Mouvement souverainiste du Québec
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Le Mouvement souverainiste du Québec est un mouvement politique dont l'objectif est de faire du Québec, une province de la fédération canadienne depuis 1867, un État souverain. Les souverainistes proposent que les Québécois fassent usage de leur droit à l'autodétermination, afin qu'ils se donnent leur premier État de droit constitutionnel et indépendant et ce de façon démocratique.
Les souverainistes québécois sont d'avis qu'avec un état souverain, le peuple québécois sera mieux outillés pour promouvoir son propre développement économique, social, et culturel. De façon générale, les souverainistes ne sont pas comme tel opposés aux principes du fédéralisme, cependant ils s'opposent au fonctionnement actuel du système fédéral canadien, et croient que ce système ne peut être réformé de manière à répondre à ce qu'ils considèrent être le désir légitime des Québécois de se gouverner librement.
L'idée de la souveraineté du Québec est fondé sur les faits historiques et sociologiques attestant l'existence d'un peuple et d'une nation québécoise. Les souverainistes croient que l'aboutissement normal de l'aventure collective des Québécois est l'atteinte de l'indépendance politique, chose qu'ils entrevoient comme possible uniquement si le peuple du Québec se souverain et se gouverne lui-même par le biais d'instititutions politiques démocratiques indépendantes de tout pouvoir extérieur.
Par le bias du parlementarisme, les Québécois excercent présentement un certain contrôle démocratique sur l'État québécois, cependant au sein de la fédération canadienne telle qu'elle est actuellement constituée, cet État n'a pas tous les pouvoirs constitutionnels lui permettant d'agir en tant que véritable gouvernement national. Au sein du Canada, les politiques nationales du Québec et les politiques fédérales rentrent en conflit. Jusqu'à présent, diverses tentatives de réforme du système fédéral canadien ont échouées, du fait des intérêts conflictuels entre la majorité des Québécois et le majorité des Canadiens (voir Débat constitutionnel au Canada).
Bien que ce soit avant tout une question d'ordre politique, des préoccupations d'ordre culturel et social sont également à la base du désir d'émancipation nationale des Québécois, lequel est beaucoup plus vieux que le mouvement souverainiste. L'argument culturel principal des souverainistes soutient que seule une citoyenneté nationale québécoise permettrait de résoudre le problème de l'identité culturelle québécoise dans le contexte nord-américain. En assoyant la nationalité québécoise sur des assises juridiques, les souverainistes croient que l'identité culturelle des Québécois et ainsi que leur mémoire collective seront adéquatement protégées. Une citoyenneté nationale viendrait résoudre de manière adéquate et définitive la délicate question de langue française au Québec, langue de la majorité québécoise, cependant langue d'une minorité nationale au sein du Canada.
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Souveraineté-Association
Article principal: Mouvement Souveraineté-Association
Il est généralement admit que le mouvement souverainiste est né dans les années 1960, avec la Révolution tranquille. L'utilisation du terme de souveraineté, ainsi que la plupart des idées du mouvement sont issues du mouvement Mouvement Souveraineté-Association fondé par René Lévesque en 1967. C'est de ce mouvement qu'est issu le Parti Québécois, qui fut fondé en 1968. Avant le MSA, on parlait plutôt du mouvement indépendantiste québécois, lequel s'inspirait grandement du mouvement planétaire en faveur de la décolonisation.Levesque.jpg
Souveraineté-Association est la combinaison de deux concepts :
- L'obtention de la souveraineté de l'état du Québec.
- La création d'une association politique et économique entre le nouvel état indépendant et le Canada.
Ces idées furent présentés pour la première fois dans le manifeste politique de René Lévesque intitulé Option Québec.
Le Parti Québécois définit la souveraineté comme étant « le pouvoir d'un État de faire ses lois, de prélever ses impôts et d'établir ses relations extérieures » (extrait du discours sur la souveraineté lors du réferendum de 1980).Referendum_1980,_The_Flag_and_the_People.jpg
Le type d'association souhaitée entre un Québec indépendant et le reste du Canada fut décrit comme une union monétaire et douanière de même que des institutions communes servant à administrer les relations entre les deux pays. La principale source d'inspiration de ce concept était la Communauté Européenne alors naissante.
L'importance du trait d'union entre les mots « souveraineté » et « association » était souvent noté par René Lévesque et les autres membres du Parti Québécois, pour bien faire comprendre que les deux étaient inséparables. La raison qu'on évoquait était que si le Canada décidait de boycotter les exportations d'un Québec devenu indépendant, le nouveau pays aurait à subir des temps économiques très difficiles, étant donné qu'à l'époque les barrières tarifaires entre le Canada (y-compris le Québec) et les États-Unis étaient très élévées. Le Québec et ses 7 millions d'habitants se seraient donc retrouvés coincés entre deux pays dont le protectionnisme économique était impénétrable.
Après la signature de l'accord de libre-échange entre les États-Unis et la Canada, les partisans de la « Souveraineté-Association » ont révisé leur thèse, et la nécessité de l'association économique et politique avec le Canada est devenue optionnelle. Cette association est toujours souhaitée par beaucoup de souverainistes, mais advenant l'échec des négociations entre le Québec et le Canada, les souverainistes jugent que la souveraineté serait tout de même économiquement viable, car le Québec pourrait, comme c'est le cas à présentement, exporter librement vers le marché étatsunien. Depuis lors, les membres du parti Québécois et leurs sympathisants font souvent référence à la « souveraineté » uniquement.
Ceux en faveur de l'indépendance hésitent entre parler de « souveraineté » ou d'« indépendance », même si les deux termes sont considérés comme des synonymes par beaucoup. Un partie de la gauche souverainiste préfère utiliser le mot « indépendance » et ils sont souvent stigmatisés pour ce choix. Aujourd'hui, le terme de « Souveraineté-Association » est beaucoup moins utilisé, bien que parfois entendu (cf. la partie modernisation ci-dessous).
