Microsoft
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Microsoft Corporation (Microcomputer Software) est une entreprise étasunienne (américaine) du secteur informatique dont le siège social est situé à Redmond (1 Microsoft Way), dans l’État de Washington. C’est le plus gros éditeur de logiciels informatiques du monde, avec plus de 90% des parts de marché sur certaines catégories de produit, notamment au niveau des systèmes d’exploitation.
Microsoft développe et produit également un large éventail de logiciels et de périphériques.
Cette entreprise est connue pour plusieurs de ses logiciels et plus particulièrement :
- Les systèmes d’exploitations MS-DOS et Windows
- La suite bureautique Office, composée notamment de Word, Excel et PowerPoint
- Des outils de développement :
- Les Basics : MS-Basic, GWBasic, QBasic.
- Les Visuals : Visual.Net, Visual Basic, Visual C++, Visual FoxPro.
C’est aussi l’une des plus importantes capitalisations boursières. La société emploie environ 55 000 personnes à travers le monde, et est dirigée depuis le 14 janvier 2000 par Steve Ballmer.
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Actualité en bref
Piratage
La société Microsoft a été condamnée par le tribunal de commerce de Nanterre le 27 septembre 2001 à trois millions de francs de dommages et intérêts.
Procès antitrust
Le 24 mars 2004, à la suite de quatre années d’enquête du commissaire européen à la concurrence Mario Monti, la Commission européenne rend sa décision dans le procès anti-trust qui l’oppose à la firme.
Le verdict rendu documente en détail la position monopolistique de Microsoft et ses pratiques illégales. Il lui inflige par ailleurs une sanction historique de 497 millions d'euros. Enfin, la firme devra ouvrir certaines parties de son code à la concurrence et vendre séparément certaines applications. Microsoft devra notamment vendre une version de Windows sans Windows Media Player. Cette décision ne sera pas effective, Microsoft ayant décidé de vendre Windows Limited Media Edition au même prix que la version complete
Un appel interjeté par la firme (8 juin 2004) ne serait pas suspensif. La somme de l’amende a été réglée le 1er juillet 2004.
Pour plus d’informations, vous pouvez par exemple consulter Google News.
Dirigeants
- William Henry Gates III, plus connu sous le pseudonyme de Bill Gates : Directeur de l’architecture logicielle (il fut PDG de 1975 à 2000) ;
- Steve Ballmer : Directeur Général depuis Janvier 2000 ;
Activités
Microsoft est l’un des plus importants éditeurs de logiciels au monde, et il est permis de se demander s'il dépassa IBM à cet égard vers le milieu des années 90 : une licence MVS pouvait être louée alors 180 000 F par mois, tandis que Windows était vendu une fois pour toutes (ou au moins jusqu’à sa prochaine version) mais le nombre de mainframes IBM se comptait en centaines de milliers, pas en dizaines de millions, et tous n’étaient pas sous MVS.
La société est présente depuis ses débuts dans le hardware (les souris Microsoft, quelque temps le Microsoft Sound System qui ne s’imposa pas, puis quelques claviers); le matériel ne semble jamais avoir dépassé 10% du chiffre d’affaires de Microsoft. Elle s’est diversifiée dans les services, et a brocardé à cet égard IBM dans un clip nommé Windows of choice et inspiré de Fatboy Slim. Pour la petite histoire, Windows 95 avait été lancé par une campagne médiatique planétaire articulée sur la chanson des Rolling Stones Start me up.
Microsoft pratique comme la plupart des entreprises de grande taille le lobbying, notamment en tant que deuxième plus grosse source de financement de George W. Bush pour les présidentielles.
Logiciels
Politique de filière
- Les revenus du BASIC de Microsoft lui ont fourni les revenus lui permettant de développer le DOS.
- Les revenus du DOS lui ont permis de financer le développement de Windows jusqu’à ce que celui-ci atteigne son seuil de rentabilité, avec sa version 3.0.
- Les revenus de Windows (3.1, 3.11, 95 et 98) lui ont permis de financer le développement de sa version professionnelle NT.
Par ailleurs, Microsoft s’est, dans un premier temps, satisfait du piratage de ses produits, dans la mesure où cela lui permettait d’inonder le marché, et donc de rendre les utilisateurs dépendants de ses produits. La fidélisation de la clientèle de Microsoft réside donc, paradoxalement dans le piratage.
