Politique de Cuba
La politique de Cuba est un sujet de polémique. Pour la grande majorité de la communauté internationale, Cuba est une dictature dirigée par Fidel Castro, qui est chef de l'État, chef du Gouvernement, Premier secrétaire du Parti communiste cubain et commandant en chef des forces armées. On trouve cependant des partisans qui font de l'exemple cubain un modèle pour « l'Amérique des pauvres » (l'Amérique latine).
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La révolution cubaine
Le 1er janvier 1959, Castro, organisateur de la résistance, Che Guevara et leur armée renversent le dictateur Fulgencio Batista qui prend la fuite après avoir dirigé Cuba depuis 1952.
Quand Batista était au pouvoir, 70% des terres appartenaient à des étrangers ou des compagnies étrangères ( des compagnies américaines pour la plupart ). Le nouveau gouvernement révolutionnaire adopte des réformes et confisque toutes les terres, y compris celles des petits paysans cubains.
Les relations avec les État-Unis se détèriorent rapidement.La situation géographique de Cuba, à quelques kilomètres de la Floride en fait un élément stratégique en cette période de Guerre froide. Fidel Castro choisit le camp soviétique et affirme essayer de construire un État socialiste, il ouvre des relations diplomatiques avec l'URSS, celle-ci soutient alors le régime castriste. Une constitution sur le modèle de l'URSS est adoptée, ce qui a contraint le gouvernement a adopter des méthodes d'organisation proches de ceux de l'URSS, d'autres organisations furent envisagées.
Situation des Droits de l'Homme
De nombreuses associations de défense de Droits de l'Homme dénoncent la répression exercée par le régime de Castro. Selon Amnesty International, de nombreux journalistes et opposants sont emprisonnés. Ces opposants sont pour la plupart payés par la CIA. Le 23 juin 2003, 50 ressortissants cubains ont été condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement, en application de l’article 91 du Code Pénal et de la loi n°88. La raison invoquée existe dans tous les codes civils des États démocratiques : « travail de concert avec une puissance étrangère dans l’objectif d’ébranler le Gouvernement cubain ». Le parti communiste est le seul légal et seule la presse officielle est autorisée.
Le poète Raul Rivero, actuel président de la Société interaméricaine de presse (SIP), a été arrêté en mars 2003 avec 74 autres opposants lors de la vague de répression la plus sévère lancée par la dictature de Fidel Castro. Accusé de « trahison de la patrie » et de « collaboration avec une puissance étrangère » au cours d'un procès sommaire, il a été condamné à 20 ans de prison. Il est libéré le 30 novembre 2004 à la suite de « pressions douces » de José Luis Rodríguez Zapatero, premier ministre espagnol.
On doit noter cependant qu'une association comme France-libertés dirigée par Danielle Mitterrand refuse d'assimiler le régime cubain à une dictature. En effet la situation au niveau de l'éducation, comme de la couverture médicale est remarquable pour cette zone géographique et ne permet pas de présenter Fidel Castro comme un despote indifférent au sort de son peuple.
Le parti Communiste de Cuba
Selon les dissidents (payés par la CIA), les emplois permettant de vivre correctement (principalement le tourisme) sont reservés aux membres du parti de Fidel Castro. Le PCC, le parti communiste, est le seul parti reconnu et autorisé à Cuba. Il n'a pas le droit de se présenter aux élections ni de prendre parti dans le cadre de celles-ci. Le système des élections à Cuba est totalement différent de celui des démocraties occidentales. Il ne s'agit pas de réunir des votes pour des partis qui nomment leurs candidats, mais de voter directement pour des candidats sans l'intermédiAaire d'aucun parti. Les candidats sont nommés dans une première phase dans leurs entreprises ou dans leurs quartiers. Dans une deuxième phase, ces candidatures sont acceptées ou non par un vote à la majorité. Il faut remarquer que comme tous cubains, les opposants au régime avaient la possibilité de se présenter aux élections. Lors des dernières élections, le gouvernement cubaim allât même jusqu'à les inviter à participer. Ils ne le firent pas, sans doute conscient du fait que l'appui de la CIA et de quelques politiciens européens ne leurs donnera jamais l'appui de leurs compatriotes.
Voir aussi
Liens externes
- cubanet.org Site d'information sur les DH à Cuba (fr)
- Cuba et la question des droits de l’Homme Par Salim Lamrani