Ambivalence
Les nationalistes-fédéralistes québécois pensent que le peuple du Québec devrait être reconnu de facto comme une nation par le gouvernement fédéral canadien, et engager les réformes constitutionnelles qu'implique un telle reconnaissance. Leur position est parfois tellement proche de celle de certains souverainistes modérés, que nombreux sont ceux qui ont changé de parti, et ce dans les deux sens (l'ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard et l'avocat québécois Guy Bertrand en sont des exemples bien connus). Une grande partie des politiciens souverainistes actuels est en fait passé par camp autonomiste-réformiste de la grande famille libérale avant de rejoindre le MSA, ou plus tard le Parti Québécois.
Histoire
Voir l'article : Histoire du mouvement indépendantiste québécois
Les origines
Voir : nationalisme québécois
Le souverainisme et la souveraineté sont des termes qui se réfèrent au mouvement moderne en faveur de l'indépendance politique du Québec. Cependant, les racines du désir d'autonomie politique des Québécois sont beaucoup plus vieille. On peut songer à l'Alliance Laurentienne de 1957, aux écrits de Lionel Groulx dans les années 1920, à la Motion Francœur de 1917, au Mouvement patriote du XIXème siècle, et même à l'apparition d'une conscience et d'une identité nationale canadienne à l'époque de la Nouvelle France.
L'émergence
La Révolution tranquille québécoise a entrainé des changements considérables dans les années 1960. Par exemple, le soutien à l'indépendance du Québec commença à se répandre dans certains milieux. La première organisation dédiée à l'indépendance du Québec était l'Alliance Laurentienne fondée par Raymond Barbeau le 25 janvier 1957.
Le Rassemblement pour l'Indépendance Nationale (RIN) est fondé le 10 septembre 1960. Le 9 août de la même année, Raoul Roy créait l'Action Socialiste pour l'Indépendance du Québec (ASIQ). Le 31 octobre 1962, le Comité de Libération Nationnale, puis en novembre le Réseau de Résistance, deux groupes composés de membres du RIN, furent créés pour organiser des actions illégales mais non-violentes, telles que le vandalisme ou la désobéissance civile. Peu après l'élection générale du Québec du 14 novembre 1962, le membre du RIN Marcel Chaput fonda le Parti Républicain du Québec, qui ne dura pas longtemps.
En 1964, le RIN devient un parti politique de province. En 1965, le Ralliement National (RN), plus conservateur, devient à son tour un parti.
Le contexte historique de l'époque était celui de la décolonisation. Beaucoup d'anciennes colonies européennes telles que le Cameroun, le Congo, le Sénégal, l'Algérie, la Jamaïque, etc. sont devenues indépendantes. Certains partisans de l'indépendance du Québec voyaient là une similitude de situation. De nombreux activistes furent influencés par les écrits d'auteurs tels que Franz Fanon ou Karl Marx, et pour la plupart, Cuba était le nouvel idéal.
Le 24 Juillet 1967 le président français Charles de Gaulle prononce un discours à Montréal lors de l'exposition universelle de Montréal. Juché au haut de l'hôtel de ville, il en surprendra plusieurs en déclarant: "Vive le Québec libre!". Il quittera immédiatement après ce coup d'éclat, acclamé par la foule.De_Gaulle,_Vive_le_Quebec_libre.jpg
Finalement, en octobre 1967, l'ancien directeur de cabinet, le libéral René Levesque quitta le parti quand celui-ci refusa de discuter de la souveraineté à l'une de ses conventions. Lévesque fonda alors le Mouvement Souveraineté-Association(MSA) et tenta d'unir les divers partisans de la souveraineté.
Il y parvint en 1968 quand le MSA tint son premier (et dernier) congrès national dans la ville de Québec. Le RN et le MSA s'accordèrent sur la création du Parti Québécois(PQ), et plus tard dans le mois, Pierre Bourgault, leader du RIN, dissout son parti afin de rejoindre le PQ
Partis politiques indépendantistes
Parti Québécois
Voir : Parti Québécois
Le Parti Québécois est un parti social-démocrate et nationaliste qui se revendique comme tel. Il est d'ailleurs reconnu pour être fortement interventionniste en favorisant la participation de l'État dans les entreprises privées, ce que lui reprochent plusieurs de ses adversaires, qui considèrent qu'il crée ainsi une dépendance excessive des individus et des entreprises à l'endroit de l'État.
Le Parti Québécois a mis en place deux référendums pour enclencher les négociations pour la souveraineté du Québec. Il a déposé à l'Assemblée Nationale le Livre Blanc sur le projet de souveraineté-association, le 1er novembre 1979 et le 20 mai 1980 a lieu le référendum sur la souveraineté-association de Québec. Ce référendum fut une défaite pour le Parti Québécois, le « non » recueillant près de 60% des voix. Le Parti Québécois est néanmoins réélu aux élection générales suivantes, le 13 avril 1981.
Un second référendum sur la souveraineté eu lieu le 30 octobre 1995 : le non fut majoritaire avec seulement un point d'écart. Jacques Parizeau, alors chef du parti Québécois et premier ministre, avait déclaré lors d'une émission avec Stéphane Bureau, enregistré le jour du référendum, que si l'option n'était pas acceptée, il démisionnerait - ce qu'il fit.
Les Débuts du Parti Québécois
C'est le 21 avril 1968, que près de 4500 personnes ce sont déplacés à l’Aréna Maurice Richard pour entendre René Lévesque et François Aquin qui vennaient de quitter le Parti libéral de Jean Lesage, avec en tête de nouvelles directions politiques complètement différentes.