Quelques produits
- Microsoft Windows : ce système d'exploitation est le principal produit de la firme et a été le second agent de son phénoménal succès (le premier a été le système d’exploitation DOS, dont les apports financiers récurrents ont financé le développement (déficitaire) de Windows jusqu’à la version 3.0 de ce logiciel, qui atteint alors son seuil de rentabilité).
- Windows est installé sur environ 90% des ordinateurs personnels vendus dans le monde, et dégage actuellement 87% de marge bénéficiaire. Il constitue aujourd’hui le produit le plus rentable de l’éditeur, suivi de près par la suite Microsoft Office ;
- Microsoft Office : C’est la suite bureautique de l’éditeur, composée dans sa version complète du traitement de texte Word, du tableur Excel, du logiciel de présentation PowerPoint, de l’outil de communication et agenda Outlook et de la base de données Access. Cette suite est aussi éditée pour les systèmes Mac OS d’Apple, mais sans Access, jugé moins puissant que Filemaker par les utilisateurs de ces ordinateurs, et donc dépourvu de marché ;
- Microsoft Internet Explorer : Ce produit est le navigateur Web le plus répandu dans le monde du seul PC. Non facturé, il est inclus comme navigateur par défaut dans tous les systèmes Windows depuis Windows 98, bien que certains pays aient envisagé d’interdire ce couplage en considérant sa distribution gratuite comme une concurrence déloyale étouffant le marché. Il est disponible gratuitement aussi pour les systèmes Mac OS d’Apple, bien que MS ait arreté son développement suite à la popularité croissante de Safari, le navigateur d’Apple. Son développement est aujourd’hui interrompu ; il est à noter qu’on ne pouvait pas effacer Internet Explorer sans endommager du même coup l’Explorateur Windows, avec lequel il partageait une partie de son code. Lorsqu’on la lançait, la version d’Internet Explorer pour Mac envoyait plusieurs paquets à un site Microsoft, ce que l’on découvrit lors de la suppression de ce serveur; quelques navigateurs anciens produisaient alors à la connexion un message d’erreur signalant l’impossibilité d’atteindre un site (appartenant à Microsoft) que l’utilisateur n’avait nulle part spécifié . Sa mauvaise qualité et ses nombreuses failles de sécurité font que de plus en plus d’utilisateurs sont passés à des alternatives fiables telles que Mozilla ou Firefox, issus du mythique Netscape. De nombreux spécialistes informatiques déconseillent formellement d’utiliser Internet Explorer.
- Internet Information Services : Il s’agit d’un serveur Web fourni gratuitement par Microsoft depuis la version 4 de Windows NT. Sa fourniture gratuite a signé le glas de nombreux produits concurrents payants (le principe de la concurrence, comme Netscape, était en effet de vendre le serveur et de fournir gratuitement le seul client, comme le fait Adobe pour son logiciel Acrobat)
- Microsoft FrontPage : FrontPage est un éditeur HTML WYSIWYG ;
- Windows Media Player : Windows Media Player est le lecteur multimédia inclus par défaut dans tous les systèmes Windows. Il est aussi disponible gratuitement pour les systèmes Mac OS d’Apple. Une de ses caractéristiques intéressantes - mais certains la jugent parfois inquiétante - est d’aller chercher seul et automatiquement sur l’Internet les codecs dont il a besoin.
- Microsoft Visual Studio : Visual Studio est la suite de développement de la firme, incluant divers éditeurs et compilateurs, essentiellement pour une version améliorée de BASIC nommée Visual Basic, ainsi que pour des implémentations de C++ et de C#, qui constitue la réponse de Microsoft au langage Java ;
- Encarta : La suite Encarta rassemble une encyclopédie et un atlas ;
- Works, un intégré bureautique incluant notamment un traitement de texte et un tableur orienté comptabilité ;
- de nombreux jeux vidéo pour PC (dont le Flight Simulator) et une console de jeux, la XBox.
Matériel
- Une ligne de périphériques divers pour PC (souris, claviers, périphériques de jeu...) ;
- La XBox : la XBox devait être au départ une simple console de jeu vidéo. Un hacking de la XBox (effectué sans l’accord de Microsoft) a permis de l’utiliser comme support très économique pour Linux ;
- La Xbox360 (Xbox 2) prévue pour fin 2005.
