Patrice de Mac-Mahon
Image manquante Patrice_de_Mac_Mahon.jpg Portrait officiel en président de la République | |
| Élu le : | 24 mai 1873 pour sept ans le 20 novembre 1873 |
| Présidence : | du 24 mai 1873 au 30 janvier 1879 |
| Prédécesseur : | Adolphe Thiers |
| Successeur : | Jules Grévy |
| Date de naissance : | 13 juillet 1808 |
| Lieu de naissance : | Sully (Saône-et-Loire) |
| Date de décès : | 8 octobre 1893 |
| Lieu de décès : | château de la Forêt (Loiret) |
Edme Patrice Maurice, comte de Mac-Mahon, plus couramment appelé Patrice de Mac-Mahon, duc de Magenta, prince de Solférino, né le 13 juillet 1808 à Sully (Saône-et-Loire), mort le 8 octobre 1893 au château de la Forêt, à Montcresson (Loiret), était maréchal de France et fut président de la République française du 24 mai 1873 au 30 janvier 1879.
En 1848, Mac-Mahon est général durant la guerre de Crimée et contribue à la victoire de Sébastopol. Puis il participe à la campagne d'Italie de 1859, et remporte la victoire de Magenta, ce qui lui permet d'obtenir la distinction de maréchal. De 1864 à 1870, il est gouverneur général d'Algérie. Rappelé en France pour participer à la guerre franco-allemande de 1870, il essuie plusieurs défaites pour finir prisonnier à Sedan. En 1871, il est nommé à la tête de l'armée dite « versaillaise » qui réprimera sévèrement la Commune de Paris en massacrant 30 000 personnes, emprisonnant 38 000 et déportant au bagne 7 000 autres.
Porté par sa popularité, il est élu président de la République après la chute d'Adolphe Thiers le 24 mai 1873, et projette une restauration de la monarchie, après avoir limogé le Premier ministre pour le remplacer par un monarchiste. Mais l'échec de cette restauration le conduit à voter le septennat présidentiel. Avec le duc Albert de Broglie comme président du Conseil, il prend une série de mesures pour l'ordre moral. Mac-Mahon n'a jamais voté le septennat; ce sont les députés qui ont voté le septennant parce qu'ils espéraient que dans les sept années à venir le problème de la fusion serait résolu par le décès du comte de Chambord.
L'année 1875 verra le vote d'une série de lois constitutionnelles qui instaureront les fondements de la Troisième République. La progression des républicains aux élections suivantes pousseront Mac-Mahon à démissionner le 30 janvier 1879.
Il meurt le 8 octobre 1893 au château de La Forêt, près de Montargis, après avoir entrepris la rédaction de ses mémoires. Il sera inhumé le 22 octobre aux Invalides, après des obsèques nationales.
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Mac-Mahon est resté célèbre pour un certain nombre de déclarations, probablement pas toutes authentiques :
- Après la victoire des républicains aux élections de 1877, Gambetta le pousse à « se soumettre ou se démettre ». La réponse de Mac-Mahon fut clinglante : « J'y suis. J'y reste ! »
- En voyant des inondations qui frappèrent la ville de Toulouse : « Que d'eau ! Que d'eau ! »
- En passant des troupes en revue, après qu'on l'a averti que l'un des soldats était d'origine africaine : « Ah c'est vous le nègre ? Très bien, continuez ! »
- « La fièvre typhoïde est une maladie terrible. Ou on en meurt, ou on en reste idiot. Et je sais de quoi je parle, je l'ai eue. »
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Jacques | |||||||||
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