L’objectif de ce congrès fut de greffer à la politique québécoise un nouveau parti dont l’idéologie graviterait autour du principe d’un Québec souverain tout en maintenant de bon liens avec le Canada.
Dans le programme du parti en gestation, il reste un aspect qui divise l’assemblée et oppose messieurs Lévesque et Aquin; celui des droits linguistiques et scolaires des minorités. L’amendement prévoit que les droits acquis seront maintenus mais seulement durant une période transitoire. René Lévesque est en parfait désaccord, il juge cette loi discriminatoire et contraire aux principes de justice, confiance et bon sens politique.
Cet amendement sera finalement rejeté par les membres et la tenue d’un congrès de fondation d’un nouveau parti politique se mit en branle des ce débat règlé..
Finalement en Octobre 1968, le MSA se nomme désormais Parti québécois et devient ainsi la principale force indépendantiste en ralliant les membres du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) et du Ralliement national (RN).
Bloc québécois
Le Bloc Québécois est un parti politique souverainiste, implanté exclusivement au Québec. Le parti fut fondé par Lucien Bouchard et Gilles Duceppe, celui-ci occupe la position de chef depuis 1997 jusqu'à aujourd'hui(2005). Sa mission première est de représenter les Québécois et Québécoises au plan du Canada, c'est pourquoi ils œuvrent au parlement Canadien et non à l'assemblée nationale. Il vise surtout à aider le processus d'indépendance au Québec.
Pour ses partisans souvrainistes, la présence du Bloc Québécois rétablit la concordance et la légitimité entre la vision d'un peuple et celle de ses représentantes et représentants élus sur la scène fédérale. Le Bloc Québécois affirme ainsi l'existence de la nation québécoise, exige sa reconnaissance et défend les intérêts de ses citoyens et citoyennes ainsi que leur droit de choisir librement leur avenir.
Les raisons motivant un changement politique et constitutionnel
- Toutes les constitutions qui ont régi le peuple québécois au cours de l'histoire: (l'Acte de Québec (1774), l'Acte constitutionnel (1791), l'Acte d'Union (1840), l'Acte de l'Amérique du Nord britannique (1867), la Loi constitutionnelle de (1982) ont été conçues à l'extérieur. Ces lois ont été votées soit par Londres, soit par le gouvernement fédéral. Les Québécois ne se sont jamais prononcés par vote sur la Constitution qui les régit actuellement, sauf en 1992, lorsque les Québécois ont rejeté par référendum les amendements proposés à la Constitution de 1982. Par l'accession à la souveraineté, ils pourront pour la première fois, en 400 ans d'histoire, élaborer leur propre constitution, c'est-à-dire déterminer leurs orientations au plan de la vie politique, économique, sociale et culturelle.
- Le régime fédératif canadien, conçu il y a 130 ans, devait d'abord réunir des territoires coloniaux britanniques. Dans la pratique, c'est une structure politique uniformisante qui laisse peu de place au caractère distinct du Québec, seul foyer des francophones d'Amérique.
- Le système fédéral canadien a été conçu, à l'origine, pour être centralisateur et pour se superposer aux provinces. Cette réalité subsiste toujours. Contrairement aux provinces anglophones, le Québec ne peut se satisfaire d'un tel état de choses et ne peut se développer dans un tel contexte parce que la plupart des pouvoirs importants sont entre les mains du gouvernement fédéral, à Ottawa.
- Dans le système fédéral canadien, le poids des Québécois est en constante régression, cela est inéluctable. Les Québécois vont jouer un rôle de plus en plus marginal et secondaire si le régime actuel est maintenu.
- Le Québec est le seul État francophone en Amérique du Nord. Cependant, la Loi constitutionnelle de 1982 limite fortement les outils et leviers que le Québec veut se donner pour assurer son développement et son épanouissement au plan linguistique (Charte canadienne des droits et libertés et multiculturalisme canadien). Il y a donc un urgent besoin de consolider l'identité culturelle française et la souveraineté représente la seule garantie à long terme de réaliser cet objectif.
- Les Québécois et les Canadiens sont, surtout depuis trente ans, au cœur d'une négociation constitutionnelle dont on ne voit pas la fin parce qu'il y a impasse complète, surtout depuis l'imposition de la Loi Constitutionnelle en 1982 et, par la suite, l'échec de l'Accord du lac Meech. Il s'ensuit, aux dires de la Commission nationale sur l'avenir du Québec et, auparavant, de la Commission Bélanger-Campeau, un gaspillage d'énergie néfaste pour les deux parties. Plus on tarde à régler ces différends, plus les coûts sociaux qui y sont rattachés risquent de s'accroître.
- De plus, et c'est là un aspect important au plan de l'emploi, la part des dépenses fédérales structurantes qui revient au Québec dans le système actuel est en deçà de la juste part qui devrait lui revenir. Par exemple, le Québec se classe bon dernier en ce qui a trait aux dépenses d'immobilisation (édifices, laboratoires, infrastructures, etc.) du gouvernement fédéral per capita et ce, depuis un bon nombre d'années. Si le Québec avait reçu uniquement l'équivalent de la moyenne canadienne entre 1979 et 1991, ce sont plus de 2,5 milliards $ d'argent neuf qui auraient été investis sur son territoire.
- En recherche et développement, le manque à gagner pour le Québec entre 1979 et 1991 atteint 2,5 milliards $ de fonds fédéraux. Au niveau des laboratoires de recherche du fédéral, le manque à gagner s'élève, pour la période de 1963 à 1991, à 5,3 milliards $. Ces milliards de dollars se traduisent par des milliers d'emplois en moins pour le Québec.
- Comme l'affirme le Rapport de la Commission nationale sur l'avenir du Québec : « Le rapatriement unilatéral de la Constitution sans l'accord du Québec, en 1982, a provoqué une brisure complète du lien de confiance qui existait entre le Québec et le Canada depuis plus de 100 ans. Il s'agit probablement du bris de confiance le plus important de l'histoire du Québec ».
