Négationnisme
Le terme négationnisme a été spécifiquement élaboré pour désigner l'affirmation que le génocide pratiqué par l’Allemagne nazie (l’extermination des Juifs, des Tziganes, des handicapés, des patients des asiles et de toutes les autres minorités et « asociaux ») n’aurait pas eu lieu, et relèverait d’un mythe : négation de l’existence de chambres à gaz, ou affirmation que ces installations ne servaient qu'à la desinfection (épouillage), etc.
En France ces propos sont sanctionnés par la loi Gayssot. La plupart des pays européens sont dotés de législations analogues.
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Extension et usage
Usage propre
L'usage du terme négationnisme s'est étendu pour désigner la remise en cause de la réalité d'autres génocides, qu'on peut légitimement comparer à l'extermination pratiquées par les nazis, et aussi pour d'autres crimes contre l'humanité : génocide arménien par le gouvernement Jeunes-Turcs de l'Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale, Génocide au Rwanda, massacres communistes comme celui pratiqué par les Khmers rouges au Cambodge, massacres coloniaux...
La négation d’un génocide (Shoah, Rwanda, etc.) vise notamment, de facto, à obtenir un non-lieu pour ce qui est admis comme un crime, et à retirer aux victimes ou à leurs ayants-droit tout droit à la moindre réparation (en l’absence de crime il n’y a plus ni criminels ni victimes). Le négationnisme peut servir à protéger ausi bien les auteurs d'un génocide, que les complices d'un génocide et les héritiers idéologiques d'un génocide. Le négationnisme a d'autres armes que le discours pour nier des génocides. Le silence sur les événements par tous les moyens, la neutralisation (de la ridiculisation à l'élimination) des personnes qui affirment l'existence de génocides sont des constantes de ce type de démarche. ("Aucun témoin ne doit survivre").
Plus profondément, le déni du droit à l'existence, et même la prétention à avoir fait oeuvre de purification, qui caractérisent le génocide se prolonge tout naturellement dans le déni du crime. Pour le génocidaire, la victime n'avait pas le droit d'exister, elle n'existait pas, il n'y a pas de crime possible. Il ne s'agit même pas tant de cacher son crime (but qui peut par ailleurs être présent) que de pousser à son terme la logique d'élimination de la victime. Dans ce contexte le négationnisme apparait comme la continuation du génocide, ce qui rend le négationnisme aussi insupportable. Sans crime, nulle victime : l'extermination est complète, jusque dans la mémoire. Ainsi, on peut dire que les idéologies qui ont conduit à des génocides portaient toutes en elles leur nature négationniste. Inversement on peut dire que sans négationnisme le génocide n'est pas achevé, il reste incomplet, c'est ce qui rend si nécessaire le souvenir.
Usage rhétorique et politique
Par ailleurs, on trouve l'utilisation rhétorique et politique du terme négationnisme comme un équivalent de mensonge mais plus fort et plus odieux en raison du crime nié. Cet usage se retrouve même chez des négationnistes au sens le plus strict (en accusant les alliés de cacher les victimes civiles allemandes).
Selon cet usage abusif, le terme négationnisme est par exemple utilisé pour désigner la dénégation de responsabilité ordinairement coutumière à tout accusé (même lorsqu'il s'agit d'un état), surtout lorsque le crime est aussi grave. Or, outre le négationnsisme vrai (consistant à nier le fait ou à le réduire à presque rien), les accusés peuvent se défendre
- en niant toute participation directe ou indirecte,
- en mettant en avant de bonnes actions,
- en portant une accusation symétrique et au moins équivalente (par exemple : le massacre n'est qu'une réaction de défense suite à un autre génocide),
- etc.
Insistons donc sur le fait que le négationnisme porte sur la réalité du crime, non sur la responsabilité ou les excuses des auteurs (ou des complices, ou encore des gens qui n'ont rien fait bien qu'ils savaient, ou même la responsabilité que certains imputent aux victimes elles-mêmes...). Selon le cas, la défense peut ne reposer que sur des manipulations historiques (inventions de fausses aggressions) et divers autres mensonges, mais, aussi odieuse qu'elle puisse alors être, elle n'en constitue pas pour autant du négationnisme.
