Philippe l'Arabe

Fils d'un cheikh arabe, il devint préfet du prétoire en 243 et fut porté au pouvoir par l'armée de Gordien III, celui-ci étant mort pendant la retraite qui avait suivi une expédition contre la Perse (voir l'article consacré à Gordien). Il conclut la paix avec le roi sassanide Sapor Ier, moyennant le paiement d'un lourd tribut et lutta contre les barbares sur le Rhin et le Danube. Il semble avoir entrepris d'importantes réformes, en particulier fiscales, mais n'eut sans doute pas le temps de les mener à leur terme. Eusèbe de Césarée, dans son Histoire Ecclésiastique (VI, 34), raconte qu'il voulait devenir chrétien et qu'il se comporta toujours « dans la crainte de Dieu ». En réalité, si Philippe semble effectivement s'être intéressé au christianisme, à titre privé ou à quelque fin politique, ce que l'on sait des événements survenus sous son règne le présente comme strictement païen (tauroboles propitiatoires, fêtes du Millénaire).

En 247, il célébra fastueusement les mille ans de Rome. La même année, il nomma son fils, Philippe le Jeune, césar.

Le règne de Philippe l'Arabe fut marqué par deux usurpations :

Philppe chargea Gaius Messius Quintus Trajanus Decius, alors préfet de la Ville, de réprimer ces usurpations. Mais cela fait, les propres soldats de Décius l'acclamèrent empereur.

Philippe dut à son tour marcher contre son ancien subordonné. En automne 249 ils s'affrontèrent à la bataille de Vérone. Dèce l'emporta et Philippe fut tué.


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Précédé par:
Gordien III (238 - 244)

Philippe l'Arabe

(244 - 249)

Suivi de:
Dèce (249 - 251)

L' Empire romain

See also: Philippe l'Arabe, 238, 243, 244, 247, 249, 251, Arabes chrétiens, Cappadoce, Cheikh