Néo-paganisme
Embryonnaire aux XVIIIe siècle et au XIXe siècle, le néo-paganisme est une résurgence du paganisme antique influencé par l'apport de religions polythéistes extra-européennes, le folklore européen, l'ésotérisme et la sorcellerie.
C'est essentiellement à partir de la fin du XIXe siècle que cette mouvance religieuse commença à prendre forme. Toutefois, elle pris de nombreuses voies, parfois différentes dans leur inspiration, tels les néo-paganismes les plus connus que sont le néo-druidisme et la Wicca. Notamment dans les pays restés les plus celtiques (Grande-Bretagne et Irlande), des lettrés recréèrent les gorseddau, mot gallois pour désigner les assemblées de druides, de bardes et de Vates qui arrivèrent bientôt en Bretagne et aux États-Unis. À noter que ces nouveaux druides n'ont pas de continuité avec les druides d'avant l'ère chrétienne.
Depuis la fin du XXe siècle, le phénomène est de plus en plus connu du public, poussé par la vague du retour à la terre et du New Age. Il est surtout répandu dans les pays nordiques et anglo-saxons. On estime entre 200 000 et 300 000 le nombre de païens aux États-Unis (Orion, 1995).
Ouvrages ethnologiques et d'études sur le néo-paganisme
- Adler, « Drawing » the Moon (sondage sur le néopaganisme et la sorcellerie) (1979 ;1986)
- Luhrmann, « Persuasions of the Witches'Craft » (sur un cercle de Londres) (1989)
- Orion, « Never Again the Burning Times » (vaste étude qualitative et quantitative sur le sujet) (1995)
- Eller, « Living in the Lap of Goddess » (éthnographie du mouvement spiritualiste féminin) (1994)
- Kevin Marron, « Witches,Pagans and Magic in the New Age » (étude sur des données canadiennes) (1989)
- James R Lewis(dir.), « Magical Religion and Modern Witchcraft » (1996)
- Graham Harvey et Charlotte Hardman(dir.), « Paganism Today » (1996)
- Ethnologies, « Wicca », janvier 1998(Association canadienne d'ethnologie et de foklore)[1]
