Réseau Voltaire
Le Réseau Voltaire pour la liberté d'expression est une association française (loi 1901) fondée en 1994 ayant pour but « la défense des libertés individuelles et de la laïcité » 1.
- Président : Thierry Meyssan
- Vice-présidents : Sandro Cruz, Issa El-Ayoubi (anciens vice présidents : Yves Frémion, Jean-Jacques Mitterrand)
Le Réseau Voltaire publie un quotidien électronique traduit en quatre langues (anglais, espagnol, arabe et russe) ainsi qu'une revue bimestrielle.
Origines
L'association a été crée pour animer une campagne en faveur de la liberté d’expression menacée par une disposition législative introduite dans le Nouveau Code pénal. Elle s’est pérennisée au-delà et s’est transformée en un observatoire de l’extrême droite et des milieux cléricaux. Elle est intervenue notamment pour empêcher le financement public de la partie religieuse des voyages du pape, pour susciter une commission d’enquête parlementaire sur le DPS, une milice d’extrême droite. À partir de 1999, le Réseau Voltaire s’est orienté vers les questions internationales en publiant notamment un bulletin quotidien sur la guerre OTAN-Yougoslavie.
Le Réseau Voltaire a édité en 2001 le site « jeboycottedanone » à la suite de l'annonce par Danone de la fermeture de certaines de ses usines pour des raisons spéculatives. La multinationale a alors engagé une intense bataille judiciaire pour détournement de marque afin de faire fermer le site. En 2003, la cour d’appel de Paris a finalement rendu un arrêt affirmant la supériorité de la liberté d’expression sur le droit des marques en autorisant les citoyens à « dénoncer sous la forme qu’ils estiment appropriée les conséquences sociales des plans de restructuration ».
Le Réseau Voltaire s'est en particulier fait remarquer au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis d'Amérique, le président de cette association affirmant, solidement appuyé par le Réseau Voltaire qui diffuse ses théories (en particulier sur son site), que l'attentat a été organisé par une partie du gouvernement des États-Unis. Selon lui, dans L'Effroyable Imposture, les attentats auraient été organisés dans le but de manipuler l'opinion publique internationale afin de pouvoir justifier des interventions des États-Unis à l'étranger, notamment en Afghanistan et en Irak.
Depuis 2003 des dissensions
En janvier 2003 Perline, membre du conseil d'administration, démissionne en raison des orientations politiques du réseau et de problèmes d'administration. Plus généralement elle dénonce l'absence de contrôle du conseil d'administration sur les activités, menées au nom du réseau, par son président Thierry Meyssan, en particulier un « Entretien avec le Hezbollah » d'où il ressort que « le groupe est un “mouvement social d'inspiration musulmane, souvent comparé à celui de la théologie de la libération en Amérique latine” » 2.
Les prises de position du Réseau Voltaire, au cours des trois dernières années, ont conduit trois des membres du conseil d'administration, Michel Sitbon, Gilles Alfonsi, et Jean-Luc Guilhem, à quitter l'association en février 2005. Ils dénoncent « l'adhésion à la théorie du conflit de civilisations et l'instrumentalisation du réseau ». Ils estiment que, « sous prétexte de résistance à l'impérialisme américain, les accommodements avec les impérialismes chinois et russes et les rapprochements avec les islamistes traduiraient une dérive antisémite latente au sein de l'équipe de direction3 ». Depuis juin 2002, un conflit larvé opposait au sein du conseil d'administration les membres sortants à Bruno Drweski, responsable de la revue communiste La Pensée. Ces accusations sont contestées par la direction qui parle d'un simple changement de dimension4.
L'arrivée de personnalités au parcours contesté comme Claude Karnoouh ou Bruno Drweski renforce l'inquiétude de Michel Sitbon, un des fondateurs du réseau.
Liens externes
1. Présentation de l'association (site reseauvoltaire.net).
2. lettre de démission de Perline (site amnistia.net).
3. La fin du réseau Voltaire, le point de vue de Michel Sitbon, Gilles Alfonsi, et Jean-Luc Guilhem (site amnistia.net).
4. Communiqué du Réseau Voltaire (site reseauvoltaire.net).
