Panzer

Panzer, du mot allemand signifiant « blindé », est le mot générique pour désigner un char allemand de la Seconde Guerre mondiale.

Les panzers, surtout ceux de la deuxième moitié de la guerre, étaient très redoutés. Les chars lourds allemands Tigre et Tigre II (ou Tigre Royal), en allemand Tiger et Königstiger étaient les chars les plus lourdement blindés de l'époque et étaient très résistants. Ils consommaient aussi une quantité impressionnante d'essence (environ 1 000 l/100 km) et nécessitaient une logistique encore plus impressionnante.

Sommaire

1 Camouflages et marquages

Emploi

Le panzer est le composant principal de la Blitzkrieg. Imaginée au cours des années Trente par des théoriciens tels que le général ETIENNE, suivi par le général GALLOIS et conforté par les écrits du général DE GAULLE ces tactiques seront refusée par le pouvoir politique de l'époque et utilisées, efficacement par le général GUDERIAN qui en avait compris la validité.Cette tactique de guerre-éclair est fondée sur le choc violent en un point précis du front (schwerpunkt), puis l'exploitation par la rapidité de mouvement et de manœuvre. Seul le char d'assaut peut mener à bien ces missions. Aussi, pour obtenir une pleine efficacité de l'arme blindée, les chars ne seront plus dispersés (comme dans les autres armées) en petites unités d'appuis à l'infanterie, mais regroupés au sein de puissantes unités mobiles, fer de lance de l'offensive : les panzerdivisionen (abrév. Pz-Div.). La panzerdivision, outre ses deux régiments blindés (puis un seul en 1943), possède un soutien d'artillerie mobile et d'infanterie portée (panzergrenadiere). Couplées à l'avion d'assaut (Stukas) et aux troupes motorisées, les panzer-divisions (10 Pz-Div. en mai 1940) vont obtenir la décision en 1939-1941 (en particulier lors du mouvement tournant des Ardennes à la Manche lors de la Campagne de France. En Russie encore, en 1941-42, la Blitzkrieg amène la Wehrmacht aux portes de Moscou puis dans Stalingrad. D'autres unités sont dotées de blindés : brigades de canons d'assaut (sturmgeschutz-brigade) et surtout panzer-grenadier-division, où l'infanterie montée sur camion et halftrack reçoit l'appui d'un bataillon blindé.

Ces années voient l'apogée de l'emploi du panzer. Steppes russes ou désert de Libye sont des lieux idéaux pour la manœuvre rapide et le combat de chars. Mais ils en montrent aussi les limites : élargissement des communications et ainsi difficultés logistiques, impossibilité au ravitaillement et aux troupes de suivre les blindés... Après les défaites d' El Alamein et de Stalingrad (où le char en combat urbain ne peut obtenir la décision), les panzer (qui n'ont jamais eu la supériorité numérique sur l'ensemble du front) devront combattre un nombre toujours croissant de puissants blindés ennemis. La mobilité de manœuvre ne peut plus être l'atout essentiel. Aussi le panzer accroit-il son armement et son blindage. Les chars lourds, peu mobiles mais aptes à engager un ennemi supérieur en nombre, apparaissent et sont regroupés au sein d'unités autonomes, les bataillons de chars lourds (schwere panzer-abteilungen), rattachés aux panzerkorps ou panzerarmee (11 dans la Heer et 6 dans la Waffen SS en 1944). Dans cette seconde partie de la guerre, l'arme blindée allemande joue la carte de la qualité face à la quantité ennemie. Mais dès Koursk en mi-1943, il est clair que le panzer n'a plus la supériorité offensive et doit être employé en défensif, en coordination avec les autres armes. De même apparait sa vulnérabilité aux attaques aériennes de plus en plus fréquentes. Les ultimes tentatives de « blitzkrieg » avec attaque massive de blindés (Mortain, Ardennes, lac Balaton) sont vouées à l'échec. L'utilisation des blindés se fait pour l'essentiel au niveau tactique, mais les divisions panzer et panzergrenadier demeurent jusqu'à la fin de la guerre les unités les plus puissantes de l'armée (Heer) et de la Waffen SS.

La production, qui était de 3 800 chars en 1941 (23 Pz-Div. en fin 41), atteint son apogée en 1944 avec 19 000 blindés divers (dont 8 300 chars). Chiffre insuffisant face à la production alliée (1944 : 51 200 blindés URSS+USA+GB), mais qui permet de créer de nouvelles unités (30 Pz-Div./SS Pz-Div en 1944), d'une valeur numérique et combattive certes inférieures aux anciennes Pz-Div., et au détriment de leur renforcement.