Citations
« Cela ne pourra pas toujours ne pas arriver. » - Gaston Miron
« Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. » - Gaston Miron
« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. » - Étienne de La Boétie
« Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres! Vous vivez de telle sorte que rien n'est plus à vous. » - Étienne de La Boétie
« Celui qui porte le joug sans se révolter mérite de porter le joug. » - Proverbe roumain
« Nécessaire et injustifiable. » - Albert Camus
« Même les paranoïaques ont de vrais ennemis. » - Raymond Aron
« Entre le rêve américain et le cauchemar canadien. » - Patrice Desbiens
« Il faut renverser les monuments pour voir les vers qui grouillent. » - Pierre Vadeboncoeur
« Chaque citoyen francophone porte en lui un séparatiste qui sommeille, mais d'un sommeil de plus en plus léger. » - Marcel Adam
« Si une pléthore de pays minuscules qui pourraient se comparer à Montréal bien plus qu'à notre province sont capables de bien vivre comme États souverains, le Québec en est certainement capable, et cela depuis belle lurette. » - Marcel Adam
« Parmi les États membres des Nations Unies, beaucoup n'ont ni la population, ni les ressources, ni la compétence administrative du Québec : environ six millions d'habitants, un revenu par habitant supérieur à celui de la France, un régime démocratique solidement établi, combien, parmi les États nouveaux, possèdent autant de titres à la reconnaissance internationale? » - Raymond Aron
« Il saute aux yeux que l'ethnie française du Canada est assez nombreuse et dispose d'un territoire assez vaste pour constituer un État indépendant.» - Raymond Aron
« L'avenir pour le Québec, c'est la liberté ou la dépendance. Moi, je gage sur la liberté. » - Jean-Paul Auclair
« Un peuple qui s'abandonne prend pour un état de liberté le plaisir de se laisser couler. » - Ferdinand Bac
« Il y une chose pire encore que l'infâmie des chaînes, c'est de ne plus en sentir le poids. » - Gérard Bauer
« La difficulté de réussir ne fait qu'augmenter la nécessité d'entreprendre.» - Beaumarchais
« On a tout ce qu'il faut. On est prêts. Et on est capables. » - Claude Béland
« La liberté n'est pas un droit mais une obligation. » - Nicolas Berdiaeff
« En tant que produit historique et entité politique, le Québec a toujours eu une vocation naturelle à l'indépendance. » - Gérard Bergeron
« Il y a une belle, une terrible rationalité dans la décision d'être libre. » - Gérard Bergeron
« Il faut dire avec force que le séparatisme n'est nullement une idée absurde ni utopique. Le nationalisme d'émancipation est même une fin collective noble qui a eu dans l'Histoire une force populaire certaine. » - Gérard Bergeron
« Les Québécois doivent se rendre compte que la loi 101 a été faite dans un esprit un peu euphorique où l'on se croyait dans un pays francophone. La Cour suprême vient simplement nous rappeler que, tant que nous serons une province, nous sommes une minorité dans un pays anglais. » - Guy Bertrand
« Il n'y a pas de patrie pour les esclaves. » - Bignon
« Le principe de vie du Québec : ou l'État québécois s'affirme pleinement, ou il démissionne. » - Lise Bissonnette
« Tant qu'un peuple n'est envahi que dans son territoire, il n'est que vaincu; mais s'il se laisse envahir dans sa langue, il est fini. » - Louis de Bonald
« Il ne peut y avoir pour nous Québécois de pays véritable que celui du Québec. » - Lucien Bouchard
« Accéder à la souveraineté, c'est aujourd'hui plus que jamais dans l'Histoire aménager du même mouvement l'indépendance et l'interdépendance, politique nationale et politique internationale. » - Lucien Bouchard
« Il faut cesser de s'acharner à faire entrer le Québec dans le moule d'une province comme les autres. Ce moule, les Québécois ne l'acceptent pas. Leur réalité même le fait éclater. » - Lucien Bouchard
« Il manque un pays dans ce pays. » - Lucien Bouchard
« La Confédération a vécu en puissance... mais elle doit se dissoudre un jour. » - Henri Bourassa
« L'histoire de la Confédération canadienne, c'est la série lamentable de nos déchéances et de nos défaites par la fausse conciliation. » - Henri Bourassa
« Nous ne voulons pas être une province "pas comme les autres", nous voulons être un pays comme les autres. » - Pierre Bourgault
« L'indépendance, ce n'est pas une récompense, c'est une responsabilité. » - Pierre Bourgault
« J'ai souvent passé pour un extrémiste parce qu'on croyait que l'indépendance était une solution extrémiste. C'est tout à fait ridicule. Dans ce cas, tous les pays indépendants seraient extrémistes. Seuls les colonisés peuvent traiter d'extrémistes ceux qui parlent de l'indépendance. » - Pierre Bourgault
« On m'a demandé l'autre jour : "Qu'est-ce qu'un Québécois?" J'ai répondu : "C'est quelqu'un qui veut l'être. Quelqu'un qui assume le passé, le présent et l'avenir du Québec." » - Pierre Bourgault
« L'indépendance doit être dépassée très rapidement, elle n'est qu'un instrument vers autre chose. » - Pierre Bourgault
« Nous sommes des Québécois à peur entière. » - Albert Brie
« Québec : belle province dans un piètre État. » - Albert Brie
« Une langue ne peut se maintenir et exprimer une culture que si ceux qui la parlent ont la liberté et les moyens d'exister comme collectivité distincte. » - Michel Brunet
« Un pays bilingue est un pays infirme. » - Michel Brunet
