Prompt secours routier

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Secourisme et prompts secours : secours à personne organisé, en équipe et avec matériel

Pour l'action d'un témoin seul et sans matériel : voir Premiers secours

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Le terme de prompt secours routier indique l'engagement sans délai de moyens pour réaliser un secours routier.

Le terme secours routier désigne l'intervention des secours organisés sur un accident de la circulation, ou accident de la voie publique (AVP). La conduite à tenir pour un témoin d'un accident est décrite dans l'article Premiers secours sur la route.



Sommaire

Intervention-type

Moyens engagés

L'accident de la circulation, ou AVP (accident sur la voie publique) est un chantier qui présente des risques particuliers : risque de collision par un autre véhicule (suraccident), risque d'incendie (électricité de la batterie+essence), blessure des intervenants par les débris (verre, tôle), et ce notamment sur les voies express et autoroutes (vitesses de circulation plus élevées).

Il y a typiquement plusieurs acteurs présents sur le terrain :

La taille du dispositif dépend bien entendu de l'importance de l'accident.

En France, l'engagement minimal pour un accident sur une voie express avec blessés est en général :

Il est fréquent d'avoir également :

Lorsqu'il n'y a pas de blessé, il n'y a en général qu'un véhicule de balisage et une dépanneuse.

Risques de collision

La première préoccupation est le risque de collision — on se souviendra du drame de Loriol : le 29 novembre 2002, sur l'autoroute A7, malgré le balisage, une voiture percute des sapeurs-pompiers intervenant sur un accident, causant cinq décès. Les sapeurs-pompiers étant souvent là avant les services chargés du balisage, ils mettent en place leur propre balisage.

Le véhicule de balisage est un véhicule léger (VL) ou un utilitaire (camionnette) muni de gyrophares ou feux clignotants orange et d'un panneau lumineux portant un message de type « Accident - ralentissez ». Il met en place des cônes de Lübeck (cônes en plastique orange et blanc) afin d'interdire la circulation sur la ou les voies concernées. Ces cônes sont positionnés en diagonale en partant du bord de la chaussée, puis suivent la ligne de démarcation de la voie concernée.

Le véhicule de secours routier, garé juste avant l'accident, met en place des cônes de Lubeck, et monte le gyromât : un gyrophare bleu fixé sur un mât télescopique, visible de loin. Le gyromât porte par ailleurs des projecteurs de lumière qui permettent d'éclairer le chantier la nuit.

Les intervenant portent tous un gilet haute visibilité (orange ou jaune fluo avec des bandes rétro-réfléchissantes).

Balisage sur autoroute

L'autoroute est le milieu où le risque de collision est le plus fort et les conséquences les plus graves.

En France, la vitesse limite sur autoroute est de 130 km/h, et on estime qu'un véhicule stationné sur la bande d'arrêt d'urgence sera percuté en moyenne au bout de vingt minutes (bien que la bande d'arrêt d'urgence ne soit pas une voie de circulation). Le balisage est donc fait comme suit :

Risque de feu

La seconde préoccupation est le risque d'incendie. Le personnel du VSR coupe donc les fils de la batterie, et une personne est chargée de la protection incendie (petite lance du VSR en main, extincteur à proximité). Dans certains modèles de voiture haut de gamme, les batteries ne sont pas sous le capot (mais sous le siège ou dans le coffre), certains modèles disposent de plusieurs batteries, ce qui complique la tâche.

L'équipe met une poudre absorbante sur les flaques d'huile et d'essence, ce qui réduite le risque de feu et de glissade.

Risque de mobilisation

La troisième préoccupation est la stabilisation du véhicule. Le personnel du VSR place des cales sous le châssis, puis coupe les valves des pneus (si le véhicule est sur les roues) ; ainsi, le véhicule repose sur les cales, les suspensions ne bougent plus, on supprime un risque d'aggravation des blessures des victimes.

Accès aux victimes

La quatrième préoccupation est l'accès aux victimes.

Un personnel du VSAV, appelé « écureuil », essaie de se faufiler dans le véhicule par les ouvertures accessibles (portes si possible), afin de faire le bilan de la ou les victimes, et d'assurer les premiers soins : arrêt des hémorragies, maintien de la tête et du masque à oxygène, rassurer.

Si nécessaire, les membres du VSR découpent ou écartent la tôle, enlèvent le pare-brise ou la lunette arrière pour permettre l'accès aux victimes.

La présence de dispositif de sécurité passive (coussin gonflable à explosif type Airbag®) complique la tâche et présentent un réel danger pour l'écureuil, d'autant plus qu'ils ont une alimentation indépendante et restent actifs une fois la batterie coupée (seuls les coussins avant sont alimentés par la batterie).

A ce stade, l'équipe médicale du Smur peut commencer la médicalisation (pose de perfusion, intubation...) pendant que se déroule la désincarcération.

Dégagement des victimes

La cinquième préoccupation consiste à dégager la victime, c'est la désincarcération. La déformation de la tôle peut empêcher de sortir la victime (la victime est dite « piégée »), mais elle peut aussi blesser la victime (la victime est dite « incarcérée »), par exemple, le tableau de bord vient comprimer les jambes, le volant comprime la poitrine... Il faut donc en priorité « redonner du volume » à l'habitacle.

Donc, le personnel du VSR coupe et écarte les parties qui gênent, avec des pinces et des écarteurs hydrauliques ou électriques. Si nécessaire, on enlève le toit en coupant les montants (césarisation). Le risque de déclenchement des sécurités passives, ainsi que la possible présence de canalisation GPL sous le châssis, compliquent la tâche.

Une fois la voie libre, on abaisse le dossier (éventuellement en coupant les montants), et l'on glisse un plan dur, c'est-à-dire une planche, en bois sous la victime (planche dite « Ollivier » ou « Berbier-King »). Cette planche permet de conserver la rectitude de la colonne vertébrale (tête-cou-tronc). La victime sur la planche est ensuite hissée par l'arrière et conditionnée pour son évacuation (immobilisation sur un brancard avec un matelas à dépression type matelas coquille®, ou bien immobilisation sur la planche par sanglage et mise en place de cales-tête latéraux).

On peut auparavant poser une sorte corset à lattes (type KED®) qui améliore le maintien de la colonne vertébrale, et permet éventuellement une évacuation sur le côté, sans planche.

Formations

En France

Aux États-Unis

PHTLS (prehospital trauma life support)

Voir aussi

Liens externes

Liens internes


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See also: Prompt secours routier, 2002, 29 novembre, Aide médicale urgente, Ambulance, Attelle