Règle de saint Benoît

Cette règle écrite vers 535 s’adresse à des moines débutants, et plus particulièrement aux novices qui se prépare à la vie de moine durant un an.

La règle de Saint Benoît, ou Benoît de Nursie, s’inscrit dans le contexte d’une décadence de la vie monastique qu'il compare à l’âge d’or des Pères du désert. Ainsi, il rédige une règle simple qui met en place une vie communautaire solidement structurée, sous l’autorité d’un père spirituel, l’abbé. Il organise la vie des moines à travers trois activités : le travail manuel, la lecture divine et l’office divin. Il privilégie la prière personnelle afin d’avoir une communication plus intime avec Dieu et d’amener à la perfection intérieure. Il limite également les exigences ascétiques, qui se traduisent par une plus forte intensité lors du Carême dans l’imitation de Jésus-Christ. Il prône également les vertus monastiques, comme l’humilité, le renoncement à soi-même, la charité. Cette règle est donc le fruit d’importantes innovations qui font face à la réalité des temps, c’est-à-dire à une forte pression économique, et montrent une volonté d’adaptation de la part de Benoît.

La règle de Benoît fut conservée grâce aux moines du Mont Cassin qui, lors d’une attaque des Lombards, réussirent à la sauver. Grégoire le Grand pu ainsi la reprendre dans sa Vie de Saint Benoît.

Cette règle deviendra la base du monachisme en Occident.

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