Le blindé fut bien l'instrument principal des victoires allemandes avant de devenir une arme, essentielle mais non décisive, de défense face au potentiel allié en matériel.

Modèles

Voir la liste des chars les plus communs dans la Liste des véhicules blindés.

Panzer

Le premier blindé allemand apparait (tardivement) en 1918 : le Sturmpanzerwagen A7V fut construit en très petit nombre. Le traité de Versailles interdisant l'utilisation (et la construction) de blindés, la Reichswehr utilise des chars factices, en toile et bois, et les ingénieurs poursuivent travaux et essais clandestins en Russie soviétique. Aussi, à l'avénement d'Hitler et du IIIe Reich, le premier panzer est-il rapidement réalisé en 1934. Le Panzerkampfwagen I (véhicule blindé de combat 1) type (« ausf ») A (à 4 roues) puis B (à 5 roues) est un char léger : son blindage fin (13 mm maxi.) et ses 2 MG 34 (mitrailleuses) lui interdisent de se mesurer à un quelconque engin blindé. Il est peu à peu retiré du front jusqu'en 1941, et réservé à l'écollage.

Légèrement mieux blindé, le Pz II ausf A, B, C (15 mm de blind. max.) puis D, E, F (30 mm max. à l'avant, 10 tonnes) constitue jusqu'en 1941 le char le plus représenté dans les panzerdivisionen. Son canon automatique de 20 mm toutefois ne peut détruire un autre char. Retiré des régiments blindés en 41-42, il retrouve une seconde jeunesse dans les unités de reconnaissance, en particulier sa version L, dite Luchs (lynx), dont la vitesse culmine à 60 km/h (début 44. 104 ex.).

Le PzKfw III (22 tonnes) constitue le char de combat standart de la nouvelle Wehrmacht (à partir de 1937). Les ausf A à G sont armés du canon KwK 35/36 de 37 mm, calibre standard des canons antichars du début de la guerre. Au début 41 (ausf F, G, H, J), il est réarmé avec un canon de 50 mm court de 42 calibres (50L42), en attendant un 50 mm long (50L60) en 1942 (ausf J, L, M). Le blindage avant max., de 37 mm passe à 57 mm. Inadéquat face aux nouveaux chars moyens ennemis, il est construit jusqu'en 1943 et retiré du front. Une version de soutien (ausf N) est dotée en 1942 d'un canon de 75L24.

Le Pz IV, mieux blindé (50 mm en face avant), est destiné au soutien du Pz III. Son canon (dépourvu de capacité antichar) de 75 mm court (75L24) fournit un appui-feu antipersonnel.

À coté de ces quatre modèles, l'invasion de la Tchécoslovaquie permet à l'armée allemande d'acquérir la production de blindés tchéques : Pz 35(t) et surtout Pz 38(t) aux caractéristiques similaires au Pz III et qui se trouve en grand nombre (1824 ex. de 37 à 42) dans les divisions blindées des années 39-41.

Ces six modèles assurent le succès des panzerdivisionen jusqu'en 1941. Avec l'invasion de l'URSS, les panzer ont la mauvaise surprise de se mesurer au T 34, très supérieur aux blindés allemands par son blindage incliné, sa vitesse et son canon de 76,2 mm. Seul le canon long du Pz III L est susceptible début 42 de détruire le char soviétique. On dote alors le Panzer IV (outre un blindage porté à 80 mm pour les G et H) du nouveau KwK 40 adapté du PaK 40 (canon antichar) de 75 mm long. Les Pz IV F2 et G reçoivent ainsi un 75L43, puis les ausf G, H et J (J : mi 44) un 75L48. De char de soutien, le PzKpfw IV devient char de combat. Bien qu'inférieur aux derniers chars alliés, sa facilité de production et sa fiabilité le maintiennent dans les panzerdivisionen où il équipe la moitié du régiment blindé (2ème bataillon) jusqu'à la fin de la guerre.

