Psychanalyse
La psychanalyse est une discipline fondée par Sigmund Freud et qui regroupe trois axes de réflexions et d'études :
- un ensemble de théories issues de l'expérience analytique, la métapsychologie ;
- une méthode d'investigation des significations inconscientes de la parole, du comportement ou des productions de l'imagination ;
- une psychothérapie.
Le terme « psychanalyse » fait explicitement référence à l'analyse (chimique) selon le souhait de Freud qui voulait ainsi souligner l'analogie existant entre le chimiste décomposant un élément élaboré pour en retrouver la substance fondamentale, et le travail du médecin qui se doit de découvrir à travers le symptôme les motions pulsionnelles sous-jacentes.
Dans un article de 1910 (Über « wilde » Psychoanalyse), Sigmund Freud critique le travail de certains médecins qui pratiquent la « psychanalyse sauvage » sans maîtriser totalement les notions de cette nouvelle discipline.
La formation du psychanalyste telle qu'elle est recommandée par les différentes Sociétés de psychanalyse repose généralement sur une analyse didactique (le futur psychanalyste est lui-même en analyse), à laquelle peuvent succéder une ou deux psychanalyses contrôlées : tout en conduisant une cure analytique, le psychanalyste en cours de formation est en relation avec un autre analyste.
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Historique de la psychanalyse
L'événement fondateur de la psychanalyse a été la participation de Freud aux travaux du neurologue Jean Martin Charcot sur l'hystérie (dysfonctionnement du corps sans origine physiologique), avec notamment l'utilisation de l'hypnose.
Freud lui-même pratiqua l'hypnose un certain temps. Avec Breuer, ils délaissèrent la thèse de Janet d'une fragilité constitutionnelle pour s'attaquer à la réalité de l'hystérie : ainsi parurent en 1895 les Études sur l'hystérie.
Bientôt Freud se démarquait de Breuer, restituant sa place au sexuel. L'hystérie provient d'un trauma sexuel. Cette approche permit bientôt de comprendre également la névrose obsessionnelle, ainsi que la phobie, également nommée hystérie d'angoisse.
Les premiers adeptes de la psychanalyse furent aussi les premiers à faire valoir leurs propres idées. Ainsi Carl Jung, Sándor Ferenczi, et bien d'autres.
Sans cesse, mais plus particulièrement vers 1920, la théorie freudienne connaît d'importants remaniements.
Freud laissera ouverte de nombreuses questions, et différentes approches de la psychanalyse dureront, permettant un débat de valeur.
La psychanalyse : la quatrième rupture épistémologique
L'apport fondamental de la psychanalyse d'un point de vue épistémologique est celui de l'inconscient.
L'idée d'un inconscient aussi important et réel que la conscience finit de battre en brèche le principal pilier des modes de pensée classiques occidentales : l'idée d'un Homme supérieur à toute autre chose. Cette remise en cause existait bien avant Freud.
Des découvertes précédentes avaient permis de dévoiler que :
- l'Homme n'est pas le centre de l'univers, car celui-ci est infini ;
- l'Europe n'est qu'un continent parmi d'autres, puisque d'autres sociétés humaines et d'autres continents sont découverts,
- le monde terrestre n'est pas construit pour l'homme, mais que l'Homme fait partie de la nature au même titre que d'autres formes de vie.
- l'Homme ne provient pas d'une génération spontanée « à part » mais de l'évolution animale, au même titre que l'ensemble des autres espèces vivantes.
La théorie de l'inconscient de Freud peut être envisagée comme un passage des conceptions de l'humanité dans l'ère moderne : il apporte aux sciences de l'homme ce que Einstein apportera à la physique : un autre cadre de référence, un autre continent scientifique à explorer.
Les ruptures épistémologiques qui suivront seront :
- la vie n'est qu'un principe chimique parmi d'autres, qui n'a de valeur « supérieure » qu'aux yeux de l'homme.
- les pensées, sensations et perceptions ne proviennent pas d'une âme distincte du corps mais proviennent de la matière biologique de ce corps et des informations ou évènements auxquels celui-ci est confronté.
