Limoges
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| Limoges | |
|---|---|
| Pays | Image manquante France
France_flag_large.png drapeau de la France |
| Région | Limousin (chef-lieu) |
| Département | Haute-Vienne (préfecture) |
| Arrondissement | Arrondissement de Limoges (chef-lieu) |
| Canton | chef-lieu de 16 cantons |
| Code INSEE | 87085 |
| Code postal | 87000 |
| Maire Mandat en cours | Alain Rodet 2001-2007 |
| Intercommunalité | Limoges Métropole |
| Longitude | 01° 15' 05" est |
| Latitude | 45° 49' 09" Nord |
| Altitudes | moyenne : 294 m minimale : 209 m maximale : 431 m |
| Superficie | 7 745 ha = 77,45 km² |
| Population sans doubles comptes | 133 968 hab. (1999) |
| Densité | 1 730 hab./km² |
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Limoges est une commune française, située dans le département de la Haute-Vienne et la région Limousin.
Ses habitants sont appelés les Limougeauds.
Limoges est le centre d'une aire urbaine de 250 000 habitants et est mondialement connue pour sa porcelaine et ses émaux.
| Sommaire |
Géographie
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Limoges Limòtges en occitan, est située dans le centre-ouest de la France, sur la Vienne.
À 150 kilomètres à vol d'oiseau de l'océan Atlantique, la ville possède un climat tempéré océanique de façade ouest. Les hivers sont donc souvent doux et l'été laisse sa place à un automne clément, véritable été indien. Le total annuel des précipitations est élevé, sous l'influence de la montagne proche, à 910 mm.
Histoire
Il y a plus de 2000 ans, capitale des Lémovices
Avant la fondation de la ville d'Augustoritum par les Romains, le site actuel de Limoges n'a pas accueilli, semble-t-il, d'habitat permanent et organisé. Malgré les traces d'installations néolithiques, seulement trois haches de bronze, qui sont des vestiges préhistoriques ou protohistoriques, ont été découvertes lors du percement de l'avenue de la Révolution en 1892.
L'emplacement originel de la capitale des Lémovices (province gauloise) est probablement situé à quelques kilomètres au sud-est de Saint-Léonard-de-Noblat, sur le plateau dominant le confluent Vienne-Maulde, en amont du Limoges actuel.
L'époque romaine : Augustoritum
Limoges a été fondée par les Romains vers l'an 10 avant notre ère sous le nom d'Augustoritum. L'empereur Auguste décide en effet la fondation d'une nouvelle capitale des Lémovices, dans le cadre de la réorganisation des cités et des provinces gauloises de l'empire romain.
Un vaste coteau surplombant la Vienne est choisi comme site d'implantation de la nouvelle ville. Orienté au sud-est et en pente douce et régulière, ce coteau est moins exposé au gel hivernal. De plus, la ville est placée au carrefour entre l'itinéraire reliant la Méditerranée à l'Armorique et la « voie d'Agrippa », reliant Lugdunum (Lyon) et Mediolanum (Saintes). Pour terminer, à cet endroit la rivière présente un gué qui rend son franchissement possible.
Le nom d'Augustoritum est donné à cette nouvelle ville. Ce nom est dérivé de rito (gué en langue gauloise), et Augusto (en hommage de l'empereur Auguste, grâce à qui la ville a vu le jour). Augustoritum est donc « le gué d'Auguste ».
La ville est construite suivant un réseau de rues parallèles orientées sud-est / nord-ouest, venant croiser en angle droit un autre réseau de rues parallèles orientées nord-est / sud-ouest. Un quadrillage presque parfait est ainsi dessiné, suivant le schéma d'urbanisme en usage chez les Romains.
La ville romaine était très riche et des vestiges sont aujourd'hui encore visibles.
- L'amphithéâtre : monuments de spectacle, les amphithéâtres sont parmi les plus représentatifs de la civilisation romaine. L'amphithéâtre d'Augustoritum, sûrement bâti à la fin du Ier siècle, est aujourd'hui encore en partie visible. Il était situé un peu à l'écart de la ville romaine et avait la forme d'un ovale de 136 mètres par 115 mètres.
