Machine à sous
machines à sous : appareils de loteries vidéo; bandit-manchot; keno; tactilos, etc.
Appareils électroniques de jeux de hasard et d'argent qui ne demande aucune stratégie ou habileté particulière et dont les lots sont déterminés au lancement du jeu et non pas au moment de leur arrêt par l'utilisateur. Ainsi le bouton, levier, ou la pression du doigt sur un écran tactile, (etc.) afin de signifier à l'appareil de s'arrêter n'ont d'utilité que celle d'induire l'illusion d'un contrôle par l'utilisateur. Certains sont en réseau, tels ceux que l'on retrouve dans les casinos ; d'autres sont indépendants de tout réseau. Dans cette dernière configuration, les lots sont déterminés de façon indépendante pour chacun des appareils. Statistiquement, chacun des tours (chaque fois que la machine est lancée) sont indépendants, et ce que l'appareil soit configuré en réseau ou non. Que l’utilisateur change de machine (à chaque fois que l’on « joue ») ou qu'il conserve la même, ses probabilités (chances) de gagner sont strictement identiques.
Ces machines sont très lucratives pour les sociétés qui les gèrent. Elles représentent généralement plus de 80% des profits des casinos. Très addictives, elles sont responsables de la majorité des cas de jeu pathologique recensés au sein des populations où elles sont présentes. Au Québec (1), elles ont été légalisées à la fin des années 80 et installées dans les bars et autres débits d’alcool sur l’ensemble du territoire. Devenues très accessibles, elles sont, dans ce pays, responsables d’environ 80% des cas de jeu pathologique recensés. On évalue que les joueurs pathologiques contribuent à un étonnant 59,1 % des revenus provenant de ces appareils et que ceux-ci rapportent donc au Québec plus du tiers des profits de la société d’État qui les gèrent (Loto-Québec).
(1) Lire à ce sujet le syndrome québécois
(2) D'après les estimations du sociologue Serge Chevalier, de l'Institut national de santé publique, à eux seuls, les accros du vidéopoker ont permis à Loto-Québec d'engranger quelque 441 millions en profits l'an passé. Cette somme dépasse de loin l'ensemble des profits que la société d'État a réalisés dans ses trois casinos.
M. Chevalier a basé son analyse sur une enquête entreprise en 2002 par l'INSP et le Centre québécois d'excellence pour la prévention et le traitement du jeu. On a interrogé 8842 Québécois sur leurs habitudes de jeu et sur les sommes qu'ils y consacrent.
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