« Il faut cesser d'attendre les événements, il faut les faire arriver. » - Jean Campeau
« Je cligne des yeux de contentement en songeant à l'envergure des tâches qui nous attendent. Nous en avons pour mille ans! Vaincus, colonisés, résistants du quotidien, instruits des terribles contradictions de l'époque, nous abordons la suite du monde avec l'assurance inquiète de ceux qui ont franchi les rapides de l'Histoire. Nous avons survécu, il ne nous reste plus qu'à grandir. » - Louis Caron
« Le Canadien français est un Anglais qui parle français. » - Georges-Étienne Cartier
« Les peuples longtemps courbés n'ont pas de patience lorsqu'ils se redressent. » - Raymond Cartier
« Même les morts ne peuvent reposer en paix dans un pays opprimé. » - Fidel Castro
« Il n'existe pas sur Terre de bonheur semblable à celui de recouvrer la liberté perdue. » - Miguel de Cervantes
« Je ne veux pas vivre à moitié dans ce demi-pays. » - Paul Chamberland
« Il n'y d'histoire digne d'attention que celle des peuples libres; l'histoire des peuples soumis au despotisme n'est qu'un recueil d'anecdotes. » - Sébastien Chamfort
« Je sais aujourd'hui de façon définitive que dans la conjoncture actuelle de notre vie nationale, mon pays, ce n'est pas et ce ne sera jamais le Canada. J'ai honnêtement cherché un dénominateur commun entre Canadiens de langue française et anglaise, et je ne l'ai pas trouvé. En conséquence, je reviens à la terre Québec plus québécoise que canadienne-française, parce que j'ai appris durement, douloureusement et définitivement que pour demeurer fidèle à la ligne profonde de mon passé, de mon présent et de tout ce qui compose mon être de langue et de culture françaises, je dois vivre au Québec dans un pays qui, un jour, deviendra peut-être mon pays. » - Solange Chaput-Rolland
« Quand les États-Unis ont proclamé leur indépendance nationale en 1784, tout le monde ici les traitait d'insensés; l'Angleterre ne leur pardonnerait jamais et ne ferait plus jamais commerce avec eux. Ce sont les descendants de ces mêmes prophètes de malheur qui prédisent maintenant un avenir sombre à un Québec qui se prendrait en main. Ils nous accusent de vouloir briser un pays alors qu'en réalité ils veulent nous empêcher d'en bâtir un. » - Roger Charlebois
« Il faut savoir ce qu'on veut. Quand on le veut, il faut avoir le courage de le dire. Et quand on l'a dit, il faut avoir le courage de le faire. » - Georges Clémenceau
« Le cours des choses est bien plus fort que la volonté des hommes. » - Benjamin Constant
« La souveraineté, ce n'est pas seulement la liberté, c'est aussi la prospérité. » - Fernand Daoust
« Le bilinguisme, c'est le passage transitoire d'une langue à une autre. » - Albert Dauzat
« La crise d'Octobre n'est que la partie visible de l'iceberg; la partie invisible, c'est la longue frustration de ce peuple... Nous sommes, en dehors de la France, le groupe le plus puissant et le plus apte à fournir une interprétation originale du chant profond de la culture française. » - Jean-Paul Desbiens
« Nous autres, on veut casser maison. On est tannés de vivre chez la belle-mère. » - Jean-Paul Desbiens
« Je n'hésiterai pas à m'engager dans la voie de l'indépendance, si la preuve est faite qu'il n'y a pas de sécurité constitutionnelle pour le français dans la fédération canadienne. » - Léon Dion
« Si le peuple du Québec, consulté démocratiquement, accordait à son gouvernement l'autorité de proclamer l'indépendance, j'endosserais une telle décision. » - Léon Dion
« Depuis 1763, nous n'avons plus d'histoire, sinon celle, par réfraction, que nos conquérants veulent bien nous laisser vivre, pour nous calmer. Cette tâche leur est d'autant plus facile que nous sécrétons nos propres bourreaux. » - Léon Dion
« Nous sommes des conquis contents. » - Georges Dor
« L'indépendance pour un peuple, c'est la forme la plus gratifiante mais aussi la plus exigeante de sa liberté. » - Jean Duceppe
« Les Québécois ne doutent plus qu'ils forment un pays réel et ils semblent de plus en plus déterminés à transformer ce pays réel en pays légal. » - Jacques Dufresne
« S'il n'est pas désiré dans la Confédération, le Québec dispose des moyens, des ressources et du pouvoir de vivre seul. » - Maurice Duplessis
« Il faut prendre à César tout ce qui ne lui appartient pas. » - Paul Éluard
« La culture nationale n'est pas le folklore où un populisme abstrait a cru découvrir la vérité du peuple... La culture nationale et l'ensemble des efforts faits par un peuple sur le plan de la pensée pour décrire, justifier et chanter l'action à travers laquelle le peuple s'est constitué et s'est maintenu. » - Frantz Fanon
« Les chaînes d'or ne sont pas moins chaînes que les chaînes de fer. » - Fénelon
« Cela ne fait aucun doute que partout où l'on retrouve une langue distincte, on retrouve une nation distincte qui a le droit de prendre en charge ses propres affaires et de se gouverner... » - Johann Gottlieb Fichte
« Il y a bien des manières de ne pas réussir, mais la plus sûre est de ne jamais prendre de risques. » - Benjamin Franklin
« L'Angleterre nous avait conquis par les armes, elle nous a reconquis par voie d'assimilation. » - Jean-Louis Gagnon
« Je crois à la vertu des petits peuples. Je crois à la vertu du petit nombre. Le monde sera sauvé par quelques-uns. » - André Gide