C'est le monument d'Augustoritum qui a le plus marqué la population car il a subsisté en partie jusqu'en 1718 avant d'être enfoui sous la promenade de l'Intendant d'Orsay (actuel jardin d'Orsay).
- Le théâtre : des vestiges de cet autre monument de spectacle ont été découverts récemment en bordure de la Vienne, quai Saint-Martial et place Sainte-Félicité. Augustoritum est l'une des rares villes de l'époque à posséder à la fois un amphithéâtre et un théâtre.
- Les thermes : ces lieux si chers aux Romains étaient évidemment présents à Augustoritum. Les thermes des Jacobins (situés au niveau de l'actuelle place des Jacobins de Limoges) datant du IIe siècle et richement décorés, étaient parmi les plus imposants de la Gaule. En 2004 des fouilles dans l'actuel jardin de l'évêché on permis de découvrir de nouveaux thermes.
- Le forum : c'est le cœur des villes romaines. Lieu de rencontres, on y traite de la politique, de la justice, du commerce, de la religion. Le forum d'Augustoritum (100 mètres par 150 mètres), est situé dans la cour de la cité administrative actuelle. Une mosaïque représentant un chien et la phrase « Cave Canem » (Attention au chien)est visible au centre de la bibliothèque francophone multimédia de la ville.
- Les sanctuaires : aucun temple gallo-romain n'a été identifié à Limoges. Selon la tradition, un temple consacré à Vénus, Diane, Minerve et Jupiter se serait élevé là où se trouve l'actuelle cathédrale. Des fouilles devraient avoir lieu en 2004 pour affirmer cette hypothèse.
Limoges de la fin de l'empire romain aux alentours de l'an mil
À la fin du IIIe siècle, Augustoritum est progressivement abandonnée suite aux troubles et à l'insécurité provoqués par les invasions germaniques. La population s'est réfugiée dans un lieu facilement fortifiable : le Puy Saint-Étienne. Dès le VIe siècle, un site voisin (le tombeau de Saint-Martial, dans une nécropole au nord-ouest d'Augustoritum) est également choisi. Dès lors, deux noyaux urbains fortifiés vont se développer :
- La Cité, soumise à l'évêque et dominée par la cathédrale Saint-Étienne.
- Le château Saint-Martial qui regroupait le tombeau de Martial et l'église Saint-Pierre du Sépulcre (culte rendu au premier évêque de Limoges).
Non loin du château Saint-Martial, un troisième pôle, associé à l'église Saint-Michel des Lions semble se mettre en place vers le Xe siècle. C'est la résidence vicomtale composée d'une motte avec sa basse cour. Mais ce quartier vicomtal est rapidement relié au château Saint-Martial.
Dans ce paysage de l'an mil, des vestiges de la ville antique se dressent encore, notamment les grands monuments.
Limoges au XIIIe siècle
Au XIIIe siècle, nous avons toujours deux villes mais le château est plus dynamique que la Cité.
- La Cité, à la population cléricale, se voit dotée d'une nouvelle enceinte qui atteint la Vienne, cela pour protéger l'accès au pont Saint-Étienne contruit par l'évêque. L'activité du port du Naveix est ainsi développée.Mais, elle est victime d'un sac perpétré par le Prince Noir et ses sbires en septembre 1370. La Cité ne se revélera jamais de ce désastre.
- Le Château, quant à lui, a connu un fort développement. Il est entouré de murailles de 12 mètres de haut, entourées d'un fossé de 20 mètres de large et profond de 7 mètres. Ces murailles avaient huit portes et de nombreuses tours (les boulevards qui cernent le centre de la ville actuelle suivent le tracé de ces murailles). C'est l'époque de la grande splendeur de l'abbaye Saint-Martial.
À l'extérieur des murailles, les faubourgs prennent beaucoup d'ampleur : faubourg du pont Saint-Martial, faubourg Manigne, faubourg Boucherie. Les Dominicains, les Franciscains, les Carmes s'installent dans ces quartiers populaires.
