Protocole de Kyoto

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La Terre vue par Apollo XVII

Le protocole de Kyoto est un traité international proposant un calendrier de réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui sont considérés comme une cause possible du réchauffement planétaire. Il a été négocié à Kyoto, au Japon. Ouvert aux signatures le 16 mars 1998 et arrêté le 15 mars 1999.

Ce protocole fait suite au sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992. Il peut être ouvert aux 189 pays participant à la convention sur le climat de l'ONU, mais il ne comporte d'engagement que pour 38 pays industrialisés, avec une réduction globale de 5,2 % des émissions de dioxyde de carbone d'ici 2012 par rapport aux émissions de 1990.

Sommaire

Histoire

Sous l'égide des Nations Unies, un groupe de scientifiques internationaux s'est formé. Ce groupe, GIEC, apellé International Panel on Climate Change en anglais, a sorti trois rapports.

Entrée en vigueur

Pour que le protocole de Kyoto entre en vigueur, il faut :

Les États-Unis

En 1999, le sénat américain a refusé de ratifier le traité à une très large majorité. Bill Clinton a alors tenté en 2000 de négocier des avenants avec les européens mais sans succès.

À l'heure actuelle (février 2005), l'administration de George W. Bush refuse de présenter de nouveau le traité pour ratification parce qu'elle considère que cela freinerait l'économie des États-Unis et que le combat contre le réchauffement climatique doit se faire non pas avec une simple réduction des gaz à effet de serre, mais par une meilleure gestion de leur émission. Les États-Unis sont le plus gros émetteur avec environ 23 % des gaz à effet de serre de la planète. Politiquement, l'administration de George W. Bush a justifié son retrait par le fait que la Chine, second émetteur mondial de gaz à effet de serre, n'a pas ratifié le traité en 1997. En outre, ils justifient leur non-adhésion par le fait que leur industrie est énergétiquement plus efficace que celle de la majorité des signataires. Le gouvernement américain a signé la Convention climat des Nations Unies, qui est entrée en vigueur en 1994. C'est en tant que membre de cette convention que les États-Unis prennent part à la conférence de Buenos Aires, du 7 au 17 décembre 2004. Cette réunion en Argentine doit permettre de discuter de l'application du protocole de Kyoto. Les États-Unis préfèrent investir dans les nouvelles technologies et refusent tout accord multilatéral contraignant, car aucune obligation ne pèse sur les pays en voie de développement (en particulier la Chine et l'Inde, deux gros émetteurs de gaz à effets de serre).

Si l'administration Bush refuse de ratifier le protocole de Kyoto, des décisions pour réduire les émissions de CO2 sont prises au niveau local : en 2005, 18 états fédérés obligeaient les producteurs d’électricité à utiliser en partie des sources d’énergie renouvelables. 130 villes des États-Unis ont décidé de respecter les principes du protocole de Kyoto en réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre. La Californie s'est engagé à limiter les émissions de gaz à effet de serre : les objectifs annoncés sont une diminution de 11 % avant 2010 et 87 % avant 2050 (source : Libération, 9 juin 2005, page 13).

La Russie

Après plusieurs années d'hésitation, le gouvernement russe a annoncé, le 30 septembre 2004, qu'il ratifiera le traité. Ce dernier sera présenté dans les semaines suivantes devant la Douma, pour y être ratifié officiellement. Il ne devrait pas y avoir de problème vu que le parti de Vladimir Poutine est majoritaire au sein de la Chambre. La Russie émet 17 % des gaz à effet de serre. Pourtant, elle est autorisée à émettre 20 % des gaz à effet de serre, puisque le protocole se base sur les émissions mesurées en 1990, c'est-à-dire avant le fort ralentissement de l'activité industrielle russe. La ratification russe va permettre à cet accord international, signé en 1997 contre le réchauffement de la planète, d'entrer en vigueur le 16 février 2005. La Russie a pu ainsi redorer son image internationale et peut être même obtenir des soutiens en vue d'adhérer à l'OMC.

Les pays en voie de développement

Beaucoup de pays en développement, l'Inde en tête, considèrent tout engagement de maîtrise de leurs rejets de gaz à effet de serre comme une difficulté à leur développement. Les pays de l'OPEP, surtout l'Arabie saoudite et le Koweït, exigent des aides financières pour la diversification économique, au titre des compensations prévues par le protocole. Les pays en voie de développement doivent seulement établir des inventaires d'émissions de gaz polluants, sans s'engager dans une réduction effective de ces gaz, c'est pourquoi les États-Unis refusent de ratifier le protocole de Kyoto en l'état. Ils souhaitent aussi associer les pays dits « émergents » comme l'Inde, le Brésil, le Mexique, l'Indonésie, la Chine ou la Corée du Sud, mais ces derniers craignent que tout effort n'entrave leur croissance économique.

Le Brésil a signé le protocole de Kyoto, mais n'a cependant aucune obligation de réduction de ses émissions.

Les gaz à effet de serre désignés par le protocole

Les pays ayant ratifié le protocole

Afrique du Sud, Allemagne, Algérie, Antigua-et-Barbuda, Argentine, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Bahamas, Bangladesh, Barbade, Belgique, Belize, Bénin, Bhoutan, Birmanie, Bolivie, Botswana, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Îles Cook, Communauté européenne, Corée du Sud, Costa Rica, Cuba, Danemark, Djibouti, République dominicaine, Équateur, Espagne, Estonie, Fidji, Finlande, France, Gambie, Géorgie, Ghana, Grèce, Grenade, Guatemala, Guinée, Guinée équatoriale, Guyana, Honduras, Hongrie, Inde, Irlande, Islande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kiribati, Kirghizstan, Laos, Lésotho, Lettonie, Liberia, Lituanie, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Maldives, Mali, Malte, Maroc, Marshall, Maurice, Mexique, Micronésie, Moldavie, Mongolie, Namibie, Nauru, Nicaragua, Niue, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Ouzbékistan, Palau, Panama, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie (le 18 novembre 2004), Sainte-Lucie, Salvador, Salomon, Samoa, Seychelles, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suède, Suisse, Tanzanie, Thaïlande, Trinité-et-Tobago, Tunisie, Turkménistan, Tuvalu, Ukraine, Uruguay, Vanuatu, Viêt Nam

Les pays ayant signé mais pas ratifié le protocole

Australie, Croatie, États-Unis, Kazakhstan, Monaco, Zambie

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

See also: Protocole de Kyoto, 15 mars, 16 février, 16 mars, 1990, 1992, 1998, 1999, 1er octobre