Microsoft

Microsoft
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Type
Slogan
Fondé 1975
Emplacement Redmond
Personnages clés Bill Gates, Steve Ballmer
Employés
Produits Windows
Site web www.microsoft.com
www.microsoft.com/france

Microsoft Corporation (Microcomputer Software) est une entreprise étasunienne (américaine) du secteur informatique dont le siège social est situé à Redmond (1 Microsoft Way), dans l’État de Washington. C’est le plus gros éditeur de logiciels informatiques du monde, avec plus de 90% des parts de marché sur certaines catégories de produit, notamment au niveau des systèmes d’exploitation.

Microsoft développe et produit également un large éventail de logiciels et de périphériques.

Cette entreprise est connue pour plusieurs de ses logiciels et plus particulièrement :

C’est aussi l’une des plus importantes capitalisations boursières. La société emploie environ 55 000 personnes à travers le monde, et est dirigée depuis le 14 janvier 2000 par Steve Ballmer.

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Siège social de Microsoft à Redmond, dans l’état de Washington
Sommaire

Actualité en bref

Piratage

La société Microsoft a été condamnée par le tribunal de commerce de Nanterre le 27 septembre 2001 à trois millions de francs de dommages et intérêts.

Procès antitrust

Le 24 mars 2004, à la suite de quatre années d’enquête du commissaire européen à la concurrence Mario Monti, la Commission européenne rend sa décision dans le procès anti-trust qui l’oppose à la firme.

Le verdict rendu documente en détail la position monopolistique de Microsoft et ses pratiques illégales. Il lui inflige par ailleurs une sanction historique de 497 millions d'euros. Enfin, la firme devra ouvrir certaines parties de son code à la concurrence et vendre séparément certaines applications. Microsoft devra notamment vendre une version de Windows sans Windows Media Player. Cette décision ne sera pas effective, Microsoft ayant décidé de vendre Windows Limited Media Edition au même prix que la version complete

Un appel interjeté par la firme (8 juin 2004) ne serait pas suspensif. La somme de l’amende a été réglée le 1er juillet 2004.


Pour plus d’informations, vous pouvez par exemple consulter Google News.

Dirigeants

Activités

Microsoft est l’un des plus importants éditeurs de logiciels au monde, et il est permis de se demander s'il dépassa IBM à cet égard vers le milieu des années 90 : une licence MVS pouvait être louée alors 180 000 F par mois, tandis que Windows était vendu une fois pour toutes (ou au moins jusqu’à sa prochaine version) mais le nombre de mainframes IBM se comptait en centaines de milliers, pas en dizaines de millions, et tous n’étaient pas sous MVS.

La société est présente depuis ses débuts dans le hardware (les souris Microsoft, quelque temps le Microsoft Sound System qui ne s’imposa pas, puis quelques claviers); le matériel ne semble jamais avoir dépassé 10% du chiffre d’affaires de Microsoft. Elle s’est diversifiée dans les services, et a brocardé à cet égard IBM dans un clip nommé Windows of choice et inspiré de Fatboy Slim. Pour la petite histoire, Windows 95 avait été lancé par une campagne médiatique planétaire articulée sur la chanson des Rolling Stones Start me up.

Microsoft pratique comme la plupart des entreprises de grande taille le lobbying, notamment en tant que deuxième plus grosse source de financement de George W. Bush pour les présidentielles.

Logiciels

Politique de filière

Par ailleurs, Microsoft s’est, dans un premier temps, satisfait du piratage de ses produits, dans la mesure où cela lui permettait d’inonder le marché, et donc de rendre les utilisateurs dépendants de ses produits. La fidélisation de la clientèle de Microsoft réside donc, paradoxalement dans le piratage.

Quelques produits

Windows est installé sur environ 90% des ordinateurs personnels vendus dans le monde, et dégage actuellement 87% de marge bénéficiaire. Il constitue aujourd’hui le produit le plus rentable de l’éditeur, suivi de près par la suite Microsoft Office ;

Matériel

Services

Microsoft propose divers services comme le portail MSN, la chaîne de télévision MSNBC, les comptes courriel gratuits Hotmail, la messagerie instantanée MSN Messenger, ou encore un programme de certifications (MCSE, MCSD, MCP, etc).

Il propose également DirectX, une API multimédia (vidéo, son, réseau, etc.) pour le développement d’application Windows (notamment des jeux vidéo).