Le sous-sol de Limoges possède deux ou trois niveaux de caves voûtées et de souterrains, soit creusés dans le tuf, soit maçonnés. Leur construction s'étale probablement sur plusieurs siècles.
Limoges fut au Moyen Âge chef-lieu d'un vicomté.
Pendant les siècles qui suivirent, une longue période de destruction arriva, marquée par la guerre, la peste et la famine.
XVIIIe siècle : la réunion
C'est en 1792 que la Cité fut unie au Château pour finalement former la ville de Limoges. La Révolution française a reçu un écho favorable à Limoges, où les symboles du pouvoir catholique ont été combattus et détruits avec acharnement. Plus de 70 % de la superficie appartenait en effet en 1792 à des institutions religieuses. La démolition de l'abbaye Saint-Martial a duré plus de dix ans. Aujourd'hui, les cryptes de cette abbaye se visitent sous la Place de la République.
C'est un peu plus tard que l'industrie porcelainière s'est développée, ainsi que le flottage du bois destiné à cette même industrie. La population de la ville s'est transformée en travailleurs chargés de retirer le bois de la rivière, l'empiler et le livrer aux fabriques pour l'alimentation des fours à porcelaine. La fabrication de la porcelaine a pu se développer grâce au kaolin, matière première abondante dans la région. Depuis cette période, Limoges est mondialement connue pour sa porcelaine.
Limoges au XIXe siècle
À cette époque, la porcelaine mobilise une grande partie de la population de Limoges. Un prestige internationnal est donné à la porcelaine grâce à des Américains, notamment les Haviland. Ce rayonnement internationnal justifie l'ouverture d'un consulat des États-Unis à Limoges.
Ce siècle voit également la construction de beaucoup des édifices actuels de Limoges. En 1832, le Pont-Neuf est construit (il a été élargi depuis pour faire face à la circulation croissante). La première gare des Bénédictins est mise en service en 1856. Mais elle s'est vite avérée trop petite face à un trafic toujours grandissant. En 1875, c'est le viaduc de la ligne Paris-Toulouse qui est mis en service. À la fin du siècle, des élus municipaux commencèrent l'assainissement du centre ville. Les travaux de démolition ont commencé dans les années 1880. Des nouvelles voies ont alors vu le jour (l'actuelle rue Jean Jaurès en est l'exemple type). À la place des quartiers rasés se sont élevés, entre autres, la préfecture, l'Hôtel des Postes, un cirque en dur (remplacé aujourd'hui par le grand théâtre) et de nombreux immeubles.
L'Hôtel de ville, quant à lui, est ouvert en 1883. Il est construit à la place du couvent de Saint-Gérald (racheté le 03 juillet 1802 par la ville, le couvent a servi de mairie jusqu'en 1878). Le pont de la Révolution voit le jour en 1885.
La précarité des conditions ouvrières a conduit ceux-ci à participer aux mouvements de révolte et de révolution. Pendant la révolution de 1830,de Juillet à Novembre, des grèves éclatent pour l'augmentation des salaires et la diminution de la journée de travail. Le 27 avril 1848 éclatent des incidents ; Théodore Bac prendra la tête du mouvement et pendant 20 jours, jusqu’au 18 mai, Limoges sera au main d’un pouvoir ouvrier. Depuis les événements de 1848, Limoges est devenue « la Rome du Socialisme » selon l’expression de Pauline Roland. Pendant la Commune, les insurgés bloquent un train de soldats en route pour la Capitale. C'est depuis cette époque que Limoges a pris le titre de Ville Rouge.
En 1895, c'est à Limoges que naît la première confédération ouvrière, la Confédération générale du travail (CGT).
Limoges au XXe siècle
L'ancienne gare des bénédictins étant devenue trop petite, une nouvelle gare (l'actuelle gare des Bénédictins) est mise en service en 1929. Limoges a poursuivi son développement tout au long de ce siècle. Ville ouvrière au départ, le secteur tertiaire y occupe aujourd'hui une grande place. De grand équipements viennent renforcer Limoges au cours de ces dernières décennies : Un centre hospitalier universitaire réputé, une université créée en 1968 et qui avoisine les 20 000 étudiants, une bibliothèque multimédia francophone, la technopole, etc.