- ce que nous semblons décider, choisir, vouloir est construit avant même que nous en recevions l'impression, ou que nous pensions et disions « je veux », « j'ai envie », « je choisis » ou « je décide ». Face à cela, la conscience se limite à la capacité de refuser ou de laisser passer ce que l'automatisme et l'inconscient ont construit en amont. Elle n'est plus cette composante qui construit, planifie et élabore, elle n'est qu'une loupe, une lumière momentanée sur quelques éléments inconscients.
Nous pouvons supposer que si Freud n'avait jamais développé sa propre théorie de l'inconscient, la supériorité « sacrée » de l'esprit « raisonné » par rapport à toute autre forme d'esprit ne serait jamais descendue de son autel.
Avant Freud, la conception de l'esprit humain était parfois subordonnée par l'idéal platonicien : dans certaines conceptions, en effet, un être humain a l'âme « éclairée » et proportionnée par le pouvoir de sa pensée, de ses connaissances, de ses choix et de sa volonté. Le dernier rempart de cette supériorité spirituelle sur les autres choses restait le pouvoir d'une énergie mentale supérieure, la volonté, permettant à l'âme humaine d'atteindre l'idéal convoité. Bien évidemment, une part d'insconcient était « toléré » dans l'activité humaine, mais elle était considéré comme minime, occasionnelle ou plutôt comme une erreur sur le chemin de l'élévation qu'il convenait d'ignorer ou tout au mieux de corriger par l'apprentissage et la correction. Freud nous dit au contraire que face au poids de l'insconcient, l'homme ne peut faire au mieux ce qu'il peut et non ce qu'il doit : le chemin de l'élévation spirituelle reste relativement limité et dénué de sens.
Ainsi, le monde des émotions est même majoritaire, fort et tout aussi élaboré et complexe que l'esprit conscient, que la logique et le raisonnement. La théorie de Freud, nous force en effet à penser que le principal de l'âme humaine échappe totalement à son contrôle et est totalement étranger aux qualités « idéales » que l'être humain s'attribue. Mais de plus, ce rapport s'inverse : ce que nous estimions comme supérieur et libre, la volonté et le discernement, sont en réalité féodés à un ensemble d'émotions, de pulsions et de mécanismes qui, eux, sont libres. Le pouvoir de l'esprit ne se situe donc plus dans la rupture avec le monde des sensations et pulsions animales mais plutôt dans une timide limitation ou canalisation des excès de ces dernières.
La conscience et la volonté occidentale doivent donc apprendre à cohabiter avec cet étranger jumeau qui s'est imposé récemment : l'inconscient.
L'inconscient humain est principalement constitué de mécanismes, de symboles, de pulsions « archaïques » irrépressibles par la décision, tout à fait similaires à ceux que l'on attribue en cette fin de XIXeme siècle aux hommes faisant partie des sociétés dites « primitives », que le continent Européen tente de « civiliser » et que l'église tente d'évangéliser.
La pensée occidentale apprend donc en cette fin de XIXème siècle qu'au delà des efforts, dogmes et contraintes sociales, les comportements, émotions et paroles de chaque individu sont soumis à des motivations et des mécanismes aux antipodes du monde moral, responsable et « civilisé » qu'il s'octroie. Et qu'ils rejoignent du même coup l'ensemble de l'espèce humaine.
Le monde inconscient est un monde dont le socle est celui de la vie intra-utérine, précoce, enfantine puis pubère. La vie adulte, propre aux responsabilités et aux décisions, ne peut être autre chose que la résultante quasi déterministe de ces différentes phases, et non plus l'occasion de s'améliorer radicalement, en transcendant ce que nous avons été. En fin de compte, l'inconscient inverse les rapports de subordination entre passé, présent et futur : plus un évènement apparaît tardivement dans la vie d'un individu, moins il a d'importance et moins il sera déterminant pour la vie future de l'individu. À l'inverse plus un évènement est précoce, plus il aura tendance à diriger comportements, rapports sociaux, émotions et pensées dans la vie future de l'individu.
Si jusque-là, l'idéal européen classique préconise que l'homme doit s'améliorer avec le temps grâce à une prise de conscience de lui-même, et du monde qui l'entoure, par l'étude et le travail, afin de corriger ses défauts, y compris ses « mauvaises pensées », Freud nous montre que ce travail ne peut être que limité.
