tertiaire y occupe aujourd'hui une grande place. De grand équipements viennent renforcer Limoges au cours de ces dernières décennies : Un centre hospitalier universitaire réputé, une université créée en 1968 et qui avoisine les 20 000 étudiants, une bibliothèque multimédia francophone, la technopole, etc.

En 1905, éclatent les émeutes à Limoges : les ouvriers porcelainiers ne supportants plus leurs conditions de travail. Réprimées dans, le sang, le bilan officiel est de 1 mort, l'émotion est grande dans les milieux ouvriers de la France entière. Georges-Emmanuel Clancier s'inspira de cette période dans son roman Le Pain noir.

Et ce n'est pas la fleur au fusil que partent les soldats pour le front en 1914, c'est avec des larmes dans les yeux, comme en témoignent les photographies de l'époque.

Le 21 août 1944, une semaine après Brive, Limoges a été libérée par les résistants FTP, sous le commandement de Georges Guingouin.

Le XXIe siècle

De plus en plus dynamique la ville voit les projets se multiplier, avec notamment la construction en cours du Zénith et l'extension du musée de l'évêché. Limoges, troisième ville du grand sud-ouest, étend de plus en plus sa domination économique sur la région Poitou-Charentes.

Monuments historiques

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Limoges : gare des Bénédictins

Arts du Feu

En parlant de Limoges il n'est pas possible d'ignorer les arts du feu, représentés principalement par la porcelaine, les émaux et les vitraux.

La fabrication de la porcelaine a pu se développer grâce au kaolin, matière première abondante dans la région. Depuis le XVIIIe siècle, Limoges est mondialement connue pour sa porcelaine. L'arrivée de la porcelaine à Limoges est donc très récente en comparaison de l'émail.

Le développement de l'émail date des XIIe et XIIIe siècles. L'émail peint, dont Limoges détient le quasi-monopole, date de la fin du XVe siècle. Après deux siècles de décadence, un nouvel essor de l'émail se réalise dans les années 1880 / 1900, notamment grâce aux peintres passionnés d'art décoratif et aux artisants de la porcelaine.

Économie

Limoges est réputée pour sa porcelaine, fabriquée à partir du kaolin de Saint-Yrieix-la-Perche.

Ouvrière au début du XXe siècle, le secteur tertiaire est maintenant largement dominant.

Administration

Maires de Limoges :

En 1962, Limoges a fusionné avec la petite commune de Beaune-les-Mines.

L'agglomération de Limoges a constitué une communauté d'agglomération, Limoges Métropole.

Limoges est divisée en 16 cantons :

Équipement et transports

Transports en commun

Limoges fait partie des 4 villes françaises (avec Lyon, Nancy et Saint-Étienne) à posséder encore aujourd'hui un réseau de trolleybus et continue à le développer. Les lignes de bus, numérotées de 1 à 41 (dont les 5 lignes de trolley), desservent les communes de Limoges, Condat-sur-Vienne, Feytiat, Isle, Le Palais-sur-Vienne et Panazol, et sont exploitées par la S.T.C.L (Société des Transports en commun de Limoges, souvent appelée TCL). À celà viennent s'ajouter 2 lignes de nuit et 5 lignes circulant les dimanches et jours fériés.

Chemin de fer

Limoges est desservie par deux gares SNCF, la gare des Bénédictins et la gare Montjovis. La première, placée sur l'axe Paris-Toulouse, est la plus importante.

Aéroport international

L'aéroport international de Limoges (appelé Limoges Bellegarde) propose des vols quotidiens vers les grandes villes françaises, européennes (notamment vers Londres avec 3 aller-retours par jour) et mondiales (avec correspondances).

Réseau routier

Limoges est située sur l'autoroute A20, surnommée l'Occitane, qui relie Vierzon à Montauban. Elle permet d'inclure Limoges dans un grand axe autoroutier européen qui va des Pays-Bas à l'Espagne, via Paris et Toulouse.

La N147 et la N21 relient Limoges à Poitiers et Périgueux respectivement. La N141 la relie à Angoulême et Clermont-Ferrand.

Écoles et université

- 40 écoles maternelles - 46 écoles primaires - 14 collèges - 20 lycées

Fondée en 1968, l'université de Limoges compte aujourd'hui près de 20 000 étudiants et est assez réputée, notamment dans le domaine scientifique.

Composantes de l'université :

- 8 restaurants universitaires : - 17 résidences universitaires.

École regroupant les écoles nationales d'art décoratif de Limoges et d'Aubusson : ENSA http://www.ensa-limoges-aubusson.fr Cette école est indépendante de l'université et est sous la tutelle du Ministère de la Culture. Elle offre des cursus art, de design, et de tapisserie. Connue sous le nom d'école des beaux-arts ou école d'art décoratif, l'ENAD de Limoges propose un enseignement d'arts plastiques ou design selon l'option choisie, les diplômes sont obtenus après 3 ou 5 ans. Il n'existe que 5 ENSA en France.

Jumelages et évènements

Sport

L'équipe de basket-ball masculine du Limoges CSP (Cercle Saint-Pierre), créée en 1929 est la plus titrée de France dans ce sport. Les matchs a domicile sont joués à Beaublanc. Le CSP a le palmarès suivant :

Il existe aussi une équipe féminine de basket-ball, le Limoges ABC.

Limougeauds célèbres

Blasonnement

1°) De gueules, au chef de saint Martial de carnation, orné à l'antique d'or, ombré de sable, entre deux lettres gothiques d'or S et M ; au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or. (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884)

Liens externes

See also: Limoges, -52, 1505, 1508, 1520, 1577, 1588