La négation du génocide nazi
Les thèses négationnistes
La caractéristique principale des thèses négationnistes est de remettre en cause l'existence d'une volonté d'extermination des juifs d'Europe par les nazis. Cette remise en cause passe par la contestation du nombre des victimes, de leur nature (participants à des combats qu'ils auraient eux-même provoqués 2 et non victimes civiles), de l'existence des chambres à gaz et des camps d'extermination ; ainsi que par la réinterprétation des textes produits par les acteurs et les témoins de la « solution finale ». En général, les tenants de ces thèses présentent le discours dominant sur le génocide nazi comme de la propagande, principalement au bénéfice d'Israel1.
Au milieu des thèses négationnistes, on trouve souvent l'argument consistant à accuser les juifs d'être d'une façon ou d'une autre responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Malgré cette proximité cet argument n'est pas du négationniste (au contraire !), même s'il participe de la même idéologie raciste et mensongère.
Les tenants des thèses négationnistes
David Irving
Le britannique David Irving est parmi les auteurs niant l'existence des chambres à gaz celui qui a rencontré le plus de succès. Ses premiers livres ne portent pas directement sur le génocide nazi mais plus généralement sur l'Allemagne et la Seconde Guerre mondiale. Il popularise notamment le chiffre, largement revu à la baisse depuis, de 135 000 morts lors du bombardement de Dresde. Dans les années 1980 il s'associe de plus en plus fortement avec les milieux négationnistes et l'extrême-droite. Il se voit alors interdire de voyager dans plusieurs pays dont l'Allemagne, le Canada, l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande. En 1998 il attaque en justice l'historienne Deborah Lipstadt à qui il reproche de l'avoir diffamé en le traitant de « négationniste » (holocaust denier). La perte de ce procès le ruine et achève de détruire sa réputation parmi les historiens et le grand public.
Historique du négationnisme en France
Diverses formes de négationnismes commence à se répandre en France immédiatement après la guerre. Maurice Bardèche, beau-frère et meilleur ami de Robert Brasillach, publie entre 1948 et 1950 deux livres intitulés Nuremberg ou la Terre promise et Nuremberg II ou les Faux monnayeurs. La thèse centrale de ces deux livres est que les juifs sont responsables du déclenchement de la guerre et donc indirectement des crimes nazis. Bardèche est aussi le premier à réinterpréter les euphémismes utilisés par les nazis pour désigner leur entreprise d'extermination en expliquant que « si la délégation française [au procès de Nuremberg] trouve des factures de gaz nocifs, elle se trompe dans la traduction et elle cite une phrase où l'on peut lire que ce gaz était destiné à l'extermination, alors que le texte allemand dit en réalité qu'il était destiné à l'assainissement, c'est-à-dire à la destruction des poux dont les internés se plaignaient en effet3. » Le principal précurseur du négationnisme français est cependant Paul Rassinier. Instituteur communiste puis socialiste, pacifiste, résistant et déporté il écrit en 1950 Le Mensonge d'Ulysse le premier d'une série de livres destinés à présenter les témoignages des survivants du génocide nazi comme des mensonges. Exclu de la SFIO, il se rapproche progressivement des milieux d'extrême-droite jusqu'à être publié par Maurice Bardèche et à collaborer au journal Rivarol4.
