Musique contemporaine

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Musique classique
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Bien que toute musique soit par essence contemporaine au moment où elle est créée, quel que soit son style, le terme est utilisé actuellement (au début des années 2000) pour désigner les différents courants apparus après la fin de la Seconde Guerre mondiale, et ayant en commun une remise en cause radicale des paradigmes de la musique tonale établis depuis le XVIIIe siècle. Parvenus aux confins de l’exploration harmonique et stylistique de la musique romantique, les compositeurs du début du XXe siècle ont essayé de se délier des systèmes classiques. Pour ce faire, ils ont tenté de purifier l’écoute de la musique de ses éternels couplages entre tensions et détentes que la tonalité lui avait inculqués. L’« extra-tonalité » s’est employée à explorer, parfois en les combinant, tantôt la modalité (Debussy, Moussorgski…), tantôt l’espace harmonique dans son entier (dodécaphonisme), tantôt l’espace rythmique (Igor Stravinsky…).

Puis les compositeurs se sont heurtés aux instruments directement hérités du XIXe siècle, et qui ne pouvaient que confiner les utilisateurs soucieux de nouveauté à des complexifications éprouvantes. Seuls les bouleversements occasionnés par l’apparition des techniques électriques, électro-acoustiques puis numériques leur a véritablement ouvert un monde insoupçonné jusqu’alors, un monde de l’« inouï » (au sens propre) qui ne construit un système musical qu’a posteriori. La première moitié du XXe siècle représente à cet égard une époque clé où l’expérimentation par des techniques nouvelles a permis de s’affranchir du passé en créant une nouvelle forme de lutherie.

Sommaire

Les précurseurs

Les post-sérialistes

Si le sérialisme était une religion, son seul Dieu serait Anton Webern, son prophète (en France) René Leibowitz (de.), et ses califes Pierre Boulez, Luigi Nono, Bruno Maderna, Luciano Berio, Karlheinz Stockhausen... Parmi les païens convertis on trouverait le grand Igor Stravinsky, dans sa dernière période. Parmi les hérétiques et les renégats on trouverait... en fait on trouverait à peu près tous ceux cités plus haut.

Stricte à ses débuts, vers 1950, puis de moins en moins, cette tendance continue la technique sérielle héritée de la seconde École de Vienne, en la généralisant aux timbres, aux durées, aux intensités... L'œuvre qui illustre le mieux cette tendance « orthodoxe » des débuts est sans doute le premier livre des Structures pour deux pianos de Pierre Boulez.

La musique électronique et électroacoustique

Edgard Varèse fut en quelque sorte le précurseur de cette musique, en intègrant très tôt des instruments électroniques à ses œuvres, puis en mélant instruments et sons enregistrés (Déserts, 1954), et enfin en créant des œuvres de musique électronique pure (Poème électronique, 1958). Dès 1917, il écrivait : « Je rêve d’instruments obéissant à la pensée et qui, avec l’apport d’une floraison de timbres insoupçonnés, se prêtent aux combinaisons qu’il me plaira de leur imposer ».

Au cours des années 50 et 60 Karlheinz Stockhausen, Luciano Berio, Pierre Boulez, Luigi Nono, György Ligeti essaieront également soit de créer des œuvres avec des sons électroniques (enregistrés sur bande), soit de mêler sons enregistrés et exécution instrumentale ; mais la technologie étant assez rudimentaire à l'époque, la plupart d'entre eux y renonceront temporairement. György Ligeti (Glissandi, 1957), Luciano Berio ( Thema (Omaggio a Joyce), 1958 ) ou Karlheinz Stockhausen (Gesang der Jünglinge, 1956 et Kontakte, 1959) créèrent à la fin des années cinquante les premiers « chefs d'œuvre » de la musique électronique ou électroacoustique.

Les représentants de ces techniques en France sont Pierre Henry et Pierre Schaeffer qui fondèrent le GRM (Groupe de Recherches Musicales) où ils tentèrent, avec l'aide du magnétophone, de mettre en œuvre une musique concrète. On y notera une opposition entre une technique de l’« objet sonore » mis en contexte (Pierre Schaeffer) et des tendances plus « atmosphériques » (Ivo Malec).

Depuis l'arrivée de l'ordinateur, le traitement électronique du son permet de créer de nouvelles formes d'instrumentalisation de la musique, aussi bien au niveau de la synthèse du son que du formalisme de la composition. (informatique musicale).

Il n'y a pas qu'une formule de musique électronique, mais de nombreuses variantes :

Dans le cas de la musique « pour bande », le son enregistré lui-même peut être produit de différentes manières :

Voir : l20 ans de musique électronique. Les instruments de musique électronique 1870 - 1990 (site anglais) :

Les répétitifs américains

Steve Reich, Terry Riley, Philip Glass... Héritiers lointains d'un certain mécanisme/modernisme (Mossolov, Prokofiev, Honneger, certains Bartók...).

György Ligeti a écrit certaines œuvres (Kammerkonzert, 2e quatuor à cordes) utilisant épisodiquement des techniques similaires.

Techniques utilisées par d'autres compositeurs de façon moins systématique : Harrison Birtwistle, Luciano Berio (Points on the curve to find)...

Œuvre emblématique : Clapping music de Steve Reich.

Les conceptuels

John Cage, Mauricio Kagel, Karlheinz Stockhausen (à partir de 1960). Musique à spectacle, où le happening (ou performance, dans son sens anglo-saxon) et l'exégèse sont inséparables de la musique, qui devient dans certains cas secondaire voire anecdotique et n'est plus là que pour illustrer une idée. Son représentant le plus emblématique est bien sûr John Cage, mais quasiment tous ont cédé à des degrés divers à l'envie d'« épater le bourgeois ».

Œuvre emblématique : « 4'33" » de John Cage (il s’agit de 4 minutes et 33 secondes de silence !).

L'école spectrale française

Musique très raffinée basée avant tout sur le timbre et la décomposition spectrale du son musical qui est à l'origine de la perception de ce timbre. Certaines œuvres de György Ligeti comme Astmosphères sont assez proches de ce mouvement. Ligeti crée une esthétique de l’ambivalence harmonie-timbre, qui influera beaucoup sur la génération des compositeurs de l’école spectrale. Tristan Murail, Gérard Grisey, Hugues Dufourt reviendront à cette recherche, en y incorporant des éléments nouveaux dérivés de l'analyse-synthèse par ordinateur des instruments, qui a permis de rentrer dans les détails de la représentation du timbre.

Les post-modernistes

En réaction au modernisme, et probablement dans le but de regagner un public perdu, un certain nombre de compositeurs « retournent à la tonalité », à des degrés divers et jusqu’à atteindre parfois une simplicité extrême, dans une démarche qui rappelle celle d’Erik Satie mais sans son côté provocateur : absence totale de modulation même passagère, rythmes n’utilisant que des valeurs simples, harmonie volontairement maladroite, structures répétitives chez Michael Nyman ou Steve Reich par exemple.

Cette esthétique volontairement peu ambitieuse, proche parfois de celle de la variété fait que l’appartenance de ces musiques à « la musique classique » est contestée.

« Je pense simplement que ces gens sont fatigués » Pierre Boulez

L'arrivée des technologies

Les évolutions de la musique contemporaine se sont accélérées à partir des années cinquante et l'introduction de l'électronique (musique électronique) puis de l'informatique (informatique musicale)

Autres compositeurs

Voir aussi

Liens externes


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See also: Musique contemporaine, Alban Berg, Anton Webern, Arnold Schönberg, Bruno Maderna, Chanteur (musique classique)