En 1905, éclatent les émeutes à Limoges : les ouvriers porcelainiers ne supportants plus leurs conditions de travail. Réprimées dans, le sang, le bilan officiel est de 1 mort, l'émotion est grande dans les milieux ouvriers de la France entière. Georges-Emmanuel Clancier s'inspira de cette période dans son roman Le Pain noir.
Et ce n'est pas la fleur au fusil que partent les soldats pour le front en 1914, c'est avec des larmes dans les yeux, comme en témoignent les photographies de l'époque.
Le 21 août 1944, une semaine après Brive, Limoges a été libérée par les résistants FTP, sous le commandement de Georges Guingouin.
Le XXIe siècle
De plus en plus dynamique la ville voit les projets se multiplier, avec notamment la construction en cours du Zénith et l'extension du musée de l'évêché. Limoges, troisième ville du grand sud-ouest, étend de plus en plus sa domination économique sur la région Poitou-Charentes.
Monuments historiques
- Crypte Saint-Martial : place de la République (Xe siècle)conserve encore les tombeaux de saint Martial, de ses deux compagnons Alpinien et Austriclinien et de sainte Valérie
- Amphithéâtre gallo-romain : jardin d'Orsay, seuls quelques amas de pierre ont survécu à l'asseau du temps.
- Couvent des Carmes (XIIIe siècle) : avenue Saint-Éloi. À l'emplacement du couvent fut construit une banque qui a soigneusement inscrit dans ses murs les anciens arcs sur lesquels subsistent de magnifiques peintures médiévales.
- Pavillon du Verdurier (XXe siècle). Ancien réfrégirateur géant de style Art Déco, il sert désormais de hall d'exposition.
- Cathédrale Saint-Étienne (XIIIe-XIXe siècles)
- Souterrains de la ville (Moyen Âge)
- Chapelle Saint-Aurélien (XIVe et XVIIe siècle): ce petit édifice renferme les reliques de second évêque de Limoges, saint patron de la confrérie des Bouchers. Elle renferme des statuts médiévales et un magnifique retable baroque.
- Château de Beauvais (XVIIIe siècle) : Landouge. Ancien demeure des abbés de l'abbaye Saint-Martial, elle fut construit sur les plans de l'architecte limousin Joseph Brousseau.
- Château des Essarts (XVIIe siècle) : Beaune-les-Mines
- Caserne de la Visitation (XVIIe siècle): cet ancien couvent, affecté jusqu'à ces dernières années à l'armée, a conservé son église à dôme construite par Brousseau.
- Pont St-Martial (bases de l'époque romaine)
- Pont St-Etienne (XIIIe siècle)
- Église Saint-Michel-des-Lions (XIVe siècle). Cette église conserve, depuis la Révolution française, les reliques de saint Martial. Elle possède de magnifiques vitraux des XVe et XVIe siècles, deux piétas médiévales et de nombreux objets de cultes.
- Église Saint-Pierre-du-Queyroix (XIIIe siècle). Ce petit édifice conserve un vitrail du XVIe siècle, une armoire de reliquaires. Derrière cette église, est né il a plus de 50 ans le fameux club de basket du Cercle Saint-Pierre, plus connu sous le sigle CSP.
- Église de Beaune-les-Mines
- Palais de l'Évêché (XVIIIe siècle). De l'architecte limousin Brousseau, ce palais a conservé de l'époque de sa construction sa magnifique chapelle. Il est le siège du Musée de l'Email.
- Fontaine des Barres (XVIIe siècle)
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- Gare des Bénédictins (XXe siècle)
- Halles centrales (XIXe siècle): le « ventre de Limoges » fut dessiné dans les ateliers de Gustave Eiffel.
- Place Denis Dussoubs (XVIIIe siècle): cette ancienne place royale est longée de magnifiques immeubles en briques rouges.
- Tribunal (IIIe république)
- Village de la boucherie (Moyen Âge): il s'agit du quartier le plus pittoresque de Limoges, le long de la rue du même nom et des ruelles alentours, les maisons à colombages et les fenêtres à meneaux rappellent les activités du quartier tournées vers la viande.