Mais ce négationnisme reste très confidentiel jusqu'à la fin des années 1970. Le 28 octobre 1978 la publication par l'hebdomadaire L’Express d'un entretien avec Louis Darquier de Pellepoix, directeur commissariat général aux questions juives de 1942 à 1944, intitulé À Auschwitz on n’a gazé que les poux marque le début de ce qui devient l'« affaire Faurisson ». Robert Faurisson, maitre de conférence en littérature à l'université de Lyon II se considère disciple de Rassinier et proclame que le génocide nazi est un « […] mensonge, qui est d’origine essentiellement sioniste, [et] a permis une gigantesque escroquerie politico-financière dont l’État d’Israël est le principal bénéficiaire. » Il envoie alors des lettres à plusieurs journaux et Le Monde publie le 28 décembre 1978, accompagné de plusieurs réfutations, un article de Faurisson : « Le problème des chambres à gaz », ou « la rumeur d’Auschwitz5. »
En 1996 une autre affaire faire scandale. Roger Garaudy, ex-membre du bureau politique du PCF stalinien, converti au catholicisme puis à l'Islam publie très discrètement Les mythes fondateurs de la politique israélienne dont l'un des chapitres s'intitule « Le mythe des “six millions” (L'Holocauste) ». Après la révélation de cette publication par Le Canard enchaîné, Garaudy et son éditeur (Pierre Guillaume, infatigable militant négationniste de La Vieille Taupe) doivent affronter un procès. L'affaire prend une ampleur importante quand l'abbé Pierre - toujours très populaire en France - accorde son soutien à Garaudy. Après plusieurs mois de controverses l'abbé Pierre décide de se retirer provisoirement des médias et, le 17 février 1998, Garaudy est condamné pour diffamation et contestation de crimes contre l'humanité.
Sans jamais faire du négationnisme l'un de ses thèmes de campagne, le Front National entretient une certaine ambiguité dans son rapport avec l'histoire du génocide nazi. Jean-Marie Le Pen, qui dirige le parti depuis sa fondation en 1972, a été au centre de plusieurs polémiques suite à ses déclarations comme le jeu de mot « Durafour-crématoire » en 1988. Le 13 septembre 1987, lors d'un entretien du Grand Jury RTL-Le Monde, il déclare que l'existence des chambres à gaz « est un point de détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale » et refuse de répondre à la question du journaliste qui lui demande s'il considère « qu'il y a eu génocide juif par les chambres à gaz6. »
La question reste un sujet brulant, comme en témoigne l'affaire du meurtre par gazage, au camp du Struthof, de juifs pour réaliser un musée de la race juive à l'université de Strasbourg. Cet épisode, jugé déshonorant, reste éludé de la mémoire de cette université malgré les efforts de certains strabourgeois, qui ont réussi par ailleurs à faire débaptiser une rue Alexis Carrel.
Négationnisme aux États-Unis
L'une des institutions négationnistes les plus actives est l'Institute for Historical Review (IHR), créé en 1979 en Californie. Dirigé par Mark Weber, il publie une revue et organise des conférences auxquelles a souvent participé Robert Faurisson10.
Le chef de file du négationnisme aux États-Unis est Arthur Butz, auteur de The Hoax of the 20th Century (« l'imposture du XXe siècle siècle ») publié par l'IHR. Ce livre reste l'une des principales références des négationnistes.
Négationnisme en Allemagne
En Allemagne, où le génocide nazi est devenu fort logiquement un thème particulièrement sensible de la mémoire nationale, les partis d'extrème-droite manifestent leur négationnisme (Holocaust-Leugnung) ou leur révisionnisme (Revisionismus)11 de plusieurs façons :
- Le NPD refuse de participer aux commémoration des crimes nazis (par exemple la minute de silence observée par le parlement de Saxe le 21 janvier 2005) et fustige la « culture de la culpabilité » de la République fédérale. Il préfère insister sur les « victimes allemandes » dont il exagère volontiers le nombre comme celles du bombardement de Dresde qualifié par les millieux d'extrème-droite de Bomben-Holocaust.
- La DVU invite régulièrement des négationnistes comme Arthur Butz ou David Irving à s'exprimer dans ses rassemblements ou dans les colonnes du Deutsche National-Zeitung.
Quelques négationnistes importants en Allemagne :
- Otto Ernst Remer (1912-1997). Pendant la guerre il dirige la répression contre les instigateurs de l'attentat contre Hitler du 20 juillet 1944. Associé à l'organisation de colloques de l'IHR et de la conférence « Wahrheit macht frei » en 1990, il s'exprime à plusieurs reprises dans les conférences organisées par Thies Christophersen. Il est notamment l'auteur des Remer-Depesche, dans lesquelles il remet en cause le nombre de morts au camp d'Auschwitz-Birkenau et l'existence de chambres à gaz. Il a été condamné plusieurs fois pour incitation à la haine raciale et pour négationnisme et évite la prison en s'exilant en Espagne en 1994. Il a aussi été l'un des créateurs du SRP, successeur du parti nazi interdit en 1952.
