Rock
Le rock est un genre musical qui mixe le blues noir, et le rhythm and blues en premier lieu, avec une culture blanche marquée par la musique country notamment. Le rock devient par la suite une véritable philosophie avec sa cohorte culturelle, du cinéma aux bandes dessinées en passant par la mode vestimentaire. Le rock dépasse très largement le cadre purement musical, et tout, ou presque, peut être rock!
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Historique
La naissance (américaine) du rock
Le rock est un enfant du blues, le rythme ternaire de celui-ci étant remplacé par un rythme binaire et le tempo est devenu plus soutenu. Il convient ici de distinguer rhythm and blues et rock, même si la tâche apparaît délicate de la fin des années 1940 à 1954. Citons ici ceux que l'on considère comme les précurseurs du rock : la chanteuse de blues Trixie Smith (Rocks Me With One Steady Roll, 1922), Duke Ellington avec son Rockin'in Rhythm, enregistré le 8 novembre 1930 et Fats Domino en 1948, font du rock sans le savoir.
En 1951, le disc jockey Alan Freed anime une émission appelée, Moondog's Rock And Roll Party. C'est la première diffusion du rock'n'roll à une large audience. C'est ce DJ radio qui trouve son nom au Rock'n'Roll en reprenant une expression que l'on retrouve depuis les années 1940 dans certaines chansons de rythm and blues et qui signifie en argot faire l'amour. Alan Freed est le premier DJ blanc a soutenir avec force des artistes noirs jouant la « musique du diable ». La bonne société américaine en fera son ennemi numéro 1 et aura d'ailleurs sa peau en 1959.
Elvis Presley et Bill Haley sont deux précurseurs chez les chanteurs blancs. Le King Elvis collectionnera très rapidement les succès, mais c'est Bill Halley et ses Comets qui lancent vraiment l'affaire avec le titre Rock around the clock. Ce premier tube de l'histoire du rock qui figure au générique du film Graine de violence est un remix d'un titre déjà enregistré trois ans plus tôt sur un tempo nettement plus country. Bill Halley était en effet un chanteur de country patenté. Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran et autres Gene Vincent s'engouffrent dans la brèche. Les musiciens noirs restent très actifs avec Chuck Berry tout particulièrement.
Le rock'n'roll provoque un mouvement de rejet de la bonne société américaine qui croit avoir triomphé de la bête en 1959. On annonce alors la mort du rock et il est vrai qu'aux USA, les chanteurs sont désormais très propres sur eux.
La renaissance (anglaise) du rock
La réplique ne vient pas d'Amérique mais d'Angleterre. Les Beatles, les Rolling Stones et autres The Who imposent définitivement au niveau mondial un genre musical qui devient emblématique de la seconde moitié du XXe siècle. Le rock se ramifie alors presque à l'infini en explorant des niches apparemment improbable. Le jazz-rock, pour ne citer que lui, naît de cette recherche entamée dès les années 1960.
Si les années 50 proposaient une scène commune pour artistes noirs et blancs, les années 60 mettent fin à cette mixité. La scène rock britannique est logiquement blanche, tandis que les noirs américains adaptent à leur sauce la redécouverte anglaise de l'importance de la mélodie. S'appuyant sur les anciennes structures ségrégationnistes, ils mettent au monde une branche importante de l'arbre généalogique du rock englobant ce qu'il convient de qualifier de « dance music », du funk au rap en passant par la pop de la Tamla des années 60. Conséquence de ce cloisonnement, les rockers noirs sont rares dans l'autre grande famille du rock post-Beatles. Citons toutefois Jimi Hendrix, guitariste de génie, qui électrifie son blues et ouvre au rock (blanc) d'autres univers.
Le rock de la fin des années 1960 se politise et le flower power est l'expression pacifique du rock planant qui caractérise le passage entre l'album Sergent Pepper des Beatles (1967) et les premiers riffs punk de 1975.
