Ordre de chevalerie
Les ordres de chevaleries apparaissent au XVe siècle. Ils affirment dans leur statuts leur volonté de régénérer la chevalerie. Leur création s'explique tout autant par des raisons politiques. Si beaucoup d'ordre disparurent rapidement, certain dont l'ordre de la Jarretière sont encore en vigueur.
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Origine
Malgré l'invention d'ordre imaginaires tels qu'un prétendu ordre de la Saint-Ampoule que Clovis aurait fondé en 496 ! Les ordres de chevalerie sont un phénomène de la seconde moitié du Moyen Âge. Ils s'inscrivent en partie dans la succession des ordre militaire apparus lors des Croisades et de la Reconquista, il s'agissait alors d'ordre de moines-guerriers. Et c'est en Espagne qu'apparaissent les premiers ordres laïcs, précurseurs des ordres de chevalerie, récompensant des actions héroïques pour la défense de la Chrétienté puis de l'État. On peut citer l'ordre des Dames de la Hache, créé par Raymond Bérenger IV, comte de Barcelone, en 1149 qui recompensait les femmes qui défendirent la ville de Tortosa.
Les ordres de chevaleries s'inspire par ailleurs du modèle de la Table Ronde du cycle arthurien.
Leur création répond également à une exigence politique. La vassalité avait perdu son aspect exclusif et malgré une tentative de renouveau avec l'hommage lige, beaucoup de nobles relevaient de plusieurs suzerains. Dans leurs statuts, les ordres de chevalerie rétablissaient une fidèlité exclusive envers le grand-maître, qui est toujours le prince créateur ou l'un de ses successeurs.
Date d'apparitions des différents ordres
- L'ordre de la Jarretière (Angleterre) : 1334
- L'ordre de l'Étoile (France) : 1351
- L'ordre du Collier (Savoie) : 1362
- L'ordre de l'Hermine et de l'Épi (Bretagne) : 1381
- L'ordre du Porc-Épic (duché d'Orléans) : 1393
- L'ordre de la Toison d'or (Bourgogne) : 1430
- L'ordre de Saint-Michel (France) : 1469
- L'ordre du Saint-Esprit (France) : 1578
Bibliographie
- Bernard Marillier, « Les ordres de chevalerie médiévaux », dans Histoire médiévale, n° 42, juin 2003, p. 48-49 ;
- Bernard Marillier, « De Saint-Georges à Saint-MIchel », dans Histoire médiévale, n° 42, juin 2003, p. 50-55 ;
- Bernard Marillier, « L'ordre de la Toison d'or », dans Histoire médiévale, n° 42, juin 2003, p. 56-59 ;