Services
Microsoft propose divers services comme le portail MSN, la chaîne de télévision MSNBC, les comptes courriel gratuits Hotmail, la messagerie instantanée MSN Messenger, ou encore un programme de certifications (MCSE, MCSD, MCP, etc).
Il propose également DirectX, une API multimédia (vidéo, son, réseau, etc.) pour le développement d’application Windows (notamment des jeux vidéo).
Histoire
La société Microcomputer Software est née en avril 1975, à Albuquerque, dans le Nouveau-Mexique, du besoin de deux étudiants américains, Bill Gates et Paul Allen, de formaliser la vente de l’interpréteur de langage BASIC qu’ils avaient créé pour ce qui est considéré comme le premier ordinateur personnel étatsunien, l’Altaïr, de la société MITS. La marque Microsoft fut déposée le 26 novembre 1976.
Ce premier contrat de Microsoft représente le véritable tour de force de Bill Gates, étant peut-être même plus important pour la société que le rôle que jouera ensuite MS-DOS : contrairement à ce qui se faisait à l’époque, où les constructeurs achetaient aux éditeurs leurs logiciels avec tous les droits, Bill Gates et Paul Allen demandent à toucher chacun 3 000 dollars pour leur BASIC mais en restent propriétaires et ne concèdent qu’une licence à MITS, qui doit leur reverser 35 dollars par exemplaire distribué (à titre indicatif le prix de vente de l’Altaïr était de 397 dollars, la licence de Microsoft en représentait donc 8,8 %, contre environ 25 % aujourd’hui pour chaque PC neuf vendu).
En 1980, IBM qui s’apprête à lancer l’IBM PC et a demandé son BASIC (dont une version en ROM) à Microsoft, rencontre des difficultés avec Gary Kildall (Digital Research) pour le portage de son système d’exploitation CP/M. IBM se tourne alors vers Microsoft, sans savoir que cette compagnie ne possède pas de compétence en matière de système d'exploitation. Cela n’arrête pas Bill Gates, qui rachète rapidement un OS existant expérimental, le QDOS (Quick and Dirty Operating System, Système d’exploitation vite et mal [fait]), le remanie un peu et le propose sous le nom de PC DOS tout en négociant le droit de le porter sur d'autres machines sous le nom de MS DOS. IBM ignore en acceptant cet accord que celui-ci va permettre de réaliser des clones et tuer dans l'œuf sa position jusqu’alors dominante. IBM avait possédé jusqu’à 66 % du marché des mainframes ; sa part du marché des PC ne dépassa jamais un maximum de 21 % atteint vers 1983, puis a décliné pour placer ce constructeur derrière Dell et Compaq (aujourd’hui intégré par HP), situation marginale inimaginable en 1981.
Microsoft vend donc à IBM des licences pour ce système d’exploitation tiers, le 86-DOS, écrit par Tim Patterson de Seattle Computer Products pour le processeur Intel 8086 (le 8088 qui équipe le PC est compatible avec le 8086, et juste un peu moins rapide que ce dernier). Le DOS devient ainsi l’un des trois OS disponibles pour l’IBM PC, avec CP/M 86 (Gary Kildall mis face à une concurrence a fini par se laisser convaincre) et PC/IX, une version d’UNIX ne possédant pas de mode de protection mémoire. Microsoft a acheté pour 50 000 dollars le logiciel qui va assurer son empire. Celui-ci sort sous le nom d’IBM PC-DOS 1.0 à l’introduction des PC sur les marchés anglophones, en 1981. Étant plus léger, moins cher et rendu plus disponible que les OS alternatifs, il devient rapidement l’OS par défaut des PC IBM.
Comme pour le BASIC, Microsoft s’est réservé le droit de vendre des licences à d’autres constructeurs sous le nom de MS-DOS. Avec le boom des clones PC dès le milieu des années 80 (de Texas Instruments, Compaq, Seiko Epson...), MS-DOS s’impose rapidement et devient de facto la plate-forme de référence (et un monopole, selon les points de vue). En 1987, des milliers de constructeurs de PC existent dans le monde, et tous sans exception ont un point de passage obligé qui est Microsoft.
