Référendum

Sommaire

Québec

Le Parti Québécois a mis en place deux référendums pour enclencher les négociations pour la souveraineté du Québec. Il a déposé à l'Assemblée Nationale le Livre Blanc sur le projet de souveraineté-association, le 1er novembre 1979 et le 20 mai 1980 a lieu le référendum sur la souveraineté-association de Québec. Ce référendum fut une défaite pour le Parti Québécois, le « non » recueillant près de 60% des voix. Le Parti Québécois est néanmoins réélu aux élection générales suivantes, le 13 avril 1981.

Un second référendum sur la souveraineté eu lieu le 30 octobre 1995 : le non fut majoritaire avec seulement moins d'un point d'écart. Jacques Parizeau, alors chef du parti Québécois et premier ministre, avait déclaré lors d'une émission avec Stéphane Bureau, enregistré le jour du référendum, que si l'option n'était pas acceptée, il démisionnerait - ce qu'il fit.

Chypre

Un référendum a été organisé le 24 avril 2004 dans les deux parties de l'île de Chypre pour se prononcer sur le plan de paix proposé par les Nations unies qui vise à la réunification du pays après trente ans de divisions et de négociations inabouties entre les deux communautés grecque et turque de l’île.

Les Chypriotes grecs ont voté « non » à 76%. En revanche, 65% des Chypriotes turcs ont voté « oui » au plan des Nations Unies.

Espagne

Selon l'article 92 de la constitution de 1978, « les décisions politiques d'une importance particulière pourront être soumises à tous les citoyens par la voie d'un référendum consultatif » moyennant autorisation préalable du Congrès des députés.

Cet article a été appliqué deux fois:

Voir l'article dédié à la Constitution européenne et les articles Référendum sur la constitution européenne et Référendum espagnol sur la constitution européenne.

France

Le référendum a lieu à la demande du Président de la République, sur proposition du Gouvernement ou du Parlement.

Définition légale

Le recours au référendum découle de la souveraineté du peuple prévu par la Constitution:

Le référendum d'initiative locale

Le référendum est prévu dans 3 cas, dans la constitution de la Ve République : article 11, article 89 et 72-1 sur le référendum d'initiative locale.

Dans les trois cas, la victoire du « oui » conduit à l'adoption de la mesure proposée.

Le code général des collectivités territoriales, modifié par la loi organique du 27 août 2003 précise : « Art. LO 1112-7. - Le projet soumis à référendum local est adopté si la moitié au moins des électeurs inscrits a pris part au scrutin et s'il réunit la majorité des suffrages exprimés ». (Le seuil de participation n'existe pas pour les référendums des articles 11 et 89).

Dans les trois cas, le résultat d'un référendum peut être défait sans recours à un nouveau référendum, par une loi (simple ou organique selon le cas) pour un référendum de l'article 11, une loi de révision constitutionnelle approuvée par le Congrès (plutôt que par référendum) pour l'article 89 ou une nouvelle délibération de l'assemblée locale ayant convoqué le référendum de l'article 72-1.

Historique

Référendums français depuis 1946
Date Titre Motif et circonstances Résultat
5 mai 1946   Premier projet de Constitution pour la IVe République rejet
13 octobre 1946   Second projet de Constitution pour la IVe République adoption
28 septembre 1958   Projet de Constitution de la Ve République adoption
8 janvier 1961   Autodétermination en Algérie adoption
8 avril 1962   Approbation des « Accords d'Évian » adoption
28 octobre 1962   Élection du Président de la République au suffrage universel adoption
21 avril 1969   Réforme régionale et du Sénat rejet
23 avril 1972   Admission au sein de la CEE du Royaume-Uni, de l'Irlande, du Danemark
et de la Norvège (refus de cette dernière, par référendum)
adoption
3 novembre 1988   Nouvelle-Calédonie adoption
20 septembre 1992   Approbation du traité de Maastricht adoption
24 septembre 2000   Réduction à 5 ans de la durée du mandat du Président de la République adoption
29 mai 2005   Ratification du traité constitutionnel européen rejet

Voir l'article dédié à la Constitution européenne et les articles Référendum sur la constitution européenne et Référendum français sur la constitution européenne.

Lien externe :Historique détaillé des référendums sous la Vème République (ministère de l'Intérieur)

Historique moins détaillé (site du Conseil constitutionnel)

Royaume-Uni

Depuis 1973 (référendum en Irlande du Nord), la procédure du référendum devient de plus en plus habituelle au Royaume-Uni. Il y a eu des référendums dans les pays constituants du Royaume-Uni, ainsi que dans des régions et villes. Toutefois, le seul référendum national a eu lieu en 1975 sur la question de l'adhésion à la CEE. Mais un référendum sur l'introduction éventuelle de l'euro est prévu, et le 20 avril 2004, le Premier ministre Tony Blair a annoncé son souhait se soumettre le projet de Constitution européenne à l'approbation populaire par voie de référendum, probablement en 2006, c'est-à-dire après le renouvellement de la Chambre des Communes.

Suisse

Le référendum a été prévu par la Constitution de 1848 (qui a fondé l'État fédéral). Pour tout objet adopté par le Parlement, un référendum peut être demandé par le peuple pour autant que 50 000 signatures soient recueillies. En cas de modification constitutionnelle et en cas d'adhésion à un organisme supranational, le référendum est obligatoire. En cas d'adoption ou de modification d'une loi, le référendum est facultatif. La modification de loi est adoptée si plus de la moitié des votants se prononcent en sa faveur.

La Constitution de 1874 a ajouté aux instruments de démocratie directe le droit d'initiative (initiative populaire). Ce droit permet de soumettre une modification constitutionnelle au corps électoral (et, depuis 2000, une modification de loi, afin d'éviter de devoir inscrire dans la constitution des paragraphes qui seraient davantage à leur place dans une loi), si au moins 100 000 citoyens la demandent. La votation doit ensuite recueillir une double majorité : du peuple (plus de la moitié des votants) et des cantons (plus de la moitié des cantons).

Il y a en général une dizaine de lois qui sont soumises au verdict populaire chaque année.

Les différents cantons ont des procédures similaires, mais le nombre de signatures nécessaires est inférieur. Dans certains cantons et certaines communes, le référendum est obligatoire pour toutes les lois introduisant des dépenses nouvelles (i.e. non prévues par le budget annuel) supérieure à un montant défini. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de réunir des signatures, la loi est automatiquement soumise à l'approbation du corps électoral. Dans le canton de Genève, le droit de référendum en matière financière est très étendu, au point que certains articles de la loi établissant le budget annuel sont soumis au référendum facultatif. Tel n'est pas le cas au niveau fédéral où le budget annuel ne peut être attaqué par voie de référendum. Ce droit n'a cependant jamais été utilisé dans l'histoire récente.

Autres pays

Voir aussi

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Voir aussi « référendum »
dans le Wiktionnaire.

See also: Référendum, 13 octobre, 1898, 1909, 1922, 1942