Histoire

La société Microcomputer Software est née en avril 1975, à Albuquerque, dans le Nouveau-Mexique, du besoin de deux étudiants américains, Bill Gates et Paul Allen, de formaliser la vente de l’interpréteur de langage BASIC qu’ils avaient créé pour ce qui est considéré comme le premier ordinateur personnel étatsunien, l’Altaïr, de la société MITS. La marque Microsoft fut déposée le 26 novembre 1976.

Ce premier contrat de Microsoft représente le véritable tour de force de Bill Gates, étant peut-être même plus important pour la société que le rôle que jouera ensuite MS-DOS : contrairement à ce qui se faisait à l’époque, où les constructeurs achetaient aux éditeurs leurs logiciels avec tous les droits, Bill Gates et Paul Allen demandent à toucher chacun 3 000 dollars pour leur BASIC mais en restent propriétaires et ne concèdent qu’une licence à MITS, qui doit leur reverser 35 dollars par exemplaire distribué (à titre indicatif le prix de vente de l’Altaïr était de 397 dollars, la licence de Microsoft en représentait donc 8,8 %, contre environ 25 % aujourd’hui pour chaque PC neuf vendu).

En 1980, IBM qui s’apprête à lancer l’IBM PC et a demandé son BASIC (dont une version en ROM) à Microsoft, rencontre des difficultés avec Gary Kildall (Digital Research) pour le portage de son système d’exploitation CP/M. IBM se tourne alors vers Microsoft, sans savoir que cette compagnie ne possède pas de compétence en matière de système d'exploitation. Cela n’arrête pas Bill Gates, qui rachète rapidement un OS existant expérimental, le QDOS (Quick and Dirty Operating System, Système d’exploitation vite et mal [fait]), le remanie un peu et le propose sous le nom de PC DOS tout en négociant le droit de le porter sur d'autres machines sous le nom de MS DOS. IBM ignore en acceptant cet accord que celui-ci va permettre de réaliser des clones et tuer dans l'œuf sa position jusqu’alors dominante. IBM avait possédé jusqu’à 66 % du marché des mainframes ; sa part du marché des PC ne dépassa jamais un maximum de 21 % atteint vers 1983, puis a décliné pour placer ce constructeur derrière Dell et Compaq (aujourd’hui intégré par HP), situation marginale inimaginable en 1981.

Microsoft vend donc à IBM des licences pour ce système d’exploitation tiers, le 86-DOS, écrit par Tim Patterson de Seattle Computer Products pour le processeur Intel 8086 (le 8088 qui équipe le PC est compatible avec le 8086, et juste un peu moins rapide que ce dernier). Le DOS devient ainsi l’un des trois OS disponibles pour l’IBM PC, avec CP/M 86 (Gary Kildall mis face à une concurrence a fini par se laisser convaincre) et PC/IX, une version d’UNIX ne possédant pas de mode de protection mémoire. Microsoft a acheté pour 50 000 dollars le logiciel qui va assurer son empire. Celui-ci sort sous le nom d’IBM PC-DOS 1.0 à l’introduction des PC sur les marchés anglophones, en 1981. Étant plus léger, moins cher et rendu plus disponible que les OS alternatifs, il devient rapidement l’OS par défaut des PC IBM.

Comme pour le BASIC, Microsoft s’est réservé le droit de vendre des licences à d’autres constructeurs sous le nom de MS-DOS. Avec le boom des clones PC dès le milieu des années 80 (de Texas Instruments, Compaq, Seiko Epson...), MS-DOS s’impose rapidement et devient de facto la plate-forme de référence (et un monopole, selon les points de vue). En 1987, des milliers de constructeurs de PC existent dans le monde, et tous sans exception ont un point de passage obligé qui est Microsoft.

C’est ensuite par Windows, d’abord simple interface graphique pour MS-DOS puis beaucoup plus tard système d'exploitation à part entière, après quelques versions intermédiaires, que Microsoft s’impose comme le principal acteur du secteur informatique. Quelques coups de génie marketing ne sont pas étrangers à ce succès, comme l’ajout de trois touches « Windows » sur les PC afin de marquer celui-ci dans l’esprit du consommateur comme « étant fait pour Windows » et marginaliser ainsi le concurrent potentiel OS/2. Selon Microsoft, un soin particulier a également été apporté aux questions d’ergonomie, et en particulier à la question des polices typographiques, dès les versions 3.0 et 3.1 de Windows. Microsoft affirme considérer cette avance ergonomique comme l’atout qui permettra à Windows de survivre face à la concurrence gratuite de Linux et de KDE/Gnome.