La révolution punk et ses conséquences
Le mouvement punk nait aux États-Unis à New York dès les annees 1974-75 dans la suite des New York Dolls avec The Ramones, Richard Hell & the Voidoids, Patti Smith et The Heartbreakers de Johnny Thunders. Il ne depassera pas cependant les milieux branchés de New York ou de Los Angeles dans ce pays. Il est rapidement exporté en Angleterre par Malcom McLaren ex-manager des Dolls qui forme les fameux Sex Pistols avec des musiciens trainant dans son magasin Sex à Londres. Le mouvement est vite populaire en France et en Angleterre ou il trouve toute une jeunesse en attente de quelque chose de neuf et explose en 1976-1977 avec donc les Sex Pistols et autres The Clash en tête d'affiche. En France, des groupes comme Bérurier noir, Oberkampf ou La Souris déglinguée revendiquent cette influence punk. Le mouvement punk est clairement en réaction face au rock des années 1970 qui n'autorise les enregistrements que pour des virtuoses. Le premier message des punk est là : la musique appartient à tout le monde, même si la technique n'est pas absolument maîtrisée. Les punks ouvrent les portes des studios d'enregistrement à d'innombrables groupes, de The Police à U2.
Les États-Unis avaient résisté plus de dix-huit mois à la beatlemania, ils tiendront bon pendant plus de vingt ans face à la vague punk. Si l'ouverture des studios à bien lieu aux USA, elle est moins flagrante qu'en Europe. Musicalement, les tenants d'un rock Modern se revendiquent ouvertement comme des enfants du punk. Il faut attendre 1988 et le mouvement grunge de la côte ouest américaine (Nirvana) pour percevoir un écho punk dans la musique américaine cicatrisant efficacement les plaies d'un rock divisé depuis plus de dix ans en deux camps : Classic et Modern. Ce débat est essentiellement américain, car en Europe les modernistes ont gagné la partie dès le début des années 1980.
Célèbres groupes et chanteurs de rock
- Bob Dylan
- Bruce Springsteen
- David Bowie
- Elvis Presley
- Frank Zappa
- Jerry Lee Lewis
- Jimi Hendrix
- Kiss
- Led Zeppelin
- The Beatles
- Pink Floyd
- Queen
- The Clash
- The Doors
- The Ramones
- The Rolling Stones
- The Who
Genres dérivés
- Rockabilly
- Rock'n'roll
- Rock anglais (60's 70's) ou British invasion
- Rock garage et garage revival
- 60's punk
- Rock psychédélique
- Glam rock
- Rock progressif ou Rock symphonique
- Grunge
- Hard rock
- Heavy metal
- Black metal
- Death metal
- Doom metal
- Electro metal
- Grindcore
- Indus metal
- Métal progressif
- Neo metal
- New wave of british heavy metal
- Power metal
- Thrash metal
- Punk rock
- Hardcore
- Pop rock
- New wave
- Rock alternatif
- no wave
- Math rock
- Rock identitaire français
- Rock indépendant
- Rock gothique
- Space rock
- Surf music
- Krautrock
- Fusion
- Post-rock
- Fission
Le rock par pays
- Rock allemand
- Rock anglais
- Rock américain
- Rock finlandais
- Rock français
Voir : Groupes de musique
Danse Rock'n'Roll
Le Rock des années 1950 s'accompagnait d'une danse, ou plutôt de divers danses. La plus connue se danse en couple. Contrairement à la valse par exemple, elle n'est pas symétrique puisque les pas du cavalier sont bien différents de ceux de la cavalière. Il en existe deux variantes bien différentes : le rock « à quatre temps » et le rock « à six temps ».
Les deux versions sont composées de passes plus ou moins complexes. Celles-ci sont indénombrables et chaque danseur connaît un nombre de passes plus ou moins important selon son niveau. C'est le cavalier qui guide la danse et décide des passes à réaliser.
Il existe également des danses rock en solo, généralement du fait de garçons.