Néanmoins, les chars moyens existants n'étant pas davantage perfectibles, il est envisagé dans un premier temps de copier simplement le T 34, avant de lancer la production d'un nouveau char (début 1943). Le Panzer V Panther (ausf D, A, G. 45 tonnes. 6000 ex.) est considéré avec le T 34 comme le meilleur char de la guerre. Fort blindage (80 puis 100 mm en tourelle avant), bonne vitesse, canon long de 75L70 capable de détruire à grande distance les chars moyens ennemis. Il compose jusqu'à la fin de la guerre la moitié des régiments blindés (1er bataillon), et se montre supérieur en combat aux T-34 premiers modèles et M4 Sherman (un rapport US indique que 5 Sherman sont détruit pour 1 Panther)

Avant le Panther, les ingénieurs ont repris un projet de char lourd d'avant-guerre et mettent en production le Pz VI Tiger en mi 43 (56 tonnes). Très puissant, il est doté d'un fort blindage (100 mm à l'avant) et de l'excellent canon de 88L56 (KwK 36)issu du célèbre canon antiaérien. Ses capacités offensives et défensives sont bien supérieures à celles des autres blindés. Néanmoins, ses défauts sont un manque de maniabilité et, plus encore que le Panther, sa construction est lente (1354 ex.) et son entretien délicat. Il est construit jusqu'à la mi-1944, date où il est remplacé par son successeur :

Le Pz VI B Königstiger, ou Tiger II, est un engin imposant (68 tonnes). D'une silhouette plus proche du Panther, il a les qualités et défauts du Tiger, en plus exacerbés : canon KwK 43 de 88L71, imposant blindage (180 mm en face avant tourelle), maniabilité et entretien difficile, ce char à plus les caractéristiques d'un bunker mobile.

À la fin de la guerre, les ingénieurs allemands prévoyaient la construction de plusieurs chars, en particulier le Panther II armé du 88L71, les E-50 (poids du véhicule), E-75 et E-100, et le Pz VIII Maus, char incroyable de 188 tonnes, armé d'un 128L55 et d'un 75L36.5, véritable char-bunker au blindage maximum de 240 mm et qui fut construit en deux prototypes.

Canons d'assaut et chasseurs de char

Apparus en 1940, les chars-casemates sans tourelle sont de plus en plus construits au cours de la guerre, jusqu'à constituer en 1944-45 la moitié de la production de blindés. Ils se divisent en deux catégories : les canons d'assaut (Stumgeschutz) et chasseurs de char ( jagdpanzer). Leurs avantages est une production plus rapide, une silhouette trapue favorable à l'embuscade et la défense, un allégement du poids par l'absence de tourelle qui permet un accroissement du blindage et/ou du poids du canon. Leur inconvénient principal est la difficulté de pointage (par l'absence de tourelle pivotante) qui nécessite le déplacement complet du char : lenteur du pointage/tir réactif, présentation d'une face moins blindée...

Le Sturmgeschutz (Stug) III sur chassis de Pz III apparait en 1940 et est armé d'un canon de soutien de 75L24. Il acquier une capacité antichar en 1942 avec le canon 75L48 sur les ausf F et G (1942. 80 mm de blindage à l'avant. 8000 ex. construits.Par manque de chars disponibles, le StuG III remplacera parfois des Pz IV dans le 2ème bataillon de certains régiments blindés. Le chassis du Pz IV accueillera une caisse similaire sur le Stug IV ( 1944). Le StuH 42, identique au StuG III, porte un canon de 105 mm.

Le chassis du Pz IV sert à la création d'un autre blindé d'assaut (300 ex.) : le sturmpanzer IV Brummbar (100 mm de blindage max.) est doté d'un obusier de 150 court (150L12).

Enfin, l'imposant Sturmtiger sur chassis Tiger (1944. 18 exemplaires) emploie un lance-roquette de 380 mm (150 mm de blindage à l'avant).

Toujours sur chassis Pz IV (H), le jagdpanzer IV/48 (1944. 25 tonnes) porte un 75L48. Il est developpé en JgPz IV/70 avec le puissant canon de 75L70 et son blindage de 60 mm avant passe à 80 mm, entrainant une perte notable de maniabilité par le centre de gravité avant.

Une conversion très réussie d'un vieux chassis fut le JgPz 38(t) Hetzer, construit en 2600 exemplaires (1944-45), doté d'un blindage profilé de 60 mm à l'avant et d'un 75L48.

Le meilleur chasseur de char de la guerre fut le Jagdpanzer V Jagdpanther (fin 43 à 45), associant les qualités du chassis Panther à un bon blindage incliné ( 100 mm avant) et au redoutable canon de 88L71 (392 exemplaires).