C’est ensuite par Windows, d’abord simple interface graphique pour MS-DOS puis beaucoup plus tard système d'exploitation à part entière, après quelques versions intermédiaires, que Microsoft s’impose comme le principal acteur du secteur informatique. Quelques coups de génie marketing ne sont pas étrangers à ce succès, comme l’ajout de trois touches « Windows » sur les PC afin de marquer celui-ci dans l’esprit du consommateur comme « étant fait pour Windows » et marginaliser ainsi le concurrent potentiel OS/2. Selon Microsoft, un soin particulier a également été apporté aux questions d’ergonomie, et en particulier à la question des polices typographiques, dès les versions 3.0 et 3.1 de Windows. Microsoft affirme considérer cette avance ergonomique comme l’atout qui permettra à Windows de survivre face à la concurrence gratuite de Linux et de KDE/Gnome.
Il est alors trop tard pour que des concurrents éventuels puissent opposer un produit à Windows. Il leur faudrait pour assurer un tel développement disposer comme Microsoft de revenus réguliers pendant les années nécessaires au développement d’un tel système. Et le temps que celui-ci soit développé, Microsoft aurait déjà pris une avance, et éventuellement modifié les standards. La mise à mort par Microsoft, contre toute attente, d’OS/2 constitue un avertissement qui dissuade toute velléité de tenter quelque chose de concurrent. Pourtant, la société Be propose BeOS, bien plus efficace dans la gestion de la vidéo, et tout aussi ergonomique que Windows.
Curieusement, pourtant, Microsoft n’était pas le premier à proposer une interface graphique pour le PC. C’est une fois de plus la société Digital Research qui avait développé un produit très comparable à l’interface du Macintosh, le GEM (Graphical environment manager). Toutefois, un procès intenté par Apple s’était traduit par une condamnation de cette société à qui le jugement avait imposé d’enlever toutes les caractéristiques ressemblant au Mac dans son interface graphique, la rendant ergonomiquement inutilisable. La version 1.0 de Windows, rudimentaire, n’inquiète pas sérieusement Apple, qui ne réagit pas. La version 2.0 est une concurrence plus sérieuse, et Apple intente un nouveau procès, cette fois-ci à Microsoft. Ce dernier usa de tous les moyens légaux pour faire traîner le procès en longueur, et finalement Apple en situation financière délicate demanda un règlement à l’amiable en 1997. Cet accord comprenait une prise de participation temporaire de Microsoft dans le capital d’Apple (à hauteur de 150 millions de dollars soit 6 % du capital de la pomme), et l’obligation pour Microsoft de développer Explorer et Office pour Mac OS au moins jusqu’en 2002. En échange, Apple abandonnait ses poursuites.
Un facteur important de l’adoption généralisée de Windows a été son rôle d’interface non seulement graphique, mais également de drivers. Du temps du DOS, il fallait autant de drivers que d’applications et de périphériques. Avec Windows, il suffira à Windows d’intégrer les drivers des périphériques, et aux applications d’avoir une interface avec le seul Windows, ce qui réduisait énormément la complexité de l’ensemble.
Voir Histoire de Microsoft Windows.
Chronologie
- Juillet 1975 : Création de Microsoft par Bill Gates (à 19 ans !) et Paul Allen ;
- Décembre 1978 : Le chiffre d’affaire de la société dépasse le million de dollars ;
- Juin 1980 : Steve Ballmer (aujourd’hui PDG de Microsoft) rejoint Bill Gates et Paul Allen ;
- Août 1981 : IBM introduit le premier PC, avec IBM PC-DOS 1.0 ;
- Septembre 1983 : Première version du logiciel de traitement de texte Word pour MS-DOS, l’ancêtre de Office ;
- Novembre 1985 : Microsoft présente l’interface graphique Windows 1.0 pour son système MS-DOS. À cause du peu de fonctionnalités apportées c’est un flop ;
- Mars 1988 : Apple poursuit Microsoft en justice pour plagiat de « look and feel » (intuitivité) par Windows 2.0, qui lui, commence à séduire ;
- Mai 1990 : Microsoft lance Windows 3.0 et c’est le succès : 10 millions d’exemplaires vendus en 2 ans ;
- Avril 1992 : Microsoft sort Windows 3.1, une amélioration de Windows 3.0 intégrant la gestion de réseau. C’est le boom des systèmes graphiques et Microsoft domine le marché ;
- Mai 1993 : Commercialisation du premier Windows NT. Microsoft s’attaque au monde de l’entreprise ;
- Août 1995 : Lancement de Windows 95. C’est une révolution et le rêve de Bill Gates commence à se réaliser : « A computer on every desk, in every house » ;
- Août 1996 : Lancement d’Internet Explorer 3.0, c’est le début de la fin pour Netscape ;
- Août 1997 : Le différend qui opposait Microsoft et Apple au sujet de la paternité (et de la propriété) de l’interface graphique prend fin à l’amiable et Microsoft entre dans le capital de Apple à hauteur de 150 millions de dollars ;
- Mai 1998 : Début du procès « anti-trust » contre Microsoft aux USA ;
- Janvier 2000 : Bill Gates cède sa place à Steve Ballmer à la tête de Microsoft ;
- Juin 2000 : Le juge Jackson se prononce en faveur de la scission de Microsoft en deux sociétés distinctes, ce qui ne sera finalement pas fait (actuellement seul l’État du Massachusetts maintient ses poursuites).
