Parti libéral du Québec
Fairytale_no.png
croix rouge
| Image manquante PLQ_horiz.jpg Logo du PLQ | |
| Chef actuel: | Image manquante
Jean_Charest.jpg L'Honorable Jean Charest |
| Fondation: | 1867 |
| Couleurs: | Rouge (aussi Bleu) |
Le Parti libéral du Québec (PLQ) est un parti politique œuvrant au Québec. Il est aussi le plus ancien parti politique de la province, présent depuis 1867. Le pouvoir lui est revenu dans une alternance qui l'opposa successivement au Parti conservateur, à l'Union nationale, puis au Parti québécois. Le Parti libéral du Québec a, historiquement, privilégié des orientations à tendance sociale-démocrate, bien qu'il soit plus libéral que le Parti Québécois. Il se considère comme une formation allant du centre au centre-droit, bien qu'il compte certains députés plus social-démocrates ou socialistes tels que Pierre Paradis et Nathalie Rochefort. Cependant, le Parti est classé plus à droite et « néolibéral » par certains milieux, comme les syndicats et les groupes dits « progressistes » et/ou nationalistes, historiquement associés au Parti Québécois (gauche/centre-gauche).
| Sommaire |
Chefs du parti, Chefs de l'Opposition officielle et Premiers ministres
| Henri-Gustave Joly de Lotbinière
Chef du parti: 1867-1883 Premier Ministre 1878-1879 Chef de l'opposition officielle:1867-1878 et 1879-1883 |
| Honoré Mercier (père)
Chef du parti: 1883-1891 Premier Ministre 1887-1891 Chef de l'opposition officielle:1883-1887 |
| Félix-Gabriel Marchand
Chef du parti: 1891-1900 Premier Ministre 1897-1900 Chef de l'opposition officielle:1891-1897 |
| Simon-Napoléon Parent
Chef du parti: 1900-1905 Premier Ministre 1900-1905 |
| Lomer Gouin
Chef du parti: 1905-1920 Premier Ministre 1905-1920 |
| Louis-Alexandre Taschereau
Chef du parti: 1920-1936 Premier Ministre 1920-1936 |
| Joseph Adélard Godbout
Chef du parti: 1936-1948 Premier Ministre: 1936 et de 1939-1944 Chef de l'opposition officielle:1944-1948 |
| Télésphore-Damien Bouchard
Chef de l'opposition officielle:1936-1939 |
| George Carlyle Marler
Chef du parti: 1949-1950 par Intérim Chef de l'opposition officielle:1948-1953 |
| Georges-Émile Lapalme
Chef du parti: 1950-1958 Chef de l'opposition officielle:1953-1960 |
| Jean Lesage
Chef du parti: 1958-1970 Premier Ministre: 1960-1966 Chef de l'opposition officielle:1966-1970 |
| Robert Bourassa
Chef du parti: 1970-1976 et 1983-1994 Premier Ministre: 1970-1976 et de 1985-1994 Chef de l'opposition officielle:1970 et 1985 |
| Gérard-D. Lévesque
Chef du parti: 1976-1978 et 1982-1983 par Intérim Chef de l'opposition officielle:1976-1978 et 1982-1983 |
| Claude Ryan
Chef du parti: 1978-1982 Chef de l'opposition officielle:1978-1982 |
| Daniel Johnson (fils)
Chef du parti: 1994-1998 Premier Ministre:1994 Chef de l'opposition officielle:1994-1998 |
| Monique Gagnon-Tremblay
Chef de l'opposition officielle:1998 |
| Jean Charest
Chef du parti: 1998... Premier Ministre:2003-... Chef de l'opposition officielle:1998-2003 |
Élection de 2003
Le PLQ(Jean Charest) a remporté 76 sièges
Le PQ(Bernard Landry,dirigé par intérim par Louise Harel) a remporté 45 sièges
L'ADQ(Mario Dumont) a remporté 4 sièges
Des changements ont été fait suite à des élections partielles
Réalisations (inspiré du site du PLQ)
D'après ses partisans, le Québec, sous l'impulsion du PLQ, s'est doté d'importants outils de justice sociale et de développement économique. Voici quelques réalisations qui, pour ces même partisans, prouvent l'apport considérable des Libéraux au Québec actuel :
- l'âge minimum de 16 ans pour travailler (1910)
- le droit de vote des femmes (1940)
- l'instruction obligatoire (1942)
- la création du ministère de l'Éducation et du Conseil supérieur de l'éducation (1964)
- l'assurance-maladie (1970)
- le régime des allocations familiales du Québec (1973)
- l'aide juridique (1973)
- la Charte québécoise des droits et libertés de la personne (1975)
C'est aussi le PLQ qui a mis en chantier la Révolution tranquille (1960), généralement considéré comme un vaste mouvemement de libéralisation des moeurs, globalement comparable au phénomène de « Counterculture » aux États-Unis ou aux événements de mai 1968 en France.
Les Libéraux ont aussi nationalisé l'électricité (1962). Ils ont créé la société de développement hydroélectrique Hydro-Québec (1944) et réalisé les colossaux complexes hydroélectriques de la Baie James et de la Côte-Nord (1960 à aujourd'hui).
Orientations politiques actuelles
Au cours de la 37e Législature (2003-2007), le Parti Libéral a mis de l'avant une politique de modernisation de l'État pour faire aux pressions sur les finances publiques provinciales dues notamment au vieillissement démographique et à l'augmentation des coûts du régime public de santé. Le contrôle des dépenses publiques, amorcé en 1995 par le gouvernement du Parti Québécois sous Lucien Bouchard par la politique de « déficit zéro », est prolongée par le gouvernement libéral pour faire face au déficit qui menace de façon récurrente les finances publiques, phénomène renforcé par les politiques économiques keynésiennes adoptées depuis 1960 et les importants déficits financiers de la Société générale de financement du Québec en 2003.
