Louis-Alexandre Berthier

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Le maréchal Berthier

Louis-Alexandre Berthier est né à Versailles le 20 novembre 1753 et est décédé à Bamberg le 1er juin 1815 il était un militaire français.

Son père était ingénieur-géographe de l´armée et avait été anobli par Louis XV pour services rendus.

Louis Alexandre est reçu à l´École royale du génie de Mezières en 1764. Le 1er janvier 1766, il est nommé ingénieur-géographe à treize ans et fait la guerre d´Amérique y gagnant son grade de colonel. La chronologie ci-dessous montre son parcourt dans l´armée. Au début de la révolution, comme major général de la garde nationale à Versailles, il facilite l´émigration de diverses personnalités dont le comte d´Artois, les Polignacs et les deux tantes du roi. Lors du ravage du palais de Bellevue par les manifestants, il rétablit durement l´ordre ce qui lui valut l´opposition des patriotes et le renvoi de l´armée.

Il fut employé par Rochambeau, puis par Lafayette ensuite par Luckner. Quand la royauté fut abolie, il fut destitué. En mai 1793, Berthier fut rappelé et nommé chef d´état majeur du ci-devant duc de Biron en Vendée pour être révoqué trois semaines plus tard.

Le 2 mars 1796, il fut nommé chef d´état major de l´armée d´Italie sous les ordres de Bonaparte. Leur collaboration fut fructueuse par son abnégation complète, tenant toujours sa réserve au deuxième rang; sa modestie, sa discrétion captivèrent Bonaparte qui l´utilisa comme agenda vivant pour diriger son bureau, comme technicien des cartes capable de traduire les conceptions du chef. Cependant , il fut toujours incapable de rédiger les ordres du jour et les proclamations pompeuses.

En 1797, avec Monge, il remit au Directoire le traité de Campo-Formio. Lorsque Bonaparte partit pour le Congrès de Rastadt, le commandement de l´armée lui fut confié ce qu´il tenta de refuser. Il occupa Rome et prit possession du Château Saint-Ange et proclama la république romaine.

Berthier tomba amoureux de la Visconti. Ne supportant pas les protestations de l´opinion publique pour les exactions françaises, il remit son commandement à Masséna et rejoignit la femme de ses rêves.

Bonaparte l´amena en Égypte où il rendit de très précieux services toujours comme chef d´état major et revint en France avec le chef pour préparer le coup d'État du 18 brumaire.

Dès le Consulat, Bonaparte le désigne comme ministre de la guerre. Sous l´Empire, il fait partie de la promotion de maréchaux de 1805, fut comblé de faveurs dont la principauté de Neuchatel où il ne mettra jamais les pieds. Napoléon le maria avec Marie Élisabeth, fille du prince de Bavière-Birkenfeld (9 mars 1808).

Il représente Napoléon, à Vienne, au mariage avec Marie-Louise. Durant la campagne de Russie, il tente de convaincre Napoléon de ne pas poursuivre vers Moscou. Au combat de Brienne, le 24 février 1814, il reçut un coup de lance sur la tête. À la Première Restauration, Louis XVIII l´accueille au souvenir de son attitude passée à Versailles ; il fut capitaine de la Garde et pair de France.

Au retour de l´Île d'Elbe, il suit le roi à Gand puis se réfugie dans son château à Bamberg où il meurt, le 1 juin 1815, avant Waterloo, tombant de la fenêtre du troisième étage par suicide ou assassiné.

À Sainte-Hélène, Napoléon fut dur pour Berthier. Citons le Mémorial :

Note du jeudi 16 novembre 1915 :

« c´est que Berthier, après tout, n´était pas sans talents, disait (…) l´Empereur ; je suis loin de renier sa personne et mes sentiments; mais ses talents, son mérite, étaient spéciaux et techniques, et hors de là sans nul esprit quelconque, et puis si faible. »

mais, plus loin :

« Voilà quel était le mérite de spécial de Berthier ; il était des plus grands et des plus précieux pour moi, observait l´Empereur ; nul autre n´eût pu le remplacer. »

Cette atitude négative de Napoléon á l´égard de Berthier tient probablement au fait que, contrairement à d´autres maréchaux, ce dernier, après le retour de l´île d´Elbe, resta auprès de Louis XVIII et ne participera pas de la bataille de Waterloo.

(Napoléon : Si j´avais eu Berthier, je n´aurais pas eu ce malheur) En outre, Napoléon professait un dégoût certain envers le suicide.

Chronologie

Sources

Liens externes

See also: Louis-Alexandre Berthier, 1753, 1808, 1815, 1er juin, 20 novembre, 9 mars, André Masséna