Moins réussis furent les Ferdinand (ou Elephant) sur un chassis non retenu du prototypeTiger (P) : trop lourds, les 90 ex. utilisent le 88L71 dès la mi-43; et le gigantesque Jagdtiger, sur chassis Tiger II, qui supporte difficilement un très fort blindage (250 mm en habitacle avant) et le puissant mais imposant canon de 128L58 (85 ex. en fin 44). La fin de la guerre mit fin à d'autres projets de jagdpanzer : E-25 (75L70), HetzerStarr (75L48), et Jagdpanther II, chassis de Panther II accueillant un 128 mm.

Canons automoteurs

Par facilité de construction et disponibilité de chassis capturés furent construit de nombreux canons automoteurs, accueillant dans un habitacle légèrement blindé et ouvert (toit et arrière) un canon d'artillerie ou antichar. Il permirent à l'artillerie et aux antichars des divisions blindées d'acquérir une mobilité indéniable, mais leur emploi demeurait impossible en combat rapproché.

Les canons automoteurs d'artillerie sont essentiellement représentés par les Wespe (676 ex. mi-43) sur chassis Pz II (canon de 105 mm) et Hummel sur chassis Pz IV (700 ex.fin 42-44), avec un obusier de 150 mm L30.

Le panzerjaeger I sur chassis Pz I (202 ex.) accueilli en 1940 le canon antichar tchéque Pak 36 (t) de 47L43.3.

Le Marder (I) reémploie les chassis français capturés (en 42-43) pour porter un Pak 40 (env. 300 ex.).

Le Marder II, sur chassis Pz II, utilise le canon russe de 76,2 mm ou le Pak 40 (75L46).

Enfin, le Marder III (ausf H et M. 43-44) utilise ce dernier canon antichar sur chassis de Pz 38(t). 1390 exemplaires au total. Un autre Marder III (Panzerjaeger 38) utilise l'antichar de 76,2 mm russe (1942. 344 ex.).

Le Nashorn, ou Hornisse, sur chassis Pz IV, à une forte capacité destructrice avec son Pak 43/2 de 88L71 (mi 43).

Blindés spéciaux

L'armée allemande a développé relativement peu de blindés spéciaux, en raison essentiellement de l'urgence dans la construction de blindés classiques. Aussi, les blindés amphibies (Tauchpanzer et L.W.S) ne furent pas construit en série, de même que les Pz IV anti-mines. Quelques chars poseurs de pont furent mis à l'essai. Plus nombreux furent les blindés de dépannage (Bergepanzer reccueillant les blindés endommagés; non armés), sur la plupart des chassis existants, et les transporteurs de munitions (munitionsschlepper Hummel : 157 ex. et Wespe : 159 ex.). Certains panzer furent dédiés à l'observation rapprochée pour l'artillerie, et furent souvent dotés de canons factices pour ne pas trahir leur emploi (panzerbeobachtung III : 262 ex. en 43-44). D'autres (chars de commandement ou befehlspanzer) étaient identiques au modèle original mais utilisant une antenne-cadre ou parasol pour l'équipement radio supplémentaire.

Certains panzer (Pz II Flamingo - 155 ex.; Pz III M(Flam) - 100 ex. ; Hetzer - 20 ex.) utilisèrent un lance-flamme à la place de l'armement pricipal.

Enfin et surtout, l'armée allemande developpa plusieurs modèles de chars antiaériens (Flakpanzer) dotés de canons automatiques AA pour la défense des unités blindés. Le Flakpanzer 38(t) Gepard (162 ex. fin 43-44) accueille dans son habitacle arrière un Flak 38 de 20 mm. Le Flakpanzer IV Möbelwagen est un simple chassis de Pz IV où le Flak 43 de 37 mm (et parfois le 20 mm quadruple) est protégé par quatre volets blindés rabattables (env. 200 ex. en 1944). Plus abouti, le Flakpanzer IV Wirbelwind (87 ex.) accueille dans une tourelle (9 cotés) ouverte un 20 mm quadruple (flakvierling). De même, le Flakpanzer IV Ostwind (44 ex.) utilise un Flak 43 dans une tourelle à 6 cotés. Quelques prototypes du Flakpanzer IV Kugelblitz virent peut-être le feu en 1945 : tourelle fermée de U-Boot, deux canons d'avions de 30 mm.

Considéré comme « blindés », mais de taille modeste et télécommandés furent les trois modèles de Ladungsträger, transporteurs de charges explosives : le Borgward B IV ausf A, B, C déposant une charge de 500 kg (56 ex. furent convertis en chasseurs de chars porteurs de 6 RPzB 54 panzerschreck), le Zündapp B1 Goliath, et le N.S.U Springer (330 kg d'explosif).