Cette politique de modernisation de l'État consiste, selon le gouvernement libéral, à "procéder à une révision globale de l'appareil d'État. Le but : recentrer son rôle et assurer aux citoyens des services de meilleure qualité et à moindres coûts." [1]
Plus précisément, la « réingénierie » de l'État est définie comme suit:
La modernisation de l'État est une démarche de remise en question et de redéfinition en profondeur des programmes et des services publics pour les rendre plus efficaces, moins coûteux, et améliorer leur qualité.
La modernisation : - Ce n'est pas un jugement porté sur le dévouement du personnel de l'État, mais une invitation à développer de meilleures pratiques ; - Ce n'est pas une fin en soi, mais un outil pour mieux soigner, mieux instruire, mieux protéger et mieux respecter chaque citoyen ; - Ce n'est pas un exercice de compression ; c'est un mandat d'architecte.
Pour être durable et efficace, la modernisation doit toucher les structures, c'est-à-dire les modes d'organisation mis en place par le passé et qui sont devenus, au fil du temps, source de duplication et de gaspillage.
Avec le Plan de modernisation 2004-2007, le gouvernement veut :
- introduire une culture de réévaluation continue des organismes ; - regrouper des structures pour les rendre plus simples et plus efficaces ; - réorganiser en agences des services existants.
Le gouvernement introduit une véritable culture de réévaluation continue visant quatre objectifs précis :
- réviser la pertinence du mandat des organismes, compte tenu de l'évolution des besoins pour lesquels ils avaient été créés ; - simplifier l'organisation gouvernementale, lorsqu'il est possible de transférer, d'intégrer ou de fusionner des organismes dont les services sont jugés essentiels ; - accroître la performance des organismes maintenus, en introduisant de nouveaux modes d'organisation ; - améliorer la qualité et l'accessibilité des services.
Le Plan de modernisation 2004-2007 comporte l'implantation d'une nouvelle politique de gestion de la performance visant à assurer la reddition de comptes par rapport à trois résultats :
- L'amélioration de la qualité des services aux citoyens. - L'utilisation disciplinée, diligente et rentable des deniers publics. - Le respect de la transparence, de l'éthique et des saines valeurs de gestion.
Critiques des orientations politiques actuelles
Depuis son élection en avril 2003, le gouvernement libéral fait face à de nombreuses critiques de la part des centrales syndicales, telles la FTQ ou la CSN, des organismes de défense des droits sociaux ainsi que de la grande majorité des étudiants québécois. La « réingénierie » de l'État, telle qu'annoncée par le premier ministre Jean Charest serait en effet, selon eux, la première étape vers la réduction du rôle et de la taille de l'État. Ils dénoncent fortement la remise en cause du modèle québécois développé au cours des années 1960.
Ainsi, dès son arrivée au pouvoir, les libéraux ont amorcé le processus des défusions municipales, dans des villes auparavant fusionnées par le Parti Québécois dans le but de réduire les inégalités sociales, notamment sur l'île de Montréal, en permettant une plus juste répartition des richesses. Ils ont également augmenté le coût dans le système de garderies québécoises en faisant passer le coût quotidien de 5 à 7 dollars. Les libéraux ont également sabré dans le programme québécois de prêts et bourses, le système d'aide financière aux études (AFE) afin de regarnir les coffres gouvernementaux ce qui est cependant moins que ce que le gouvernement précédent du Parti québécois avait coupé, soit environ 108 millions. Elle fut cependant davantage décriée par la population et les étudiants, compte tenu du contexte social du moment. Cette coupe, de l'ordre de 103 millions de dollars, fut l'élément déclencheur de la plus importante grève étudiante de l'histoire du Québec, plus large encore que lors des événements de mai 1968, qui regroupa, à son apogée, plus de 230 000 étudiants sur un total d'environ 400 000. Un vaste mouvement de protestation s'installa également parmi la population lors de l'annonce de la construction d'une centrale thermique au gaz, geste allant totalement à l'encontre des engagements québécois en matière d'environnement en vertu de la ratification du Protocole de Kyoto. Le gouvernement, acculé au mur par la population québécoise, n'eut d'autre choix que de reculer et d'annuler le projet. Même chose lors de l'annonce du financement intégral par le gouvernement des écoles privées juives au Québec, chose à laquelle le gouvernement dut renoncer suite aux pressions citoyennes.
Depuis 2003, des modifications législatives ont également été apportées notamment pour accroître la participation du secteur privé, à travers des partenariats public-privés (PPP), mesures déjà mises de l'avant par le gouvernement précédent (Parti québécois), pour la construction, entre autres, de centres de détention, d'infrastructures de transports et de bâtiments du réseau de santé et des services sociaux. Certaines d'entre elles furent passées sous couvert de baillon à l'Assemblée nationale du Québec tels la loi 31 sur le code du travail, qui autorisait, entre autres, la sous-traitance dans les institutions publiques.
Évolution du taux d'insatisfaction du gouvernement libéral (Sources: Le Devoir, 14 avril 2005 et Cyberpresse, 2 juin 2005)
- Août 2003: 43% des québécois insatisfaits
- Janvier 2004: 59% des québécois insatisfaits
- Février 2004: 66% des québécois insatisfaits
- Décembre 2004: 60% des québécois insatisfaits
- Janvier 2005: 68% des québécois insatisfaits
- Mars 2005: 70% des québécois insatisfaits
- Avril 2005: 78% des québécois insatisfaits
- 2 Juin 2005: 77% des québécois insatisfaits
Autres partis politiques au Québec
PQ - ADQ - UFP - Bloc pot - Parti vert - Option Citoyenne