Rock à quatre temps
Le rock à quatre temps regroupe deux principaux courants : Le rock Lillois, ou Versaillais, et le quatre temps structuré.
Pour le rock Lillois, ou Versaillais, les temps sont uniquement marqués par les mouvements de bras ; les pas n'ont pas d'importance. En raison de sa grande simplicité, ce rock est très répandu, notamment dans les soirées des grandes écoles. Il ne permet cependant une véritable évolution car l'absence de règles de déplacement lui confère un aspect très statique, et le marquage des temps par les bras un aspect très saccadé.
Le quatre temps structuré a apporté une nouvelle dimension au rock quatre temps. Il a pour ambition d'allier les points forts du quatre temps Lillois et du rock à six temps. Le quatre temps structuré intègre un pas de base, composé de quatre appuis correspondant à quatre temps musicaux. Il intègre également le concept de ligne de danse, cher aux danseurs de rock à six temps. Ayant cependant un pas de base beaucoup plus simple que le rock à six temps, le quatre temps structuré est plus accessible. Il respecte également bien mieux la structure musicale de la musique rock.
Le rock à quatre temps, quel qu'il soit, peut être facilement dansé sur n'importe quelle musique rythmée. Il a aussi l'avantage de pouvoir être dansé avec des personnes n'ayant pas suivi de cours, contrairement au rock à six temps.
Sa vitesse d'apprentissage est apparemment plus rapide que le rock à six temps mais ce n'est en fait qu'une illusion. La progression en rock six temps est linéaire et progressive. La progression en rock quatre temps se fait par pallier. C'est-à-dire qu'un danseur débutant de quatre temps arrivera plus rapidement à danser un rock qu'un danseur débutant de rock à six temps mais tous les deux ne deviendront de bons danseurs qu'après de longues années de pratique.
Rock à six temps
Il s'agit d'une discipline typiquement française, dérivée des danses pratiquées aux États-Unis: lindy hop, rock n'roll, ...
Les temps sont marqués par des pas précis. Si les pas ne sont pas respectés, il est impossible de rester synchrone avec son partenaire. Cela en fait une danse bien plus difficile que le rock à quatre temps mais aussi plus élégante.
Le terme « six temps » est un peu ambigu puisque cette danse correspond à huit pas. En effet, les pas se comptent ainsi : « un, deux, trois et quatre, cinq et six ». Chaque mot (y compris les deux « et ») correspondent à un pas. Cela dit, ceux-ci sont fait plus rapidement et ces huit pas se calent bel et bien sur six temps musicaux.
Parmi ces 6 temps, les deux premiers sont traditionnellement utilisés comme pas de repos : ils permettent aux danseurs de se repositionner, et de couper le rythme de la danse. Les quatre temps suivants (3 et 4, 5 et 6) sont les temps utilisés pour le déplacement de la cavalière. Bien que la plupart des passes se fasse en 6 temps, il est possible de combiner certaines passes afin d'obtenir des passes de 8, 10, voire 12 temps.
La danse se fait sur une droite imaginaire décrite par la cavalière, et les danseurs, sauf exception, s'écartent rarement de cette « ligne de danse », afin de ne pas gêner les autres danseurs.
On danse le rock à 6 temps traditionnellement sur des rythmes rock (marqués par l'alternance de la grosse caisse et de la caisse claire sur 4 temps), mais il est possible, même assez couramment pratiqué de le voir dansé sur des rythmes plus swing (marqués par la prédominance des cymbales).
Sur un rythme rapide, il est possible de simplifier les pas pour éviter le piétinement : au lieu de danser « un, deux, trois et quatre, cinq et six », il suffit de marquer « un, deux, pas, pas », où un « pas » remplace le triple piétinement et dure, comme lui, deux temps musicaux. Le jeu de jambe est moins esthétique, mais cela permet de suivre des rythmes bien plus rapides.
Danses apparentées
- Le jive (prononcer « djaïve »)
- Le rock acrobatique
Liens externes
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