« Le Canada français de demain, création originale, sera la chair de votre chair, la fleur de votre esprit... Vous le ferez pour qu'enfin, dans la vie d'un petit peuple qui n'a jamais eu, quoi qu'on en dise, beaucoup de bonheur à revendre, il y ait une heure, un jour de saine revanche, où il pourra se dire comme d'autres : "J'ai un pays à moi; j'ai une âme à moi; j'ai un avenir à moi!" » - Lionel Groulx
« tre nous-mêmes, absolument nous-mêmes, constituer un État français indépendant, telle doit être, dès aujourd'hui, l'aspiration où s'animeront nos labeurs. » - Lionel Groulx
« Un État souverain faisant soi-même et selon ses intérêts et selon ses idéaux, sa propre politique, son économie, ses institutions sociales, maître de l'épanouissement de sa culture, sans les infiltrations malsaines d'une langue et d'un esprit étrangers : bref, et pour finir un État qui traiterait sur le plan de la souveraineté, avec les États, ses voisins. Qui n'y voit par surcroît, l'acheminement normal, logique, de toute l'histoire du Canada français? » - Lionel Groulx
« Parce qu'il y a notre histoire, parce qu'il y a la jeunesse, j'espère. J'espère avec tous les ancêtres qui ont espéré; j'espère avec tous les espérants d'aujourd'hui; j'espère par-dessus mon temps, par-dessus tous les découragés. Qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas... notre État français, nous l'aurons! » - Lionel Groulx
« Dans notre pays, mettre les deux langues sur le même pied équivaut à mettre les deux pieds sur la même langue. » - Joseph Hanse
« Soyons l'immense OUI. » - Victor Hugo
« Il y a une chose plus forte que toutes les armées du monde, c'est une idée dont le temps est venu. » - Victor Hugo
« Personne ne veut être soumis à des pouvoirs politiques étrangers à sa comunauté et à son groupe ethnique. » - Jean XXIII
« Que toutes les nations, même les plus petites, même celles qui ne jouissent pas encore d'une pleine souveraineté et celle à qui on l'a dérobée par la force, puissent être intégrées dans une pleine égalité avec les autres nations de l'Organisation des Nations Unies. » - Jean-Paul II
« Si la sécession devenait pour les Canadiens français le seul moyen de rester eux-mêmes, de rester français, alors ce ne serait pas seulement leur droit, ce serait même leur devoir d'être séparatistes. » - Daniel Johnson
« Il est plus important d'être chez soi chez soi que chez soi chez les autres.» - Guy Joron
« L'indépendance, c'est s'arracher à une domination méprisante et infantilisante. L'indépendance, c'est naître à la création de soi et de son peuple. » - Pauline Julien
« On ne paie jamais trop cher le privilège d'être son propre maître. » - Rudyard Kipling
« Drôle de monde : ils veulent qu'on reste dans la maison, mais ils nous sacrent dehors. Le Lac Meech, c'est ça. » - Louis Laberge
« Dans le régime fédéral, le Québec est condamné à voir les principales décisions économiques qui le concernent être prises par un État dont la logique conduit à l'érosion de la culture et des institutions québécoises. » - Bernard Landry
« Tous les colonisés du monde et de l'histoire se sont fait dire que leur affranchissement les conduirait à la ruine et au marasme social. » - André Langevin
« Nous sommes l'adversaire du projet de Confédération, projet faux dans sa conception, inique, immoral et cruel dans ses détails. » - Wilfrid Laurier
« Le Canada est un pays anglais. » - Wilfrid Laurier
« Si on déclare inconstitutionnel ce qui est normal, c'est la constitution qui est anormale. » - Camille Laurin
« Nous sommes locataires dans la province de Québec; il faut l'acheter, cette terre-là. » - Félix Leclerc
« L'indépendance, c'est comme un pont : avant, personne n'en veut, après, tout le monde le prend. » - Félix Leclerc
« Le choix à opérer n'est pas entre le Canada et le Québec mais entre le Québec et le néant. » - Jean-Marc Léger
« Loin d'être la chimère ou la folle aventure que certains décrivent, l'indépendance est le seul aboutissement logique de notre histoire, la condition absolue d'une vie normale, hors de quoi la lutte pour la survivance ne serait qu'un combat d'arrière-garde et un odieux mensonge. » - Jean-Marc Léger
« Si le Québec se retire de la Confédération, c'est qu'on n'aura pas su l'y garder. » - Jean Lesage
« Une population dont le territoire est planifié par d'autres, aménagé par d'autres, géré par d'autres, exproprié par d'autres, dans un but et une perspective établis par d'autres et au profit des autres, est réduite à l'insignifiance. » - René Lévesque
« On verra bientôt que d'oser vivre, ce n'est pas la fin du monde. Juste d'un monde. » - René Lévesque
« L'inégalité, c'est le risque permanent du mépris. » - René Lévesque
« Il faut commencer par s'appartenir. Ensuite, on devient un chantier de choses nouvelles sans se prendre pour des prophètes des temps nouveaux.» - René Lévesque
« Une société, pas plus qu'une femme, ne peut demeurer indéfiniment enceinte : il faut qu'elle accouche ou qu'elle avorte. » - René Lévesque
« C'est arrivé en Scandinavie : Danois, Suédois et Norvégiens se chicanaient toujours quand ils faisaient partie du même pays; ils s'entendent à merveille depuis qu'ils ont formé trois États souverains... Et les vaches sont drôlement mieux gardées! » - René Lévesque
« Le Canada est un mariage de raison qui n'a plus de raison d'être un mariage. » - Doris Lussier