- Germar Rudolf (né en 1964)
- Thies Christophersen (1918-1997)
- Ernst Zündel (né en 1939)
Négationnisme d'autres faits historiques
Génocide des Arméniens
L'État Turc nie le génocide commis par l'Empire ottoman contre les populations arméniennes en 1915, au cours duquel on estime que 500 000 à 1 000 000 d'arméniens furent assassinés : le code pénal turc contient ainsi un article condamnant à la prison toute personne affirmant que les massacres qui eurent lieu furent un génocide. Enfin, la diplomatie turque mène un important travail de lobbying pour s'opposer à la reconnaissance du génocide.
Génocide rwandais
Le négationnisme à propos du génocide au Rwanda existe, mais il ne constitue pas la ligne de défense la plus visible des génocidaires, constituée plutôt par des tentatives de relativisation visant à disculper ou excuser le régime extrémiste Hutu de Juvénal Habyarimana de ses successeurs de 1994. On citera par exemple la théorie du « double génocide », théorie qui transforme le génocide des Tutsi en un massacre « interethnique », théorie fausse et rejetée par le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Voir l'article spécialisé ainsi que l'article Génocide au Rwanda : le rôle de la communauté internationale .
Négationnisme et histoire
Négationnisme et révisionnisme
Le néologisme « négationnisme » a été créé par l’historien Henry Rousso en 1987. Son utilité est de désigner correctement la démarche de falsification historique comme celle de Robert Faurisson ou d'Henri Roques, qui se qualifient eux-mêmes indûment de révisionnistes. Il entend ainsi marquer la différence entre ce qu'il estime relever avant tout d’une idéologie servie par la négation malhonnête de la réalité des faits, et le révisionnisme, aspect normal de l'activité scientifique exercée par les historiens lorsqu'ils réexaminent une interprétation antérieure de faits. Il s'agit donc principalement de dénoncer les méthodes employées par les négationnistes: contre-vérités, falsifications, discrédit jeté sur les témoins, etc. Le négationnisme vient en parfaite contradiction des évènements qui se sont effectivement déroulés.
Une manipulation historique spécifique
L’histoire doit, dans l’idéal, d’abord rapporter des faits. Il a été montré que les thèses négationnistes avaient le plus souvent maquillé certains faits, en avaient délibérément omis d'autres. On estime en conséquence que ces thèses sont le fait d'extrémistes.
Ce sont des événements autour desquels s’est développé un fort contenu mythique, et qui servent d’appui à un titre ou à un autre (justification idéologique, cause d’action militaire, etc.), qui sont les plus susceptibles de remise en cause négationniste.
Outre les manipulations ordinaires, le négationnisme dispose d’une arme spécifique : le mythe qui se développe inévitablement autour d’un événement majeur sert d’explication exclusive des différents témoignages. Ainsi, certains diront que les chambres à gaz ne sont que des constructions postérieures à la guerre érigées pour accréditer la thèse de la Shoah et diaboliser l’Allemagne nazie, tandis que les différents témoins sont présentés comme autant d’agents manipulateurs (stipendiés par le KGB, la CIA, la DGSE ou par le FPR au Rwanda, par exemple), ou leur faible nombre (et pour cause...) comme une preuve du caractère secondaire de l’événement. La négation du goulag soviétique, particulièrement répandue en France pour et par le parti communiste français à une époque, lui a permis de préserver longtemps son influence et maintenir le prestige de sa doctrine.
De même, le négationnisme est lié parfois à l'opération historique inverse, qui consiste à gonfler un événement réel, voire à créer un événement imaginaire. Le complot juif international, la théorie du double génocide et le mythe du complot hamite au Rwanda, sont des exemples de ce type de manipulation. Ainsi, le fait qu’un événement ait servi de prétexte à une action (militaire, judiciaire, etc.) pourra servir à en remettre en cause sa réalité en tout ou partie (théorie du complot prémédité, de la part de la victime cherchant un prétexte, ou d’une tierce partie ayant intérêt au déclenchement des hostilités) afin de saper la légitimité de l’action et de renverser les responsabilités.
