Olivier de Termes
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Olivier acquit une large renommée auprès de ses contemporains et devint familier de plusieurs rois et papes grâce à son énergie, sa bravoure et sa maîtrise de l'art des sièges et de la guérilla dont il fit preuve dans son métier de chevalier jusqu'à sa mort.
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Une enfance brisée
Olivier naît vers 1200 dans une riche famille seigneuriale, convertie au catharisme, qui domine autour du château de Termes (Aude) une soixantaine de villages ou hameaux. Sa jeunesse est dramatiquement marquée par le début de la croisade albigeoise : en 1210, suite à la prise du château de Termes par Simon IV de Montfort, il perd son père et ses biens, mais a pu observer les techniques de siège et de guérilla dont il va devenir le grand spécialiste. Il achève son éducation en Catalogne d'où est originaire sa mère. C'est là qu'il rencontre ses futurs suzerains dont il va devenir l'un des familiers : Jacques Ier roi d'Aragon, Raimond le Jeune, comte de Toulouse qui accompagne en exil son père Raymond VI de Toulouse, et Raimond Trencavel vicomte de Carcassonne. Tous les quatre sont de la même génération, ont été victimes de la croisade et sont animés d'un esprit de reconquête.
Au service des princes méridionaux
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Au service du roi de France
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Au service de Dieu
À partir de 1257 Olivier est travaillé par le salut de son âme et décide de se mettre au service de Dieu. En quelques années il liquide sa seigneurie dont le château d'Aguilar qu'il avait fait construire, pour distribuer des dons considérables à l'abbaye de Fontfroide et à d'autres établissements religieux, et pour financer une expédition militaire en Terre Sainte. Il y retourne en 1264 à la tête d'un contingent royal, puis devient en 1269 sénéchal du royaume de Jérusalem, c'est-à-dire chef des armées de Terre Sainte où il mène une lutte active contre les musulmans. Il participe à la huitième croisade en rejoignant Louis IX à Tunis (1270) puis repart en Terre Sainte à la tête d'un nouveau contingent soldé par le pape et le roi (1274). Il y meurt le 12 août 1274. Olivier, s'il n'a pas été enterré en Terre Sainte, repose peut-être à Fontfroide, contre la chapelle Saint-Bernard qu'il avait fait construire.
En se ralliant à l'Église catholique et au roi de France, Olivier de Termes a entraîné avec lui tout son entourage, et a sans doute largement facilité certains des grands objectifs du roi de France et de l'Église : l'intégration du Languedoc à la France, la lutte contre l'hérésie cathare, la construction d'une Église moderne en Languedoc, et la lutte contre les musulmans
Sources
Langlois (Gauthier). - Olivier de Termes, le cathare et le croisé (vers 1200-1274), Toulouse : Éditions Privat, 2001, 288 p. (Collection Domaine cathare).
[Olivier de Termes, le cathare et le croisé] : petite biographie, forum et documents sur le site personnel de G. Langlois.