- Quartier de la cité (Moyen Âge)
- Ancien hôpital (XVIIIe siècle) : Bibliothèque francophone multimédia (constuite par l'architecte Pierre Riboulet, elle a ouvert en 1998)
- Hôtel Estienne de la Rivière (XIXe siècle) : place du Présidial
- Hôtel Maledent de Savignac de Feytiat (XVIIe siècle) : rue Haute-de-la-Comédie. Ce petit immeuble a conservé de son époque de construction un portail classique et une cour intérieure à colonnade.
- Hôtel de Ville et fontaine (XIXe siècle)
- Lycée Gay-Lussac (XVIIe siècle): l'ancien collège des Jésuites, dont seule la chapelle a survécu, fut reconstruit sur les plans de l'architecte Brousseau dans un brillant style classique.
- Cour du Temple (XVIIe siècle): cette petite place est bordée par un hôtel particulier à colonnade et à pans de bois, c'est sans doute le lieu le plus enchanteur de Limoges.
- Musée Adrien Dubouché (XIXe siècle)
- Dome technopole : Ester (XXe siècle)
- Préfecture (XXe siècle)
- Four des Casseaux (XIXe siècle): il est l'un des derniers fours à porcelaine de la ville, témoin du passé industriel de Limoges.
Arts du Feu
En parlant de Limoges il n'est pas possible d'ignorer les arts du feu, représentés principalement par la porcelaine, les émaux et les vitraux.
- La porcelaine
La fabrication de la porcelaine a pu se développer grâce au kaolin, matière première abondante dans la région. Depuis le XVIIIe siècle, Limoges est mondialement connue pour sa porcelaine. L'arrivée de la porcelaine à Limoges est donc très récente en comparaison de l'émail.
- L'émail
Le développement de l'émail date des XIIe et XIIIe siècles. L'émail peint, dont Limoges détient le quasi-monopole, date de la fin du XVe siècle. Après deux siècles de décadence, un nouvel essor de l'émail se réalise dans les années 1880 / 1900, notamment grâce aux peintres passionnés d'art décoratif et aux artisants de la porcelaine.
Économie
Limoges est réputée pour sa porcelaine, fabriquée à partir du kaolin de Saint-Yrieix-la-Perche.
Ouvrière au début du XXe siècle, le secteur tertiaire est maintenant largement dominant.
- Industrie mécanique et électrique (Usines Renault Trucks et siège de la multinationale Legrand)
- Chimie
- Technopole ESTER, point de rencontre des industries de pointes
- Siège de nombreuses administrations (dont le siège national du CNASEA)
Administration
Maires de Limoges :
- 1881-1885 : Louis Casimir Ranson
- 1885-1887 : Adrien Tarrade
- 1887-1888 : Louis Joly
- 1889-1892 : Émile Labussière
- 1892-1895 : François Chénieux
- 1895-1906 : Émile Labussière
- 1906-1910 : François Chénieux
- 1910-1912 : Émile Dantony
- 1912-1941 : Léon Betoulle
- 1941-1944 : André Faure
- 1944-1945 : Henri Chadourne
- 1945-1947 : Georges Guingouin
- 1947-1956 : Léon Betoulle
- 1956-1990 : Louis Longequeue (PS)
- 1990- : Alain Rodet (PS)
En 1962, Limoges a fusionné avec la petite commune de Beaune-les-Mines.
L'agglomération de Limoges a constitué une communauté d'agglomération, Limoges Métropole.
