Mouvement réformateur
Le MR (Mouvement réformateur) est un parti politique belge de centre-droit, issu de la coalition de plusieurs partis. Le 24 mars 2002, le PRL (parti réformateur libéral), le PFF (Partei für Freiheit und Fortschritt), le FDF (Front démocrate des francophones) et le MCC (mouvement des citoyens pour le changement), partis libéraux et de centre-droit, se sont fédérés en une une nouvelle formation politique pluraliste, fondée sur les valeurs du libéralisme, de la réforme et du « juste milieu » centriste. Sur le plan de l'échiquier sociopolitique, le MR est souvent présenté à droite par distinction des formations politiques qui se revendiquent officiellement de gauche ou du centre. Actuellement, il constitue la deuxième formation politique en Wallonie, et en Communauté française.
Actuellement, il a pour président Didier Reynders et notamment comme membres Louis Michel, Antoine Duquesne, Hervé Hasquin, Jacques Simonet et Christine Defraigne. Son principal rival politique est le Parti socialiste.
Sur le plan de l'historicité, le libéralisme politique en Belgique s'est concrétisé avec la création du parti libéral en 1846 et ce, sous la présidence d'Eugène Defacqz. Parmi ses illustres membres, il se comptait notamment Walthère Frère-Orban, Jules Bara, Pierre Van Humbeek et Charles Sainctelette. Plate-forme de la bourgeoisie urbaine, ce parti attachait une importance particulière à l'indépendance du pouvoir civil face au clergé. Promoteur de changement et soucieux de l'amélioration de la situation des classes ouvrières, il était perçu comme une formation progressiste, comme la gauche de l'époque, par opposition à la droite catholique et conservatrice.
Appelé à participer à de nombreux gouvernements, les libéraux sont les partenaires les plus fréquents du parti catholique jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Après ce conflit, il furent appelés à participer à diverses coalitions jusqu'en 1961. À cette date, faisant suite à la crise liée à l'indépendance du Congo belge et aux grandes grèves, sous l'égide d'Omer Vanaudenhove, il renonce à sa philosophie anticléricale et opère un processus d'ouverture, marqué par un changement de nom : il se nommera dorénavant le Parti de la Liberté et du Progrès (PLP).
Unitaire jusqu'en 1972, ce parti se scinde à cette date en une aile francophone (le PLP) et une aile néerlandophone, le PVV (Partij voor Vrijheid en Vooruitgang, aujourd'hui le VLD). Son aile bruxelloise se rapproche dans le même temps avec le FDF (listes communes aux élections locales). Après avoir successivement participé au pouvoir en 1973 et en 1974, dans différents gouvernements de coalition, la fusion du PLP et du Rassemblement wallon conduit à la naissance en 1976 d'un parti purement wallon, le Parti des Réformes et de la Liberté de Wallonie (PRLW). En 1979, les libéraux wallons et bruxellois se rassemblent au sein du PRL (Parti réformateur libéral).
Parmi les grands artisans cette étape, il convient de souligner le rôle de Jean Gol (1942-1995) qui fut président de la formation libérale francophone de 1979 à 1981.
Lors des élections législatives de 1981, le PRL et son pendant néerlandophone le PVV, réalisent un de leurs meilleurs scores et occupent le pouvoir jusqu'en 1985.
De 1985 à 1999, les partis libéraux ont connu des mutations sucessives avec la naissance du VLD (Vlaamse Liberalen Democraten) faisant suite au PVV (1992), ainsi qu'avec la création de la fédération PRL-FDF en 1993. Cette dernière sera élargie au MCC (Mouvement des citoyens pour le changement), une dissidence du Parti social chrétien, en 1998. Sous cette bannière dite du PRL-FDF-MCC, la famille libérale francophone renouera avec le pouvoir en 1999 et après plus d'une décennie d'opposition, en devenant jusqu'en 2003 la première force politique en Communauté française.
Secoué par l'affaire Ducarme (du nom du président de la Région bruxelloise, accusé d'avoir commis des négligeances dans ses dossiers fiscaux), le MR connaît un léger tassement aux élections régionales de 2004 et se fait rejeter dans l'opposition dans les assemblées de la Région de Bruxelles-Capitale, de la Communauté française et de la Région wallonne. Le MR continue toutefois à participer au Gouvernement fédéral.
Principales personnalités présentes ou passées du PRL puis MR
- François-Xavier de Donnea
- Christine Defraigne
- Gérard Deprez
- Daniel Ducarme
- Antoine Duquesne
- Jean Gol
- Hervé Hasquin
- Serge Kubla
- Olivier Maingain
- Charles Michel
- Louis Michel
- Didier Reynders
- Jacques Simonet
Voir aussi
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