L'ensemble des informations et mécanismes mentaux qu'exploite un individu ne sont accessibles dans leur majorité ni à cet individu lui-même, ni à autrui. La conscience a besoin des automatismes mais la réciproque est fausse : l'inconscient, par sa primauté, n'a nul besoin et ne reçoit nulle influence de la part de la conscience. L'inconscient implique effectivement que le contrôle ou la volonté de l'esprit humain dépendent en réalité de ce que « donnent », « construisent » et « autorisent » les mécanismes automatiques et inconscients.
Concepts de la psychanalyse
La psychanalyse est une interprétation symbolique – qui restitue le sens – de certains comportements humains. Certaines actions sont perçues comme « involontaires », et pourtant ne sont pas des réflexes dont certains proviennent bien d'un ordre du cerveau : ce sont par exemple les lapsus, les actes manqués, ou les symptômes sans cause physique (hystérie, à distinguer des maladies psychosomatiques). Ces apparentes erreurs, ces symptômes, actes manqués, sont des actes réussis, des satisfactions de désir. Ainsi le rêve, qui permet au dormeur de se voir réalisant ses souhaits : tout ce qui est fait a un sens.
La psychanalyse modélise l'appareil psychique par des « topiques », qui indiquent des « lieux », non pas au sens propre, mais des parties de l'esprit où prend place quelque chose. Les concepts métapsychologiques sont bien évidemment nombreux.
Dès 1895 Freud considère une première topique : celle qui distingue le conscient, le préconscient (autrement dit, la mémoire accessible), et l'inconscient, comprenant notamment les souvenirs refoulés, inaccessibles.
En 1920 apparaît une deuxième topique : Freud distingue le Ça, pôle pulsionnel inconscient de la personnalité, le Moi et le Surmoi. Le Moi doit assurer une adaptation à la réalité, là où le Ça ne se préoccupe pas des contraintes extérieures. Mais c'est aussi le Moi le responsable de nombreuses « défenses » pathologiques. Le Surmoi est intériorisation de l'interdit parental - Freud voyait l'émergence du Surmoi comme tardive, mais des psychanalystes comme Mélanie Klein ont pensé le Surmoi comme existant très précocement chez l'enfant. Le Surmoi se conctitue comme le pôle de l'autoagression, l'autocritique.
Mais le concept qui fait jouer tout cela, qui permet un certain jeu de l'esprit comme l'affirmera Lacan, c'est la pulsion. La pulsion est de plusieurs sortes. Retenons qu'elle naît dans le Ça, pur désir sans intégration à la personnalité et sans considération pratique, et qu'elle sera intégrée, remaniée, par le Moi. Sous la pression du Surmoi, le Moi refoulera éventuellement cette pulsion, la rendant inconsciente et névrotique.
La pulsion est de plusieurs sortes : pulsion d'autoconservation – comme la faim –, pulsion sexuelle – pouvant être sublimée, ou pouvant passer de voir à être vu, etc. – et pulsion de mort, cette tendance à l'autoannihilation que la première guerre mondiale révéla à Freud.
Qu'est-ce que la névrose ? C'est le refoulement du souvenir et le refoulement de pulsions ainsi que les symptômes qui en découlent. Le Moi refoule des fantasmes, et la libido liée à ces fantasmes continuera d'agir ; par exemple en provoquant des troubles somatiques dans l'hystérie, ou une phobie dans le cas de l'hystérie d'angoisse, ou encore une obsession, dans la névrose obsessionnelle.
Ces fantasmes protègent d'une angoisse de castration – valable pour les deux sexes - qui s'enracine dans le célèbre - et si répandu - complexe d'Œdipe. Très sommairement, l'enfant désire le parent de sexe opposé et jalouse le parent de même sexe, n'osant pas passer à l'action.
Critiques de la psychanalyse
La psychanalyse a rencontré des critiques sévères et acharnées dès sa naissance. Les thèses de Freud ont heurté la plupart des scientifiques, médecins et psychologues de son temps. En effet :
- il contestait la suprématie de la conscience et de la volonté : le sujet philosophique et moral n'était plus l'axe central du sujet psychologique, puisque une part essentielle est sous l'emprise de l'inconscient ;
- il proposait une compréhension des troubles psychologiques hors de la sphère biologique : la "réalité psychique" est un concept que les médecins refusaient car ils ne pouvaient la voir au microscope... ;
- il plaçait au centre du développement psychique, et dès l'enfance, les conflits dans le développement de la sexualité, les ligues de vertu hurlaient contre "Freud le pervers" qui remettaient en cause l'innocence de l'enfance.