Blindés semi-chenillés

Conçus pour permettre aux troupes de suivre les blindés tout en leur offrant la protection d'un blindage léger, les schützenpanzerwagen (roues avants, chenilles arrières) se déclinent quasi exclusivement en deux modèles : SdKfz 250 et, version agrandi, le SdKfz 251. Leurs rôles de transport se diversifia en transporteur d'armes variés, accroissant le potentiel de feu des panzergrenadier regiment.

Le le.SPW 250 est armé d'une mg à l'avant de l'habitacle (parfois une deuxième mg AA). 5 roues (dont 2 extérieures) supportent les chenilles arrières. Deux types furent fabriqués : une construction « ancienne » : Alte (parois élevées en triangle au dessus du train de roulement) et une « nouvelle » (1943 à 45) : neue (bas de l'habitacle est plein, avec deux ouvertures de rangement.

Le SdKfz 250 fut décliné en 12 modèles, dont le 250/7 porte-mortier, le 250/8 doté d'un StuK 37 de 75L24, le 250/9 à tourelle du SdKfz 222 (20 mm), ou le 250/10 équipé d'un Pak de 37 mm.

Le Alte fut construit en 4250 ex., le neue en 2378 ex.

Le m.SPW 251 Hanomag fut construit selon 4 types : ausf A, B, C et D. 6 roues de chenilles (dont trois extérieures), vitesse max. 50 km/h, longueur 5,8 m; une mg avec bouclier à l'avant (+ 1 mg AA). Blindage allant de 14.5 mm à 8 mm. Différenciation visuelle des différents ausf :

A (1939) et B (1939-40) : barre/pare-chocs avant ; avant à deux inclinaisons inversés; arrière à deux inclinaisons inversés (portes idem); 3 caisses sur les cotés de l'habitacle avant; porte latérale sur le capot moteur. L'ausf B accueille un bouclier de mg.

C (1940-42) : avant incliné (pas de pare-chocs); 3 caisses sur cotés de l'habitacle milieu; « bosse » sur les cotés du compartiment moteur.

D (1942-45) : 3 caisses sur cotés de l'habitacle à présent recouvert (avant-milieu-arrière), arrière à inclinaison inversée vers le bas; portes arrières rectangulaires, plates; plus d'ouverture de vision latérale sur les cotés de la cabine de conduite.


23 modèles de SdKfz 251 furent developpés, dont bien sur le 251/1 transport de troupes; le 251/2 porte-mortier (66 obus de 80mm); le 251/9 Stummel, porteur du 75L24; le 251/10 avec Pak de 37 mm; le 251/16 avec lances-flammes latéraux; le 251/17 avec Flak 30/38 de 20 mm; le 251/20 Uhu porteur d'un grand projecteur infra-rouge; le 251/21 avec canon tritube de 15 ou 20 mm antiaérien; le 251/22 avec un Pak 40 de 75 mm long.

Les ausf A, B, C furent construit en 4600 ex.; l'ausf D en 10 600 ex.

Voitures blindées

Equipés de roues mais blindées (légerement), les voitures blindées (panzerspähwagen) équipent les unités de reconnaissances. Leurs roues confèrent vitesse et mobilité, mais limitent leurs actions aux terrains plats et solides.

Après les premières voitures équipées de mitrailleuses (Kfz 13 et 14, SdKfz 221), le SdKfz 222 (4,5 tonnes) armé d'un 20 mm et à 4 roues (4 rad) équipe largement les unités aufklarung jusqu'en 1943.

Même chose pour le Pz.Spw 231 Magirus à 6 roues (2 arrières), lui aussi blindé à 8 mm (70 km/h maxi. 6 tonnes). Les modèles 232 et 263 sont identiques, avec une antenne-cadre en hauteur.

Le Pz.Spw 231 8 rad (8 roues couplées par deux avec garde-boue) à son blindage avant porté à 15 mm, une vitesse maxi de 80 km/h, et toujours un canon-mitrailleuse de 20L55. Les versions 232 ont une antenne-cadre et 233 un canon 75L24 sans tourelle.

Ces modèles sont remplacés en 1944 par les versions du SdKfz 234 à 8 roues (demi-hexagone entre les deux roues avant et entre les deux roues arrières) et au blindage maximum de 30 mm (12 tonnes). Le 234/1 dispose d'un 20L55. Le 234/2 Puma à un canon long antichar de 50L60 (101 ex.). Le 234/3 un 75L24 sans tourelle (50 obus. 88 ex.) et le 234/4 un Pak 40 de 75 mm long sans tourelle (12 obus. 89 ex. fin 44).