« C'est le confort matériel des Québécois qui anesthésie leur goût de la liberté politique. » - Doris Lussier
« Les Québécois et les Canadiens anglais ne seront moralement unis que lorsqu'ils seront politiquement séparés. » - Doris Lussier
« À plus ou moins longue échéance, le choix du Québec est simple : c'est l'indépendance ou la Louisiane. » - Doris Lussier
« Ne perdez jamais de vue cet axiome : aucune nation n'obéit volontairement à une autre. » - Joseph de Maistre
« Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir. » - Jean-Paul Marat
« Si l'on veut vivre en français au Québec, il faut sortir de ce système fédéral anglais. » - Gaston Miron
« La liberté, ce bien qui fait jouir de tous les autres biens. » - Montesquieu
« Fédéralisme canadien = droit de la majorité anglaise de disposer de la nation québécoise. » - Jacques-Yvan Morin
« On n'arrête pas les peuples une fois lancés. » - Napoléon
« Le Canada anglais et le Québec deviendront de bons voisins après avoir été de mauvais coucheurs. » - Pierre Parent
« Le bonheur dans l'esclavage fait de nos jours figure d'idée neuve. » - Jean Paulhan
« Les Canadiens anglais n'ont pas voulu d'une "société distincte", ils vont avoir un "pays" distinct. » - Louis Plamondon
« Bâtir un pays... pour créer l'avenir dans la continuité de notre être historique. » - Marcel Rioux
« Le jour où on arrête d'avoir peur, on commence à faire peur. » - Fabien Roy
« Il n'y a pas de mauvais peuple, il n'y a que des mauvais bergers. Un peuple ne se trompe pas, il est trompé. » - Jean-Jacques Servan-Schreiber
« Le Canada n'a jamais été une nation. Tout au plus est-ce une entité qui existe, mais qui a une tendance structurelle à l'éclatement. » - Tom Sloan
« On ne peut pas utiliser des lois pour tenir ensemble un pays dont les habitants préfèrent se séparer. » - Robert Stanfield
« Le Canada est un pays qui a été bâti contre tout bon sens géographique, historique, culturel. » - Pierre-Elliott Trudeau
« Au Québec, depuis le référendum, nous sommes redevenus la minorité de quatre-vingts pour cent que nous avons toujours été. » - Gilles Vigneault
« Laissez-moi faire l'indépendance... On verra quelle sorte de danse ils danseront sur cet air-là! » - Gilles Vigneault
« Je n'aime point voir des citoyens qui cessent de l'être, des sujets qui se font d'un étranger, des patriotes qui n'ont plus de patrie; je veux que chaque État soit parfaitement indépendant. » - Voltaire
« Je me croyais indécis, mais je n'en suis plus certain. » - Robert Bourassa
« Le temps peut attendre. » - Robert Bourassa
« À force de boire pis d'être assis et pis de manger des cochonneries, on vient que le cul nous élargit et pis que le brain nous ramollit. » - Plume Latraverse
« La révolution révolue, tout le monde se remet à se pogner le cul. » - Plume Latraverse
« Tristes bourgeois embourgeoisés, tous les dimanches endimanchés! Votre cravate à votre cou me fait songer à un licou et vos autos dans vos garages véhiculent votre esclavage! » - Plume Latraverse
« L'homme épaissit en vieillissant, le cul assis à la même place. Puis, il se fait voler son banc pour avoir perpétué la race. Quelle chaise musicale! » - Plume Latraverse
« Les médias bourrent le monde avec les mêmes bonbons, 2 minutes 30 secondes pour faire la digestion. » - Plume Latraverse
« On a tous sa marde à manger dans la vie. Le bonheur, c'est rien qu'une question d'appétit. » - Plume Latraverse
« C'est pas de ma faute, c'est mes pieds, c'est eux-autres qui m'ont entraîné. » - Plume Latraverse
« C'est comme les promesses d'ivrogne : ça se tasse quand la soif te pogne.» - Plume Latraverse
« T'as un gouvernement qui te vole à tours de bras? Blâme pas le gouvernement mais débarasse toé-en! Couche-toé pas comme un chien pis sens-toé pas coupable... moi j'te dis que t'es capable, ce pays là t'appartient! » - Pierre Bourgault
« Que la Reine aille faire son petit tour d'Australie ou du Ghana si ça lui chante. Mais au Québec, nous avons décidé d'être maîtres chez nous, complètement. » - Pierre Bourgault
« La secte n'est rien d'autre qu'une religion qui n'a pas encore réussi. » - Pierre Bourgault
« Jean Chrétien : cet homme qui ne parle que des langues secondes. » - Pierre Bourgault
« Le goéland a l'air, la terre et l'eau. Et pourtant, il adore les frites. » - Pierre Bourgault
« À deux cents dollars la consultation, la voyante s'enrichit en promettant la richesse à des pauvres qui le restent. » - Pierre Bourgault
« De la volonté. C'est de cela que nous avons besoin maintenant. Rien de plus. L'indépendance du Québec aujourd'hui, en somme, ça n'est plus qu'une question de caractère. Nous avons confiance que le peuple québécois fera montre de cette détermination à vivre qu'il a toujours eue lorsqu'il s'agissait de survivre! » - Pierre Bourgault
« Si Dieu a crée l'homme à son image et à sa ressemblance, j'aime mieux croire qu'il n'existe pas. » - Pierre Bourgault
« Tous les psychiatres sont fous. Ils gagnent leur vie à nous convaincre que nous le sommes également. » - Pierre Bourgault
« L'indépendance est l'instrument des peuples faibles, des peuples qui n'ont pas de pouvoirs, des peuples qui manquent de moyens. C'est parce que nous ne sommes pas prêts qu'il faut faire l'indépendance. Elle vient non pas à la fin de la vie d'un peuple mais au début : c'est-à-dire au moment où ce peuple entend assurer sa pleine liberté et asssumer ses pleines responsabilités. » - Pierre Bourgault