Dans les années 1920, une critique plus scientifique a émergé, en particulier chez Lev Vygotski (cf. La Psychologie de l'art, p. 103 et suivantes). Ses critiques, qui ne remettent pas en cause l'existence de l'inconscient, ni la sexualité infantile, portent sur trois points principaux :
- 1/ La psychanalyse donne une place trop exclusive à l'inconscient : ne pas prendre en compte les éléments conscients dans l'expérience vécue entraîne à négliger l'activité sociale ;
- 2/ La psychanalyse donne trop d'importance explicative à la structure des conflits de l'enfance : ne pas prendre en compte les événements ultérieurs dans la biographie de la personne empêche de comprendre l'articulation, éventuelle, des conflits actuels et de leurs sources avec les conflits qui se sont déroulés dans l'enfance ;
- 3/ La psychanalyse réduit trop toutes les manifestations psychiques à la sexualité.
Vygotski conclut sa critique par : "Ainsi la méthode psychanalytique attend encore sa véritable application pratique, et l'on peut seulement dire que cette application doit concrétiser dans la réalité et dans la pratique les immenses apports théoriques de valeur que renferme cette théorie." (op. c. p.123)
La psychanalyse a été, notamment en France, au centre de débats nombreux tout au long du XXe siècle, aussi bien dans les milieux médicaux que philosophiques et psychologiques ou encore artistiques (le surréalisme s'est largement inspiré des travaux psychanalytiques).
Dans les années 1970 mais encore aujourd'hui, elle a une influence considérable, au point d'être présente dans les manuels scolaires et les magazines grand public. Cette situation est fortement critiquée par ceux qui réfutent sa validité. Comme Karl Popper, ils estiment que la psychanalyse n'est pas une science issue de la recherche médicale mais est de l'ordre de la croyance religieuse voire sectaire. Cette critique, excessive car elle revient à rayer les sciences humaines du champ des sciences, assimile à une religion une théorie qui effectue une critique radicale de la religion ("la religion comme névrose"). Elle ne conserve rien des concepts fondamentaux de la psychanalyse, non remis en question depuis des décennies : inconscient, sexualité infantile, transfert, par exemple. L'argumentation de Popper porte principalement sur le fait que, dans la cure analytique, toute dénégation puisse être remise en question et être considérée comme une défense de la personne à l'égard d'une interprétation du psychanalyste. Ce principe n'est pas extensible de manière large en dehors de la cure, bien que certaines critiques virulentes à l'égard de la psychanalyse puissent le laisser croire...
Jacques Lacan dans un effort de revenir à la lettre du texte de Freud (certains des concepts ont été mal traduits de l'allemand dans les premiers temps et ont introduit des confusions regrettables, cf. Trieb traduit par "instinct" au lieu de "pulsion" ou mal comprises car trop nouvelles) a défendu une position où il considérait que la psychanalyse n'était pas une thérapie ("elle ne soigne rien") puisqu'il la considérait plutôt comme une herméneutique. Cette position se complétait par un refus de considérer que la psychanalyse ait quelque chose à dire sur ce que doit être l'homme (refus de la morale, du discours du maître). Ces réflexions l'ont conduit à remettre en question le statut du psychanalyste en tant que "médecin de l'âme" ou que guide spirituel et il s'appliquait à lui-même cette critique radicale :
- « Notre pratique est une escroquerie. Bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué... Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession... Il s'agit de savoir si Freud est oui ou non un événement historique. Je crois qu'il a raté son coup. C'est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s'en foutra de la psychanalyse. » (Intervention à l'université de Bruxelles le 26 Février 1977, publiée dans le n° 2 de la revue Quarto en 1981)
D'autres critiques portent sur divers aspects de la psychanalyse, en affirmant que :