Camouflages et marquages

Cette définition des marquages et camouflages des panzer durant la seconde guerre mondiale demeure théorique : la plus grande variété préside à la « décoration » des blindés allemands, dû souvent au propre fait des hommes de troupes sur le front.

Les panzer des années 1939-1941 sont uniformément peint en « gris panzer », gris sombre mat. À partir de 1942, l'ensemble des blindés se couvre d'une teinte beige soutenu-marron clair; beige clair/sable en Afrique (Africakorps). Certains gardent le panzergrau, rehaussé de motifs beiges. Les teintes bicolores apparaissent essentiellement en 1943, le marron clair en fond avec du marron foncé allant du gros point au 50 %, en passant par les lignes ondulatoires. Le camouflage complexe à trois teintes apparait assez massivement en 1944 : beige - ocre ou marron foncé - vert olive, parfois limité au beige + vert-olive. Sa version ultime (camouflage « embuscade »), apparait non couramment dans la deuxième moitié de 1944 et est réservé plutôt aux chars lourds (tiger II), moyens parfois (Panther) et aux chasseurs type jagdpanzer. Elle reprend le camouflage à trois tons auquel est ajouté des points clairs (sur foncé) et foncés (sur fond clair), parfairant un camouflage idéal pour les positions statiques. Les panzer furent de loin (devant l'armée française de 1940 et les tanks britanniques en Afrique) les chars les mieux camouflés, ou tout au moins ceux qui le plus de teintes et de dessins différents. Durant les périodes hivernales et neigeuses, les panzer se couvrent à l'instar des autres blindés de teintes blanches ou blanchâtres badigeonnées. De plus, leurs blindages se couvrent assez généralement durant la période mi-43/mi-44 d'une pâte anti-mines magnétiques (la Zimmerit) qui couvre de stries (elles mêmes peintes) la surface des chars.

La cocarde nationale à croix (Balkenkreuz) est générale et blanche (parfois jaune clair) sur les chars « gris » du début de la guerre. Elle devient noire avec les teintes marrons, parfois simplement esquissée par ses contours gris, blancs, ou noirs (cf. les marquages de la Luftwaffe), et tend à disparaitre de plus en plus après 1943 (en particulier sur le camouflage « embuscade »), ne laissant que les numéros d'identifications.

Les insignes tactiques, divisionnaires ou d'unités (« logos » stylisés jaunes ou blancs), petits et disposés sur la caisse avant ou coté, tendent à disparaitre avec la Zimmerit.

Enfin, les numéros d'identification du char sont quasi général tout au long de la guerre, même si leur emploi décroit en 1944 ( réemploi de char, recamouflage, urgence de l'envoie au front) ou disparait sur le camouflage « embuscade ». De couleur blanche, noire, et/ou rouge, plus ou moins gros sur les cotés de la tourelle (très rares sur les canons automoteurs, les voitures et les semi-chenillés), ces numéros (et lettres) propres à chaque char dans les unités obéissent à une nomenclature précise fondée sur trois chiffres : 1er chiffre : numéro de compagnie; 2e chiffre : numéro de la section dans cette compagnie ; 3e chiffre : numéro du char dans cette section

Panzer régiment :

R 01 à R 04 : stabskompanie Panzer-regiment (compagnie État-major de commandement)

I 01 à 05 État-major du 1er bataillon blindé (I/Abteilung)

4 compagnies à 4 zug (section) de 4 chars

ex : ere kompanie : 101 (+ 102) : befehlpanzer + 111-114; 121-124; 131-134; 141-144

2e kompanie : 201 (+ 202) + 4 sections : 211-214; 221-224; 231-234; 241-244

I 06 - 09, ou II 01 - 05 : État-major du 2ème bataillon blindé (II/Abteilung) idem : 4 compagnies à 4 zug (de 5 chars)

ex : 5e compagnie du régiment : 501 (et 502) ou 101 (+ 102) + 4 zug : 111-115; 121-125; 131-135; 141-145 (ou 511-515; 521-525; 531-535; 541-545).

ex : le char numéro 312 est le 2e char du 1er zug de la kompanie 3 (ou 7), d'un des deux abteilung du régiment.

See also: Panzer, Bataille de Koursk, Bataille de Normandie, Bataille de Stalingrad, Bataille des Ardennes, Blitzkrieg, Char A7V, Char Königstiger, Char Panther, Char T-34