Limoges est divisée en 16 cantons :
- Le canton de Limoges-Beaupuy est formé d'une partie de Limoges (7 227 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Carnot est formé d'une partie de Limoges (8 976 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Centre est formé d'une partie de Limoges (7 336 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Cité est formé d'une partie de Limoges (7 891 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Condat est formé d'une partie de Limoges et des communes de Condat-sur-Vienne, Solignac et Le Vigen (17 826 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Corgnac est formé d'une partie de Limoges (9 644 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Couzeix est formé d'une partie de Limoges et de la commune de Couzeix (9 115 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Émailleurs est formé d'une partie de Limoges (15 442 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Grand-Treuil est formé d'une partie de Limoges (6 656 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Isle est formé d'une partie de Limoges et de la commune d'Isle (13 288 habitants) ;
- Le canton de Limoges-La Bastide est formé d'une partie de Limoges (10 585 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Landouge est formé d'une partie de Limoges (12 806 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Le Palais est formé d'une partie de Limoges et de la commune du Palais-sur-Vienne (11 886 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Panazol est formé d'une partie de Limoges et des communes de Aureil, Feytiat, Panazol et Saint-Just-le-Martel (20 494 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Puy-las-Rodas est formé d'une partie de Limoges (9 757 habitants) ;
- Le canton de Limoges-Vigenal est formé d'une partie de Limoges (10 177 habitants).
Équipement et transports
Transports en commun
Limoges fait partie des 4 villes françaises (avec Lyon, Nancy et Saint-Étienne) à posséder encore aujourd'hui un réseau de trolleybus et continue à le développer. Les lignes de bus, numérotées de 1 à 41 (dont les 5 lignes de trolley), desservent les communes de Limoges, Condat-sur-Vienne, Feytiat, Isle, Le Palais-sur-Vienne et Panazol, et sont exploitées par la S.T.C.L (Société des Transports en commun de Limoges, souvent appelée TCL). À celà viennent s'ajouter 2 lignes de nuit et 5 lignes circulant les dimanches et jours fériés.
Chemin de fer
Limoges est desservie par deux gares SNCF, la gare des Bénédictins et la gare Montjovis. La première, placée sur l'axe Paris-Toulouse, est la plus importante.
Aéroport international
L'aéroport international de Limoges (appelé Limoges Bellegarde) propose des vols quotidiens vers les grandes villes françaises, européennes (notamment vers Londres avec 3 aller-retours par jour) et mondiales (avec correspondances).
Réseau routier
Limoges est située sur l'autoroute A20, surnommée l'Occitane, qui relie Vierzon à Montauban. Elle permet d'inclure Limoges dans un grand axe autoroutier européen qui va des Pays-Bas à l'Espagne, via Paris et Toulouse.
La N147 et la N21 relient Limoges à Poitiers et Périgueux respectivement. La N141 la relie à Angoulême et Clermont-Ferrand.
Écoles et université
- Enseignement primaire et secondaire (chiffres 2001)
- 40 écoles maternelles - 46 écoles primaires - 14 collèges - 20 lycées
- L'université de Limoges http://www.unilim.fr/
Fondée en 1968, l'université de Limoges compte aujourd'hui près de 20 000 étudiants et est assez réputée, notamment dans le domaine scientifique.
Composantes de l'université :
- 5 facultés (droit et sciences économiques, médecine, pharmacie, lettres et sciences humaines, sciences et techniques) ;
- 3 instituts : institut universitaire de technologie, institut de préparation à l'administration générale, institut universitaire professionnalisé ;
- 2 écoles d'ingénieurs (École Nationale Supérieure d'Ingénieurs de Limoges et l'École Nationale Supérieure de Céramique Industrielle) ;
- 15 services communs (centre de formation d'apprentis de l'enseignement supérieur de la Région Limousin, centre de microscopie électronique, centre de ressources et d'innovations pédagogiques, centre universitaire de cytométrie, centre universitaire de formation des enseignants et formateurs, institut de recherche sur l'enseignement des mathématiques, presses universitaires de Limoges, service commun de la documentation, service commun informatique, service commun de résonance magnétique nucléaire, service universitaire des activités physiques et sportives, service universitaire de formation permanente, service universitaire d'information et d'orientation, station universitaire du Limousin, service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé) :
- 2 écoles doctorales et 6 instituts de recherche (826 enseignants chercheurs, 618 jeunes chercheurs en thèse (chiffres 2003) ;
- 8 restaurants universitaires : - 17 résidences universitaires.