- le concept de complexe d'Œdipe a été invalidé par la recherche (notamment ethnographique) : on ne retrouverait pas partout l'interdit de l'inceste et certaines sociétés n'ont pas de familles structurées autour du père. Cette critique pose la question de l'extension de la validité de certains concepts psychanalytiques mais on peut remarquer que l'immense majorité des groupes humains pratiquent l'exogamie en s'appuyant sur des interdits très puissants. Ainsi le complexe d'Œdipe est à comprendre comme un concept historique et non comme un concept biologique, ce que parfois Freud laisse penser (cf. Moïse et le monothéisme) ;
- l'investigation psychanalytique n'a rien apporté de nouveau en termes de connaissance réelle sur la nature humaine : cette critique s'appuie sur une conception biologisante de l'homme et de la personne humaine. Une connaissance réelle ne peut être que mesurable, expérimentable, or justement dans le domaine des sciences humaines où l'histoire (donc le temps) joue un rôle majeur il n'est pas possible, simplement, de répéter une expérience car tout change, l'expérimentateur, l'expérimenté ne sont plus dans "l'état initial". La place de la sexualité infantile dans le développement de l'enfant, l'inconscient dans le fonctionnement psychique ou le transfert dans toute relation de soin sont des connaissances réelles qui ont bouleversé la compréhension de la personne et de sa psychologie ;
- l'efficacité d'une « cure » par rapport à « rien » est certes probable (encore que...), mais elle n'est pas prouvée par rapport à une démarche quelconque : cette critique tombe aussi sous le coup de la remarque précédente et sous celle de Lacan. L'évaluation de l'efficacité demande que les critères en soient fixés. Freud considérait qu'une cure avait atteint son objectif quand l'analysant "était repris par la vie", c'est-à-dire qu'il pouvait jouir de celle-ci et travailler ;
- des cas sont connus où « l'investigation » a conduit le sujet à inventer des souvenirs d'événements n'ayant jamais eu lieu, et inversement des occultations de faits, transformés en simples fantasmes du sujet : ceci fait partie du cœur de la réflexion freudienne, l'évolution de la cure analytique a tenu compte du fait que Freud s'est aperçu que certaines patientes inventaient des événements pour lui faire plaisir (d'où la parcimonie des interventions du psychanalyste qui ne veut pas donner trop de "matière" à ces inventions). Par ailleurs, dans la cure, les faits réels ne sont qu'évoqués par la parole, le choix de ces faits est celui de l'analysant et le psychanalyste n'est pas là pour donner une échelle de vérité à ces faits, il est là pour mettre en question l'échelle de vérité que l'analysant donne à ces faits.
Les discussions à propos de la psychanalyse (théorique et pratique) reposent sur la possibilité, reconnue ou non, de pouvoir établir une science du singulier : Aristote l'avait exclu, mais la psychanalyse et la psychologie de la personnalité appellent nécessairement une science du singulier... Le débat est donc encore ouvert.
Actualité: Neurosciences et psychanalyse
Aujourd'hui, les neurosciences s'orientent vers les modèles psychanalytiques, comme l'indique la revue « Pour la science N° 324 - octobre 2004 » : Beaucoup de neuroscientifiques admettent que les descriptions biologiques du cerveau qu’ils proposent aujourd’hui s’intègrent bien dans le cadre théorique élaboré par Freud il y a un siècle.
Psychanalystes célèbres
- Jean Allouch
- Piera Aulagnier
- John Bowlby
- Josef Breuer
- Suzanne Delorme
- Françoise Dolto
- Mario Erdheim
- Pierre Fédida
- Sándor Ferenczi
- Anna Freud
- Sigmund Freud
- Erich Fromm
- André Green
- Félix Guattari
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- René Spitz
- Leopold Szondi
- Donald Winnicott
Voir aussi
Confession voilée Analyse des logiques subjectives appareil psychique
La psychanalyse est une des disciplines que conteste la zététique.
Lire aussi
- Article critique (Jean Brissonnet - pseudo-medecines.org)
- Une explication claire et succincte des principaux courants de la psychanalyse (René DesGroseillers)
- Mary Balmary, l'homme aux statues
- Sigmund Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse, (ISBN 2-22889-408-7)
- Sigmund Freud, Psychopathologie de la vie quotidienne, (ISBN 2-22889-402-8)
- Sigmund Freud, Introduction à la psychanalyse, Payot
- Sigmund Freud, Le mot d'esprit et ses rapports avec l'inconscient, Gallimard
- Donald Winnicott, De la pédiatrie à la psychanalyse, Payot
- Donald Winnicott, Jeu et Réalité, Gallimard
