Maurice Couve de Murville
Reçu au concours de l'inspection des finances en 1930, il siège en 1940 à la commission d'armistice de Wiesbaden. En mars 1943, après le débarquement américain en Afrique du Nord, est un des rares fonctionnaires de Vichy à Alger, où il se met au service du général Henri Giraud. Le 7 juin 1943, il est nommé commissaire aux finances du CFLN (Comité français de la Libération nationale).
En février 1945, il devient membre du GPRF (Gouvernement Provisoire de la République française) avec le rang d'ambassadeur auprès du gouvernement italien. Il occupe ensuite plusieurs postes d'ambassadeur de France, au Caire (1950 à 1954, auprès de l'OTAN (1954), à Washington (1955 à 1956) et à Bonn (1956 à 1958).
Lors du retour au pouvoir du général de Gaulle, il devient ministre des Affaires étrangères, poste qu'il conserve jusqu'en 1968, avant de devenir un éphémère Premier ministre, en remplacement de Georges Pompidou.
Mandats politiques
- 1er juin 1958 - 31 mai 1968 : ministre des Affaires étrangères.
- 10 juillet 1968 - 20 juin 1969 : Premier ministre (Gouvernement Maurice Couve de Murville)
- 1968 et 1973 - 1986 : député UDR puis RPR de Paris.
- 1973 - 1978 : président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
- 1986-1995 : sénateur de Paris.
Œuvres
- Une politique étrangère, 1958-1969 (1971)
- Le Monde en face (1989)
Citation extraite du livre Une politique étrangère 1959-1969
- La volonté, c'est celle d'être soi-même l'artisan de son destin - autant qu'on le peut, et on le peut bien davantage qu'on ne le croit communément. C'est de ne s'en laisser imposer ni du dedans, ni du dehors, ni tout simplement par l'incident du jour. C'est de pratiquer une politique délibérée, voulue précisément, que l'on définit soi-même. Se laisser imposer sa politique, c'est d'ailleurs être assuré de recueillir, de chaque action, les seuls désavantages.
| Précédé par Georges Pompidou | Premier ministre de la France | Suivi par Jacques Chaban-Delmas |