- L'École Nationale Supérieure d'Art de design Limoges Aubusson
École regroupant les écoles nationales d'art décoratif de Limoges et d'Aubusson : ENSA http://www.ensa-limoges-aubusson.fr Cette école est indépendante de l'université et est sous la tutelle du Ministère de la Culture. Elle offre des cursus art, de design, et de tapisserie. Connue sous le nom d'école des beaux-arts ou école d'art décoratif, l'ENAD de Limoges propose un enseignement d'arts plastiques ou design selon l'option choisie, les diplômes sont obtenus après 3 ou 5 ans. Il n'existe que 5 ENSA en France.
Jumelages et évènements
- Charlotte (États-Unis)
- Fürth (Allemagne)
- Grodno (Biélorussie)
- Plzen (République tchèque)
- Seto (Japon)
- Les Francophonies en Limousin : Le festival international des théâtres francophones se déroule tous les ans durant le mois de septembre. Il a fêté sa vingtième édition en 2003.
- Foire à la brocante : tous les deuxièmes dimanches du mois dans le quartier de la Cité.
- Danse emoi : festival biennal de la danse contemporaine (en février), l'un des plus importants de France.
- Lire à Limoges : le grand salon du livre, tous les ans an avril.
- Foire exposition de Limoges : tous les ans pendant la semaine de l'Ascension en mai.
- Foire à l'ancienne de la Saint Loup : le dernier week-end de mai.
- Fête des ponts : sur les bords de Vienne, à la mi-juin.
- Tour cycliste du Limousin : l'arrivée se fait à Limoges dans la 2ème quinzaine d'août.
- Frairie des petits ventres : le 3ème vendredi d'octobre, triperie traditionnelle dans la rue de la Boucherie.
- Festival « Jazz en Limousin » : en novembre.
- Foire des Saints Innocents : le dernier week-end de décembre, foire traditionnelle.
- Grande fête foraine d'hiver : en décembre au Champ de Juillet.
Sport
L'équipe de basket-ball masculine du Limoges CSP (Cercle Saint-Pierre), créée en 1929 est la plus titrée de France dans ce sport. Les matchs a domicile sont joués à Beaublanc. Le CSP a le palmarès suivant :
- Champion d'Europe : 1993
- Coupe d'Europe Korac : 1982, 1983, 2000
- Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes : 1988
- Tournoi des As : 1988, 1990
- Champion de France Pro A : 1983, 1984, 1985, 1988, 1989, 1990, 1993, 1994, 2000
- Champion de France Pro B : 2001
- Coupe de la Fédération : 1982, 1983, 1985
- Coupe Robert Busnel : 1994, 1995, 2000, 2003
Il existe aussi une équipe féminine de basket-ball, le Limoges ABC.
Limougeauds célèbres
- Sedullos (mort en -52), chef gaulois
- Léonard Limosin (1505-1577), émailleur et peintre
- Jean Dorat (1508-1588) humaniste et poète
- Pierre Courteys (1520-1591), émailleur et peintre
- Gabriel Nicolas de la Reynie (1625-1709), premier lieutenant général de Police
- Henri-François d'Aguesseau (1668-1751), chancelier
- Etienne de Silhouette (1709-1767), contrôleur général des Finances
- Pierre-Victurnien Vergniaud (1753-1793), révolutionnaire girondin
- Jean-Baptise Jourdan (1762-1833), maréchal de France
- Thomas-Robert Bugeaud (1784-1849), maréchal de France
- Sadi Carnot (1837-1894), président de la république
- Auguste Renoir (1841-1919), peintre
- Léon Jouhaud (1874-1945), émailleur
- Georges Catroux (1877-1969), général résistant
- Maryse Bastié (1898-1952), aviatrice
- Roland Dumas (1922-), ministre et président du conseil constitutionnel
Blasonnement
- 1°) De gueules, au chef de saint Martial de carnation, orné à l'antique d'or, ombré de sable, entre deux lettres gothiques d'or S et M ; au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or. (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884)
Liens externes
- Site de la mairie
- Site de l'Office de Tourisme
- Site du CSP (basket)
- Site de la Bibliothèque francophone multimédia (Bfm)
- Site du Musée National Adrien Dubouché, spécialisé dans la porcelaine
- Limoges sur Wikitravel