Enjeu historique et politique
Le négationnisme suppose une histoire "objective", contenant des faits incontestables. En pratique, il ne peut s'agir que d'une histoire officielle (écrite notamment par les tribunaux des crimes contre l'humanité), capable d'affirmer la réalité des faits et de réprimer efficacement toute déviation.
Or, tant que l'histoire officielle n'a pas intégré des événements, on peut être accusé d'utiliser abusivement le terme "négationnisme" à propos de ces événements. Symétriquement, on peut accuser l'histoire officielle de faire du négationnisme. La question n'est pas anodine sur le plan politique. Il est banal de constater que l'histoire est écrite par les survivants et par les vainqueurs, ainsi si l'Allemagne écrasée et occupée en 1945 n'a pu que reconnaitre les crimes nazis, les alliés ont pu écrire leur histoire officielle et minimiser leurs propres crimes et notamment les bombardements massifs sur les populations civiles des villes japonaises et allemandes.
Des questions de cet ordre surgissent à propos du génocide arménien, nié par l'état turc mais officiellement reconnu par la France, ou à propos des crimes de guerre du Japon pendant son occupation de la Corée et de la Chine (sujet qui reste source de tensions entre ces pays), ou encore des multiples crimes coloniaux, dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils restent peu présents dans l'histoire officielle des pays colonisateurs.
Voir aussi
Articles connexes
Notes
1. Résumé basé sur celui de Pierre Vidal-Nacquet reproduit sur le site PHDN.
2. La responsabilité du « complot juif » dans le déclenchement de la guerre est l'une des idées centrales de Maurice Bardèche et Paul Rassinier notamment. En Allemagne, voir la théorie défendue par Ernst Nolte.
3. Extrait de Nuremberg et la Terre Promise, p. 133 et cité par Nadine Fresco (article « révisionnisme » de l'Encyclopedia Universalis édition 1990 reproduit sur le site anti-rev). Voir aussi Maurice Bardèche sur le site PHDN.
4. Le site PHDN publie une série de pages sur Rassinier. Les informations biographiques proviennent notamment de l'article consacré par Nadine Fresco à Paul Rassinier dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, reproduit sur le site anti-rev.
5. Ce résumé doit beaucoup à l'article « révisionnisme » de l'Encyclopedia Universalis édition 2004 de Nadine Fresco (reproduit sur le site PHDN). Voir aussi Les redresseurs de morts.
6. Sur le négationnisme au sein du Front National voir Valérie Igounet, Un négationnisme stratégique, Le Monde diplomatique, mai 1998.
10. Un dossier complet sur l'IHR est disponible sur le site américain de lutte contre le négationnisme Nizkor.
11. Comme en français, le mot Revisionismus pose problème parce qu'il est revendiqué par les négationnistes pour affirmer une légitimité scientifique que la plupart des historiens leur refusent. Il s'est cependant répandu dans le langage courant notamment pour désigner des thèses qui évitent la négation frontale de l'existence du génocide nazi pour se concentrer sur les « crimes des alliés » et les « victimes allemandes ». Ce discours est aussi controversé en Allemagne que le négationnisme proprement dit et est associé aux milieux d'extrème-droite qui l'utilisent comme une stratégie pour contourner le risque d'interdiction ou de censure auxquel exposent des déclarations négationnistes.
Bibliographie
- IGOUNET Valérie : Histoire du négationnisme en France (Éd. du Seuil, 2000)
- TERNON Yves : Du négationnisme. Mémoire et tabou (Desclée de Brouwer, 1998)
Liens externes
- Anti-rev de Michel Fingerhut
- PHDN de Gilles Karmasyn
- Association Internationale de Recherches sur les Crimes contre l'Humanité et les Génocides
- Un exemple français de négationnisme de massacre de masse: la campagne militaire française en pays Bamileke
- Dossier sur le négationnisme par le CRDP de Reims
