Musique carnatique


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Cet article fait partie de la série
Musique indienne
Musique classique
Musique carnatique
Compositeurs
Pourandara Dâsa
La Trimurti
Tyâgarâjâ
Mouthousvâmi Dîkchithar
Syâma Sâstri
Oûtukkadu Vénkata Kavi
Svathi Thirounal
Maïsour Sâdashiva Rao
Patnam Soubramania Aïyer
Pûchi Srînivâsa Ayéngâr
Pâpanâsam Sivan
Chanteurs
MS Souboulakchmi
Musique hindoustanie
Musique moderne
Musique filmi
Musique rustique indienne
Concepts
Mélodie
Râga
Melakarta
Kâtapâyâdi sankhya
Svara
Rythme
Tâla
Composition
Moudrâ

La musique carnatique (ou karnatique) (sanskrit karnāṭaka saṃgītaṃ (Image manquante
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), littéralement, « musique traditionelle ») est la musique classique de l’Inde du Sud (opposée à la musique classique de l’Inde du Nord, c'est-à-dire la musique hindoustanie). La différence est que la musique carnatique fait une place importante au chant structuré, est plus théorique et a beaucoup plus de règles.(1)

La tradition musicale de l’Inde du Sud est complète avec des chansons glorifiant, implorant ou vitupérant (!) les dieux hindoux. Au contraire, les compositions modernes peuvent avoir des thèmes séculaires, comme la patrie, la nature ou même la nourriture !

Comme toute la musique indienne, les concepts les plus importants sont la râga et la tâla (il est recommandé de voir ces pages avant de lire la reste de cet article.)

Sommaire

Histoire

La musique carnatique, dont les fondations sont écrites entre le IVe siècle av. J.-C. et le IIe siècle av. J.-C., commença comme un rituel spirituel de l'hindouisme. Elle est née, avec la musique hindoustanie, de la tradition de Sama Veda, jusqu'à la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle, quand les Moghols envahirent l'Inde du Nord. Depuis ça, il y a eu une divergence entre les styles de la musique indienne, la musique du nord étant influencée par la musique persane.(2)

Entre autres instruments utilisés dans la musique sud-indienne, il y avait une sorte de trompette que l'on appelait la nâgasvaram, et un tonneau que l'on appelait le tavil. (On emploie encore ces instruments dans les mariages, les fêtes religieuses, et quelques concerts.)

Théorie

Le solfège

Description

La sargam, c'est-à-dire, le solfège, de la musique carnatique est « sa-ri-ga-ma-pa-da-ni » (comparez avec l'hindoustanie « sa-re-ga-ma-pa-dha-ni »). Ces noms représentent les noms longs chadjamam, richabjam, gândhâram, madhyamam, panchamam, dhaivatam, et nichâdam. À la différence des autres systèmes musicaux, chaque membre de la sargam, nommée une svara, peut avoir jusqu'à trois variétés. Les exceptions sont chadjamam et panchamam, qui ont seulement une variété, et madhyamam qui a deux variétés. Dans une gamme, une râga, il y a seulement une variété de chaque svara, sauf dans les râgas légères, comme, par exemple, Béhag, que peut avoir une variété vers le haut (dans l'arohanam), et une autre vers le bas (dans l'avarohanam). Une râga peut avoir cinq, six, ou sept svaras dans l’arohanam et cinq, six, ou sept dans l’avarohanam. Quelquefois une artiste chantera une svara qui ne sera ni dans l’arohanam ni dans l’avarohanam. De telles svaras sont appelées anya svaras.

Le solfège carnatique dans les écritures indiennes

Composition et improvisation

Compositions : Styles et structures

Souvent, les compositeurs de la musique carnatique étaient inspirés par la dévotion, et la plupart étaient savants du telougou et/ou du sanscrit (bien qu'on utilisait de temps en temps d'autres langues, comme le tamoul et le kannada). Souvent, le compositeur inclut une signature, dans la forme des mots uniques. Par exemple, toutes les chansons écrites par Tyâgarâja ont le mot Tyāgarāja, et toutes les chansons composées par Mouttousvâmi Dîkchitar ont les mots gourou gouhâ

Kîrtanas

Les chansons carnatiques sont variées en structure, mais voici la structure la plus commune :

  1. Pallavî (पल्लवि). C'est l'équivalent du refrain dans la musique de l'Ouest. Consiste en deux lignes.
  2. Anoupallavî (अनुपल्लवि). La strophe seconde. Aussi sur deux lignes.
  3. Charaṇam (चरणं). La strophe finale (et la plus longue) qui finit la chanson. Normalement, elle prend des idées de l’anoupallavî. Normalement sur trois lignes.

Cette sorte de chanson est appelée une kîrtana. Mais ce n'est pas la seule structure possible. Quelques kîrtanas ont une strophe entre l’anoupallavî et la charanam, qui s'appelle la chittasvaram. Cette strophe a seulement des notes, pas de mots. Quelques autres chansons auront une verse depuis la charanam, qui s'appelle la madhyamakâlam. C'est une strophe avec des mots, mais on la chante deux fois plus vite.

Varnas

Une varnam est une chanson spéciale qui donne toute l’information sur une râga : pas seulement la gamme, mais aussi les notes auxquelles on doit faire une place d'importance, comment approcher une note, des phrases classiques, etc. ; c'est comme lire la Bible dans une langue étrangère. L'ordre des strophes dans une varnam est un peu différent de la structure que nous avons déjà vue : pallavî, anoupallavî, mouktâyi svaram, charanam, et les chittasvaras.

Ces deux sont les sortes de chansons les plus importantes dans la musique carnatique, mais il y en a d’autres, dont nous n'allons pas discuter ici.

Compositions spéciales


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See also: Musique carnatique, Chant, Concert, Dieu, Fête, Gourou