Il est alors trop tard pour que des concurrents éventuels puissent opposer un produit à Windows. Il leur faudrait pour assurer un tel développement disposer comme Microsoft de revenus réguliers pendant les années nécessaires au développement d’un tel système. Et le temps que celui-ci soit développé, Microsoft aurait déjà pris une avance, et éventuellement modifié les standards. La mise à mort par Microsoft, contre toute attente, d’OS/2 constitue un avertissement qui dissuade toute velléité de tenter quelque chose de concurrent. Pourtant, la société Be propose BeOS, bien plus efficace dans la gestion de la vidéo, et tout aussi ergonomique que Windows.

Curieusement, pourtant, Microsoft n’était pas le premier à proposer une interface graphique pour le PC. C’est une fois de plus la société Digital Research qui avait développé un produit très comparable à l’interface du Macintosh, le GEM (Graphical environment manager). Toutefois, un procès intenté par Apple s’était traduit par une condamnation de cette société à qui le jugement avait imposé d’enlever toutes les caractéristiques ressemblant au Mac dans son interface graphique, la rendant ergonomiquement inutilisable. La version 1.0 de Windows, rudimentaire, n’inquiète pas sérieusement Apple, qui ne réagit pas. La version 2.0 est une concurrence plus sérieuse, et Apple intente un nouveau procès, cette fois-ci à Microsoft. Ce dernier usa de tous les moyens légaux pour faire traîner le procès en longueur, et finalement Apple en situation financière délicate demanda un règlement à l’amiable en 1997. Cet accord comprenait une prise de participation temporaire de Microsoft dans le capital d’Apple (à hauteur de 150 millions de dollars soit 6 % du capital de la pomme), et l’obligation pour Microsoft de développer Explorer et Office pour Mac OS au moins jusqu’en 2002. En échange, Apple abandonnait ses poursuites.

Un facteur important de l’adoption généralisée de Windows a été son rôle d’interface non seulement graphique, mais également de drivers. Du temps du DOS, il fallait autant de drivers que d’applications et de périphériques. Avec Windows, il suffira à Windows d’intégrer les drivers des périphériques, et aux applications d’avoir une interface avec le seul Windows, ce qui réduisait énormément la complexité de l’ensemble.

Voir Histoire de Microsoft Windows.

Chronologie

L’avenir

Aujourd’hui (2003) Microsoft tente de se diversifier :

et place l’avenir sous le signe de l’innovation :

Le composant le plus attendu est WinFS, lui-même reprenant apparemment des concepts et brevets des ordinateurs IBM S/38 et OS/400 tombés au terme des vingt ans légaux dans le domaine public. En effet, l’organisation hiérarchique, utile pour éviter aux logiciels des pertes de performance dans l’accès aux fichiers, crée d’importants problèmes ergonomiques de gestion des fichiers, qui deviennent quasi-ingérables lorsque leur nombre commence à dépasser 50 000, cas devenu aujourd’hui (2004) courant. Pour l’utilisateur, les fichiers seront accessibles à travers une base de donnée relationnelle gérée par le système. On pourra demander alors indifféremment : « tous les fichiers relatifs à telle application », ou au contraire « tous les fichiers PDF » sans encourir les lenteurs de l’opération de recherche exhaustive dans les répertoires comme aujourd’hui.


Comme vu plus haut dans le passage traitant de l’histoire de la société, Microsoft a rapidement dominé tout le secteur de l’informatique personnelle et s’est imposé comme un acteur incontournable de ce secteur. Cette situation lui vaut de nombreuses critiques sur sa position dominante :

Informations boursières

Depuis 1986 Microsoft est coté en bourse, au Nasdaq. L’action valait 52,9 dollars le 11 juillet 2002 pour une capitalisation boursière de 286,5 milliards de dollars, ce qui fait d’elle l’une des plus grandes capitalisations, à comparer par exemple aux 119 milliards de dollars de IBM.
La société qui n’avait jamais distribué de dividende verse 3 $ par action le 1er décembre 2004 car en 2003 la taxation a été modérée de 35 à 15 %.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes


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See also: Microsoft, 11 juillet, 14 janvier, 1975, 1976