L’avenir
Aujourd’hui (2003) Microsoft tente de se diversifier :
- Sortie de la console de jeux Xbox; la politique de Microsoft était de la vendre à prix coûtant pour amorcer la pompe et de prendre son bénéfice uniquement sur les jeux. Mal lui en prit : un hacking ingénieux de cette Xbox permettait de la transformer en PC sous Linux avec un hardware retenant le record de l’époque en terme de rapport performance/prix. Microsoft répliqua rapidement par des offres de vente de la console groupée avec un lot de jeux.
- Développement dans les technologies mobiles : PocketPC (assistants personnels), Smartphone (téléphones mobiles), etc ;
et place l’avenir sous le signe de l’innovation :
- La technologie .NET qui a pour but de faciliter la programmation et le déploiement des applications ;
- Windows XP Media Center Edition qui apporte une toute autre dimension au multimédia (programmes télévisés, enregistrement des émissions, radio, etc.)
- NGSCB (pour Next-Generation Secure Computing Base, anciennement Palladium), qui vise à faire du PC un environnement sécurisé, en incluant une toute nouvelle architecture, mais qui fait aussi craindre des dérives éventuelles. NGSCB permettra en effet en théorie :
- d’identifier un ordinateur de manière unique
- de contrôler la provenance et le statut de tous les logiciels et contenus installés sur la machine (officiellement dans le but de créer un environnement totalement sécurisé face aux virus, vers, spywares et autres attaques) ;
- d’effacer automatiquement sans prendre avis de l’utilisateur, ni même l’en informer, tout logiciel ou contenu considéré comme non conforme ou d’origine douteuse.
- Tentatives de sécurisation de ses systèmes d'exploitations, introduite en 2004 notamment avec la publication du Service Pack 2 pour Windows XP. Ce dernier intègre un pare-feu complet, et surveille en permanence votre logiciel AntiVirus.Il intègre aussi un anti Pop-up
- Pour sécuriser ses logiciels, Microsoft opère de multiples rachats de compagnies, telles que Giant Software, société spécialisée dans la sécurité. Grâce à ce rachat, Microsoft offrira gratuitement à tous les propriétaires de licence Windows XP le logiciel AntiSpyware de Giant software, renommé par Microsoft "Microsoft AntiSpyware", actuellement disponible en version Bêta 1. Le logiciel sera peut-être inclus dans le Service Pack 3 pour Windows XP, qui contiendra également, aux dernières nouvelles, la version 7 d' Internet Explorer
- la version de Windows au nom de code de Longhorn, apportant entre autre chose : Aero (la nouvelle interface graphique), WinFX (qui remplacera l’API win32), WinFS (qui remplacera NTFS et permettra d’ouvrir un fichier par simple association d’idée, repoussé à la version suivante de Windows en 2008), Stuff I've Seen (qui mémorisera tout les contenus visionnés et permettra de retrouver une information vue sur un site Web 10 jours auparavant par exemple), etc.
