Néstor Kirchner
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| Présidence : | depuis le 25 mai 2003 |
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| Prédécesseur : | Eduardo Duhalde |
| Date de naissance : | 25 février, 1950 |
| Lieu de naissance : | Río Gallegos |
| Profession : | Avocat |
| Parti politique : | Parti Justicialiste |
| Vice-président : | Daniel Scioli |
Néstor Carlos Kirchner (né le 25 février 1950) est le Président de l'Argentine depuis le 25 mai 2003. Auparavant, il est Gouverneur de la province de Santa Cruz, en Patagonie. Il est considéré comme étant un Peroniste avec tendences de gauche.
Débuts
Néstor Carlos Kirchner est né à Río Gallegos, capitale de la province de Santa Cruz, en Patagonie. Son père, d'origine suisse était facteur ; sa mère, née à Punta Arenas, au Chili et toujours vivante, est issue d'une famille croate (Ostoić). Il obtient son diplôme du bachillerato (le baccalauréat argentin) au Colegio Nacional República de Guatemala.
Pendant son adolescence, Kirchner participe activement auprès du Parti Justicialiste (PJ), ou Péroniste. Il est d'abord membre de la Juventud Peronista, le groupe de gauche des jeunes du parti, très opposé aux dictadures militaires. Pendant le décenie de 1970, Kirchner étudie le droit à l'Université Nationale de La Plata, est obtient son diplôme en 1976. À La Plata, il fait connaissance de Cristina Fernández, qui plus tard deviendra son épouse. Juste après avoir obtenu le diplôme d'avocat, il returne à Río Gallegos avec Cristina, qui est aussi avocat et membre du Parti Justicialiste. Pendant le gouvernement de Jorge Rafael Videla il est mis en état d'arrestation ; la durée et les raisons de l'emprisonnement sont inconnues.
Lors du retour à la démocracie en 1983, Kirchner est nommé dans un poste politique auprès du Gouvernement de la province de Santa Cruz. Ensuite, et pendant peu de temps, il est directeur du Fond municipal d'aide aux pauvres de Río Gallegos, mais il doit renoncer à cause de disputes avec le Gouverneur, dues à différents points de vue sur certaines politiques économiques. C'est après cet événement que Kirchner devient un célébrité locale et commence sa carrière politique.
Kircher devient, en 1987, maire de Río Gallegos, après une élections très contestée : il ne gagne que par une centaine de voix. Son administration en tant que maire est satisfaisante, ce qui le lance dans la carrière pour la governation lors des élections de 1991, lesquelles ils gagne avec 61% des suffrages. Quant à sa femme, elle est déjà membre du congrès provincial.
Gouverneur de Santa Cruz
Lors de son assomption, Kirchner fait face à une province choquée par une crise économique, un haut taux de chômage est un déficit d'environ 950 millions d'euros. D'ailleurs, Santa Cruz, en ce moment là, ne représentait qu'un pourcent du produit brut national Argentin, bien que la province soit riche en pétrole et en gaz.
Ses mésures économiques sont assez sembables à celles appliquées par Carlos Menem au gouvernment national. Il a fomenté les investissement tant nacionaux qu'étrangers et a éliminé des postes dans l'administration. Cela a aidé à remettre les comptes provinciaux en ordre. A travers des politiques sociales, Kirchner a fait de Santa Cruz la province où la distribution de la richesse est la meilleure du pays. De même, les niveaux de pauvreté sont les plus bas de l'Argentine, seulement au-dessous de la ville de Buenos Aires.
Kirchner emerge au niveau national comme étant un peróniste de centre-gauche. Il critique les mésures néo-libérales de l'administration Menem et l'appareil bureaucratique du PJ. Il est attentivement regardé par des économistes, la croissance de Santa Cruz étant basée non pas en spéculation mais en production. De plus, il a fortement condamné l'amnistie présidentielle ordonnée par Menem en 1990, laissant en liberté les leaders de la dictature militaire qui gouverna l'Argentine entre 1976 et 1983.
L'administration Kirchner a été assez facile, Santa Cruz ne comptant plus que 150.000 habitants. Certains specialistes indiquent qu'il n'est pas différent d'autres gouverneurs péronistes : il est accusé d'être autoritaire, nommant des juges et controlant la presse locale à travers la publicité officiale. L'économie est complètement controlée par l'Etat, qui est désormais le principal employeur, ce qui démontre que le système politique de Santa Cruz reste sémi-féodal, comme beaucoup d'autres provinces argentines.
Kirchner modifie deux fois la Constitution provinciale, en 1994 et 1998, permettant la ré-élection indéfinie du gouverneur. Il participe au Congrès Constitutionel en 1994 à Paraná, qui modifie la Constitution nacionale et permet à Menem de se présenter aux élections présidentielle une deuxième fois.
Menem essaye, en vain, en 1998 de se présenter encore une autre fois aux élections, se basant en une interpretation assez disputée de la Constitution, ce qui agasse tant les oppositeurs que les péronistes eux-mêmes. C'est ainsi qu'il connaît Eduardo Duhalde, gouverneur péroniste de Buenos Aires et chef du mouvement anti-Menem au sein du PJ. Duhalde deviendra lui-même président en 2002, après la démission de Fernando de la Rúa et d'Adolfo Rodríguez Saá, ce dernier n'étant chef de l'Etat que pendant une semaine.
En 2003, Duhalde annonce qu'il supportera Kirchner lors de l'élection présidentielle du 27 avril. L'élection est gagnée par Carlos Menem, détesté de la majorité des Argentins, avec seulement 24% des voix. Kirchner obtient 22%, et les deux candidats doivent se présenter à un ballottage. Cependant, les sondages indiquent que Kirchner gagnerait avec une différence d'entre 30 et 40% des voix, donc Menem décide de ne pas se présenter. Finalement, et avec à peine 22% des sufrages, Kirchner est élu président de l'Argentine.
Président de l'Argentine
Kirchner prête sermant le 25 mai 2003, pendant que l'Argentine se trouve en train de sortir de la pire crise économique de son histoire. Un pays qui produit aliments pour nourrir troix-cents millions de personnes se retrouve avec des zones où la malnutrition est évidente, une monnaie dévaluée environ 290% vis-à-vis le dollar et la cessation de paiments de la dette publique le plus important de l'histoire mondiale.
Kirchner décide de garder le Ministre de l'économie de Duhalde, Roberto Lavagna, qui réussit à manœvrer assez bien lors des moments les plus durs de la crise. Après avoir prêté sermant, il annule les lois d'amnistie des militaires de la dictature et indique que, le cas échéant, il ne s'opposera pas à qu'il soient jugés ailleurs. De plus, il modifie la composition de la Cour Supreme de Justice, accusée d'être trop Menemiste.
Kirchner et Lavagna réussissent, en février 2005 à re-négocier la dette publique argentine, achevant ainsi un procès qui a pris plus de trois ans. Le bilan inclut une réduction de la dette d'environ 75 milliars de dollars.
Kirchner a, cependant, eu quelques incidents avec la presse argentine et avec l'Eglise. Il est accusé par certains de vouloir, tout comme en Santa Cruz, controler la presse à travers la publicité officielle. Quant à l'Eglise, il a essayé de changer l'Evêque militaire, Antonio Basseotto, qui fit des déclarations contre le gouvernement. Le Pape Benoît XVI a supporté Basseotto, ce qui a obligé Kirchner à laisser tomber le sujet.
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