« La classe moyenne l'est vraiment. » - Pierre Bourgault
« Dans les ex-pays socialistes, on fait toujours la queue pour entrer dans les magasins. Dans les pays capitalistes, on fait la queue pour en sortir. » - Pierre Bourgault
« La révolution tranquille de Jean Lesage : elle était si tranquille qu'elle s'est endormie. » - Pierre Bourgault
« J'ai écouté, comme tout le monde, les discours du Général, le premier et le deuxième jour. Ils avaient suffi à me remplir de joie. À Montréal, j'étais dans la foule sous le balcon de l'Hôtel-de-ville. Lorsqu'il a prononcé le mot libération, j'en ai à peine cru mes oreilles. Cela dépassait de très loin mes espérances. Quand il a crié Vive le Québec libre, les bras m'en sont tombés. D'abord je ne l'ai pas cru, mais j'ai vite réalisé en voyant les réactions de la foule. Oui, voyez-vous, ça fait sept ans que je crie ce slogan au Québec. Mais peu de gens m'écoutent. Il suffit que De Gaulle vienne ici, le dise une seule fois seulement pour que le monde entier l'entende. C'est que lui, De Gaulle, est un homme libre. Moi, je ne le suis pas... » - Pierre Bourgault
« Les médecines douces tuent doucement. » - Pierre Bourgault
« L'imbécile ne peut savoir qu'il l'est puisqu'il l'est. » - Pierre Bourgault
« L'Indien me parle de ses traditions ancestrales : le Skidoo, le VTT, les conserves, le fusil, l'automobile, l'avion, la pizza, l'électricité, le rock and roll, l'anglais, le bingo... » - Pierre Bourgault
« Quel bonheur d'avoir soixante ans : on ne peut plus mourir jeune. » - Pierre Bourgault
« Les animaux tuent d'autres animaux pour manger. Les hommes tuent d'autres hommes pour rien. » - Pierre Bourgault
« Autrefois, 50% des enfants mouraient dans l'année qui suivait leur naissance. Aujourd'hui, c'est dans l'année qui la précède. » - Pierre Bourgault
« La science se trompe souvent. La religion, toujours. » - Pierre Bourgault
« On parle beaucoup des assistés sociaux. On ne parle pas assez des assistés culturels. » - Pierre Bourgault
« Autrefois, les orphelins n'avaient pas de parents. Aujourd'hui, ils en ont trop. » - Pierre Bourgault
« On tue une mouche avec beaucoup plus de détachement que si on tuait un chien. Pourquoi? » - Pierre Bourgault
« Le jour où c'est qu'on m'trouvera mort, enterrez-moi debout la tête dehors, au soleil! » - Richard Desjardins
« En raison de la crise économique, la lumière au bout du tunnel sera fermée jusqu'à nouvel ordre. » - Richard Desjardins
« D'aucuns pensent que la réalité est une illusion créée par l'absence de drogues. » - Richard Desjardins
« Ils vont te donner la main avant les élections, quand t'en as besoin ils sont en réunion. » - Richard Desjardins
« Y a une erreur dans le dictionnaire, car le mot terre vient de terreur. » - Richard Desjardins
« Ça fait 50 ans aujourd'hui qu'les Blokes sont icitte pour le cuivre. Nous autres, un peu plus pour survivre comme les lièvres qui courent la nuit. » - Richard Desjardins
« Y en a qui ont toute pis toutes les autres y ont rien, change-moé ça! » - Richard Desjardins
« On pourrait se mettre ensemble, on serait plus fort pour se défendre. » - Paul Piché
« On a pas assez eu de misère, il nous faudrait l'enfer avant d'se révolter. On a pas assez eu de misère, il nous faudrait l'enfer avant de s'organiser. » - Paul Piché
« Les enfants, c'est pas vraiment vraiment méchant : ça peut mal faire ou faire mal de temps en temps, ça peut cracher, ça peut mentir, ça peut voler... Au fond, ça peut faire tout ce qu'on leur apprend. » - Paul Piché
« Visse et visse et vice versa, tombe tombe cette bâtisse-là, tombe tombe ce pays-là... On est pas maîtres dans nos maisons car vous y êtes! » - Paul Piché <
« À toutes les deux semaines, ça recommence : mon boss qui me paye comme un cadeau, comme une chance. Moi qui l'haïs, peureux, poli, j'le remercie. » - Paul Piché
« J'me suis tellement menti à moé pis mes amis, qu'j'aurais envie d'mourir... Mais ça ça voudrait dire qu'y m'ont eu, les maudits. J'reste en vie! » - Paul Piché
« Y'a une canne de binnes dans mes racines. » - Jean-Pierre Ferland
« Comme si la lutte de libération nationale n'était pas, en soi, un projet de société. Le bateau coule et des passagers veulent discuter de l'aménagement intérieur de la chaloupe. Ramons, câlice! On discutera ensuite de la couleur de la casquette du capitaine ou de la forme des rames. L'indépendance n'est pas le paradis. Ce n'est pas la solution à tous nos problèmes. Mais il s'agit de choisir enfin. Ou le statut de nation annexée à jamais, ou la liberté. » - Pierre Falardeau
« La liberté n'est pas une marque de yogourt. » - Pierre Falardeau
« Où est allé tout ce monde qui avait quelque chose à raconter? On a mis quelqu'un au monde, on devrait peut-être l'écouter! » - Serge Fiori
« Ils se plantent le nez au ciel, se mouchent dans les étoiles, et ils pissent comme je pleure sur les femmes infidèles. » - Jacques Brel
« Il s'est levé un bon matin, une cicatrice sur son terrain. Les yeux pleins d'eau, y'a dit : "Calvaire! On est en train de voler ma terre!" » - Gaston Mandeville
« En 1860, nous ne sommes plus chez-nous ici, mais quand même on tient le coup à coups de berceaux et de génie. » - Félix Leclerc
« Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de me dire : "À la prochaine fois!" » - René Lévesque