Le composant le plus attendu est WinFS, lui-même reprenant apparemment des concepts et brevets des ordinateurs IBM S/38 et OS/400 tombés au terme des vingt ans légaux dans le domaine public. En effet, l’organisation hiérarchique, utile pour éviter aux logiciels des pertes de performance dans l’accès aux fichiers, crée d’importants problèmes ergonomiques de gestion des fichiers, qui deviennent quasi-ingérables lorsque leur nombre commence à dépasser 50 000, cas devenu aujourd’hui (2004) courant. Pour l’utilisateur, les fichiers seront accessibles à travers une base de donnée relationnelle gérée par le système. On pourra demander alors indifféremment : « tous les fichiers relatifs à telle application », ou au contraire « tous les fichiers PDF » sans encourir les lenteurs de l’opération de recherche exhaustive dans les répertoires comme aujourd’hui.
Comme vu plus haut dans le passage traitant de l’histoire de la société, Microsoft a rapidement dominé tout le secteur de l’informatique personnelle et s’est imposé comme un acteur incontournable de ce secteur. Cette situation lui vaut de nombreuses critiques sur sa position dominante :
- L’intégration par défaut d’Internet Explorer, et sa gratuité, dans Windows ont très fortement affaibli son concurrent, Netscape. Elle désavantage aujourd’hui les navigateurs alternatifs tels que Mozilla, qui est gratuit et Open source ainsi que Opera qui lui souffre davantage. Néanmoins, il y aurait une hausse de popularité du côté de certains navigateurs: Alors que le nombre d’utilisateurs d’Internet Explorer baisse, le nombre d’utilisateurs de Safari et Mozilla augmente, au point de se demander si un jour Internet Explorer deviendra minoritaire.
- L’intégration par défaut d’une machine virtuelle Java non conforme (contenant des fonctionnalités spécifiques) et la suppression de nombreux systèmes de sécurités propres à Java dans Windows violaient le contrat de licence Java. Elles ont été jugées abusives à la suite d’un procès intenté par Sun Microsystems (créateur du concept et du langage Java) et ont dû être retirées. Microsoft s’est alors désengagé de Java et a lancé son propre langage, le C# (C sharp) ;
- La vente de Windows par défaut avec tout PC de constructeur (les PC d’assembleurs n’ont pas cette contrainte) est aussi très critiquée, sous le nom de taxe Windows, par les partisans du logiciel libre. Des systèmes fondés sur GNU/Linux sont de plus en plus reconnus comme une alternative possible techniquement (mais pas encore ergonomiquement en ce qui concerne la gestion du système) à Windows et Microsoft prétend les considérer comme des concurrents sérieux, voire dangereux, ce qui l’aide opportunément à échapper aux accusations de monopole ;
- Les partisans de solutions alternatives aux produits Microsoft accusent celui-ci de développer sciemment des produits fermés ne répondant pas aux standards et de freiner l’émergence de normes ouvertes afin de rendre la migration de ses clients vers d’autres systèmes plus lourde et complexe et donc de les garder captifs, exploitant son statut de solution technique la plus répandue pour asseoir un peu plus sa position dominante (cf la promotion de la technologie ASP au détriement des normes du W3C);
- Enfin, c’est tout simplement la position dominante (environ 90% des PC sont équipés de Windows) de Microsoft qui préoccupe, au point qu’un jugement d’un tribunal américain préconisait en 2000 la scission de la société en deux entités distinctes et concurrentes.
- Le cas Microsoft v. Reno avait permis à David Boies de déterminer que Microsoft abusait d’une situation quasi monopolistique. L’affaire, débutée sous l’administration Clinton, changea de nature sous celle du président Bush, le département de la Justice ne cherchant plus alors à briser le monopole. Cela avait-il un lien avec le fait que Microsoft avait contribué à la campagne 2000 de George W. Bush à hauteur de 550 000 dollars ? Des cadres de la compagnie ont également versé 22 500 dollars pour aider l’effort du camp républicain en Floride et 100 000 dollars pour les cérémonies d’investiture de George W. Bush et Dick Cheney.
Informations boursières
Depuis 1986 Microsoft est coté en bourse, au Nasdaq. L’action valait 52,9 dollars le 11 juillet 2002 pour une capitalisation boursière de 286,5 milliards de dollars, ce qui fait d’elle l’une des plus grandes capitalisations, à comparer par exemple aux 119 milliards de dollars de IBM.
La société qui n’avait jamais distribué de dividende verse 3 $ par action le 1er décembre 2004 car en 2003 la taxation a été modérée de 35 à 15 %.
Voir aussi
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Liens externes
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